Cf. Fêtes de Tcheng et LI
encore, garçons et filles tenant en mains des orchidées évoquaient les âmes, ou plutôt, pour la réunir à l’âme inférieure (po), appelaient l’âme supérieure #4 3% (houen)‘ ; 3° enfin, on concevait une intime union entre cette dernière et le nom personnel # (ming), si bien qu’au moment de la mort c'était en criant le nom personnel que, pour tenter de l’unir à nouveau à l’âme du cadavre (Po), on rappelait l’âme supérieure #4 % *. Voici donc l’histoire$: « Le duc Wen de Tcheng avait une femme de second rang dont le nom était Yen-Ki ; elle rêva qu’un envoyé du ciel lui donnait une orchidée (Lan), en lui disant : « Je suis Po-yeou ; je suis ton ancêtre! ; fais de cela ton fils: parce que l’orchidée a un parfum princier, on le reconnaïîtra (pour prince) et l’aimera. » Sur ce, le duc Wen vint la voir, lui donna une orchidée, et coucha avec elle ; s’excusant, elle dit: « Votre servante est sans talent; si, par votre faveur, j'ai un fils, on n’aura pas confiance en moi: oserais-je prendre comme preuve cette orchidée? » Le duc dit: « Oui ». Elle mit au monde {celui qui fut) le duc Mou dont le nom personnel # fut Lan Ef (orchidée)... Quand le duc Mou fut malade, il dit: « Quand l’orchidée mourra, moi, voilà que je mourrai, moi qui vis par elle (ou tout aussi bien : qui suis née d’elle). Quand on coupa 5 l’orchidée, il mourut (606 av. J.-C.). » L'histoire implique que: âme, nom personnel, patron ancestral, âme extérieure ou gage de