‹ Fêtes et Chansons Anciennes de la ChineChapitre 198 sur 228 · US A · texte numérisé non relu

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vie et espèce (végétale) associée‘, principe de maternité, gage d'amour, témoin de paternité, titre de pouvoir sont des équivalents. Retenons-en ceci: très probablement, les jeunes filles de Tcheng qui, à l’aide de fleurs cueillies sur le terrain de fêtes, y évoquaient les âmes et?, par ces mêmes fleurs, se sentaient assurées d’être fécondes, s’imaginaient qu'avec ces productions du lieu saint de leur race, parcelles détachées de sa puissance tutélaire, elles recueillaient des âmes d'enfants émanant d’un génie ancestral 5.

De même que les seigneurs féodaux regardaient leurs monts et leurs fleuves comme le principe extériorisé de leur pouvoir, de même les communautés locales réalisaient en leurs lieux saints le génie de leur race; par l’antiquité des liens établis entre elles et ces lieux consacrés à leurs réunions solennelles, ils leur apparaissaient comme des centres ancestraux, tandis que la régularité des fêtes qui s’y tenaient les disposait à voir en eux la résidence des puissances qui ordonnent la nature. Dispensateurs d’âmes, régulateurs des saisons, C'était d’eux que le groupe autochtone tirait tout ensemble sa subsistance et sa pérennité. On ne vénérait pas ces paysages sacrés pour leurs eaux, leurs monts et leurs

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