‹ Fêtes et Chansons Anciennes de la ChineChapitre 207 sur 228 · Cf. Polygynie sororale · texte numérisé non relu

Cf. Polygynie sororale

l'unité sociale, tout en atténuant, au profit de cette unité, le particularisme des groupes secondaires, n’introduisait pas dans ceux-ci un principe de division beaucoup plus puissant que celui qui résultait de l’opposition des sexes. Mais il suffit que les alliances matrimoniales ne fussent plus ménagées selon des règles strictes pour que fût permis, non pas le choix de l’époux selon la fantaisie individuelle, mais, selon les intérêts privés de chaque groupe, le choix de l'alliance. Dès lors, toutes les femmes d’un mari, toutes les épouses d’une génération n'étant plus recrutées nécessairement dans la même famille, l’homogénéité cessa d'exister dans la partie féminine de chaque groupe familial et, par les ménages où les couples de composition différente, pénétrèrent dans ce groupe des éléments de division. Des rivalités devinrent ainsi possibles qui portaient atteinte à la cohésion familiale; la faveur trop marquée pour une femme, une belle-sœur ou une bru, l’affection d’une épouse qui ne souffre pas de rivale, apparurent, principalement l’amour jaloux, comme des causes de discorde!. Comme, de plus, les querelles intérieures se traduisaient par une instabilité conjugale qui retentissait sur les alliances scellées par le mariage ?, l’amour entre époux put sembler un principe d’anarchie familiale et, par surcroît, d’anarchie sociale. Ces conséquences de l’union matrimoniale sont tout opposées à sa fonction première. Elles tiennent à ce fait nouveau que l’alliance par mariage devenue plus libre, — par suite d’une complication ou d’une instabilité de la structure sociale qui en rendit la réglementation trop compliquée ou mal sanctionnée — fut surtout utilisée pour des coalitions ou des luttes d’influences, après avoir — dans une société plus simple et mieux assise où elle pouvait être réglementée strictement — servi, avant tout, à consolider l’ordre public.

Les joutes printanières se maintinrent à titre d’usages po-

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