‹ Fêtes et Chansons Anciennes de la ChineChapitre 212 sur 228 · Voir p. 135 sqq · texte numérisé non relu

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dans leurs maisons, les hommes permettaient aux animaux hibernants de passer l’hiver sans mourir ; inversement, quand ils bouchaient les ouvertures de leurs retraites, ceux-ci scgnifiaient aux hommes d’avoir à prendre leurs habitudes d'hiver. Les principes directeurs de la vie sociale ne se manifestaient pas seulement par des observances, ils s’inscrivaient encore dans les formules ‘ qui dictaient celles-ci et qui n’étaient ni moins puissantes ni moins impératives. Et c’étaient de même des formules impératives et puissantes qué les thèmes emblématiques où s'énonçatent les faits naturels solidaires de l'usage humain. De ces formules allégoriques, grâce au travail de la pensée, la signification alla s’enrichissant ; leur sainteté originelle les disposait aux avatars les plus divers ; comme les pratiques auxquelles elles correspondaient, elles furent utilisées à des fins multiples, interprétées au gré des besoins nouveaux ; avec elles, plus qu'avec les observances matérielles, l’interprétation pouvait en prendre à l’aise ; elle alla jusqu'aux contre-sens : ceux-ci, en effet, furent nécessaires, dès que les règles de la morale en cours furent devenues trop dissemblables de celles dont était contemporaine la formule emblématique ?. Mais de ces formules détournées, de ces allégories travaillées l'efficacité restait constante, car, en leur forme même apparaissait toujours leur caractère de correspondances naturelles.

Les formules emblématiques, avec le pouvoir contraignant dont elles sont douées ont leur origine dans les joutes courtoises : ce fait peut aider à faire apercevoir le sens de ces concours de proverbes dont le Che king offre un exemple, du reste fort obscur ?. Dans un tel concours, chacun des ad-

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