‹ Fêtes et Chansons Anciennes de la ChineChapitre 217 sur 228 · Voir p. 173 sqq · texte numérisé non relu

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des assemblées, au £emps de fête, attaché au centre de réunion, au lieu saint; comme elle aussi il émane également de tous les membres de la communauté : on n’y peut distinguer officiants et fidèles ; à peine pourrait-on dire — toute activité impliquant une action et une réaction — que tous jouent alternativement chacun de ces deux rôles *.

Dans ces fêtes, qui tenaient lieu de tout culte, toutes les croyances premières se sont formées : et, d’abord, l’idée que les pratiques religieuses sont efficaces et d’une efficacité, singulière et indéfinie, telle qu’elle dépasse les intérêts proprement humains. Dès que les Chinois pensèrent que leurs actes cultuels déterminaient les événements naturels, ils se représentèrent le cours de la nature sur le modèle de l’activité déployée dans les fêtes ; comme, dans leurs assemblées, ils se haussaient à imaginer les bienfaits de l’ordre social, ils y conçurent aussi l’idée de l’ordre naturel ; comme ils arrivaient à se représenter, d’après le dessin de leurs pratiques, les règles dont l’ordre devait sortir, ils imaginèrent que la nature, puisqu'elle obéissait à des usages, en suivait d’analogues aux règles sociales dont ils venaient de prendre conscience ?. En effet, l’origine des principes qui, dans la pensée chinoise de tous les temps, dominent la marche du monde, se trouve dans la structure de la société des anciens âges ou, plus exactement, dans la représentation donnée. de cette structure par les pratiques des anciennes fêtes.

1° Le monde est dominé par le Yén et le Yang : ce sont là les deux catégories premières de la pensée ; toutes choses, en vertu d’une classification bipartite, appartiennent au Yi ou au Yang, sont d’un genre ou de l’autre. Mais ce sont deux catégories concrètes, deux principes cosmogoniques. Le Yen et le Yang, principe femelle et principe mâle, réalisent l’har-

1. Les chœurs placés face à face chantent tour à tour. De même l’ordonnance de la fête des Pa Tcha présente un caractère antithélique et un rythme alternant y règle l’ordre des actes rituels.

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