‹ Fêtes et Chansons Anciennes de la ChineChapitre 28 sur 228 · j. À. Mao · texte numérisé non relu

j. À. Mao

8. HF. XÆ. Mao. Noter que les suivantes de la femme s'appellent H£, terme qu'on interprète par £. Yi li: Mariage.

10. ZÆ jÿ AL. Mao. Tcheng explique que le mot plein est une allusion aux suivantes de la femme qui viennent emplir la maison. 7 F£ € ki Z . Un seigneur épousait en un seul mariage 9 filles de même nom de famille, savoir : une sœur (cousine) cadette de l'épouse principale et une de ses nièces (fille d'une génération inférieure), plus deux autres groupes de 3 femmes de même composition (la principale de chaque groupe s’appelant FE, les autres étant une sœur cadette et une nièce) choisies dans deux autres seigneuries mais portant le même nom. Cf. principalement Tsouo Tchouan, duc Yin, 1° a. (Leg. 3); Gloses de Tou Yu, K'ong Yang, Ho Hieou, Kou leang. — Tch'ouen Tsieou, duc Tch'eng, 8° a. (Leg. 1, 366); Glose de Tou yu, note du Tsouo tchouan ; gloses de Tou yu, Kong yang. — Id., 9° a. (Leg. 370); Gloses de Tou yu, Kong yang, Ho Hieou. — /d., duc Tchouang, 19° a. (Leg. 98). Gloses de Kong yang, Ho Hieou. — Yi li: Æ Æ jé. — Che king, LXI et Chao nan, 11; Couv., p. 26.

12. hi traduit par comblez veut dire « accomplissez tous les honneurs qu'on lui doit à l’occasion de la pompe nuptiale. » (Mao). — Symétrique de Æ#, vers 10.

Le nombre 100 indique la totalité. Cf. l'expression F} #7, les cent choses — toutes choses.

La pie est un oiseau faste, qui mérite lé surnom de et qui est très ordinairement associé à l’idée du mariage. Voir son rôle dans le Mariage stellaire de la Tisserande et du Bouvier (cf. de Groot, Emouy, pp. 439-440 et ce travail in fine.) La pie est un emblème de la fidélité conjugale. Cf. VII et Piao Ki, Couv., Li Ki, I, 507. Elle fait son nid à partir du 12° mois, Yue ling, Couv., I, p.405.

Le ramier ou la tourterelle, dont les chants au 3 mois (Yue ling, Couv., Li Ki, I, 350) sont associés à la cueillette des feuilles de marier, fournit aux chansons un thème printanier. Cf. XLVI, 23, 24. L’épervier se transforme en ramier au 2° mois de printemps (Yue ling, Couv., I, 340). Cf. Hia siao tcheng, l* mois); transformation inverse au 8° mois (2° mois d'automne). Li Ki, Wang tche, II, Couv. I, p. 283.

Variantes d'écriture : À #Ë ; #1). £f et XF HTKKSP, 1171, p. 10.

Noter le rythme très simple, marqué par des rappels de mots vides CRE c'esi, ce sont au 1° et 2° vers des couplets; 77 la, là, au 3° et 4 vers) et des

balancements de mots : Æ# FK 11° et 12° vers. L'interprétation classique sans être très loin du sens véritable le fausse

cependant. Les correspondances de vers établissent un parallèle entre la pie et la mariée, 1. 3, les ramiers et (les chars où sont montées) les suivantes. Au 3° couplet, Tcheng et Mao admettent d’ailleurs que lés ramiers sont l'emblème des suivantes. Ils ne l’admettent pas pour les premiers vers afin de pouvoir, comme la préface, mettre en lumière la dépendance de la femme par rapport au mari.

Chanson de mariage. Thème des oiseaux. Thème du char de la mariée.

X.— Les liserons. EF #Æ & # (Tcheng fong 20 — C. 101 — L.147),.

Aux champs sont liserons tout chargés de rosée!

Il est belle personne

avec de jolis yeux!

J’en ai fait la rencontre :

elle est selon mes vœux!

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