Couv., I, p
inséré dans le troisième chapitre du Kouan-tseu!; un dernier, enfin, qui figure au chapitre sixième du K% tchoung Tcheou chou?. Leur étude permet d’établir les faits suivants : 1° Tous sont des calendriers rustiques et indiquent, en général, les termes de l’année à l’aide de dictons campagnards ; 2 Tous s'efforcent d’affecter chacun de ces dictons à une date précise de l’année astronomique ; 3° Pour cette répartition plusieurs méthodes de classement sont employées : Kouan-tseu divise l’année en trente périodes de douze jours (huit au printemps, sept en été, huit en automne, sept en hiver). Le Ki tchoung Tcheou chou la divise en vingt-quatre périodes de quinze jours subdivisées en trois périodes de cinq jours, chacune de ces périodes étant marquée par une formule champêtre. Le Yue ling et le Petit Calendrier des Hia se contentent de la division en mois; cependant on trouve, dans le Yue ling, groupées en un ou deux paragraphes pour chaque mois, les formules qui, dans le Ki tchoung Tcheou chou, servent de nom aux périodes de quinze ou cinq jours. Dans le Petit Calendrier des Hia la plupart aussi se retrouvent, mais dispersées dans la matière de chaque mois; 4° Tous les dictons n’occupent pas la même place dans les divers calendriers : par exemple, le Petit Calendrier des Hia fixe au premier mois de printemps la transformation de l’épervier en ramier ; le Yue ling, de même que le Ki tchoung Tcheou chou, la fixe au deuxième mois.
On comprend assez bien comment ont été composés ces divers calendriers : ils sont les résultats d’un travail de classement qu’inspirèrent des idées théoriques variables et un souci croissant de symétrie et de précision ; ils sont l’œuvre d’archéologues travaillant sur une matière analogue aux thèmes champêtres des chansons. Dès lors une question se pose : les poètes ont-ils mis dans leurs vers des dictons de calendrier ?