‹ Fêtes et Chansons Anciennes de la ChineChapitre 50 sur 228 · Li Ki, Couv., I, p. 340 À JÆ · texte numérisé non relu

Li Ki, Couv., I, p. 340 À JÆ

6. XXI, 14. Couv., p. 161 : Ce vers se trouve précisément dans une chanson de fêtes, qui n’est qu’un calendrier en vers, le Septième mois. Voir

plus loin.

les érudits, à un fonds de proverbes. En ce cas, les thèmes champêtres du Che king ne prouveraient point que les poésies où ils se trouvent ne sont pas d’origine savante; peutêtre sont-elles les ouvrages de littérateurs raffinés et amateurs d’archaïsme.

Il y a dans l’Anthologie de Confucius une pièce bien curieuse qui s'appelle le Septième mots !; elle est vénérable entre toutes ; le duc de Tcheou, qui fut un grand Saint, la composa jadis ; il y voulait montrer que la Vertu du Roï suffit à faire concorder les occupations des hommes et le cours des choses. Cette longue pièce est un calendrier en vers et chaque vers est un dicton champêtre marquant un terme de l’année. C’est donc une manière de Fastes chinois.

Or ces Fastes ne sont pas un jeu poétique d’érudits ; ils ne sont pas un recueil savant de proverbes populaires; la pièce tout entière se tient : elle a une unité et un sens : c’est un chant dont la valeur rituelle est bien assurée. On le chantait à la fête des récoltes qui termine l’année agricole ; luimême, à sa fin, décrit la fête? : on nettoyait une aire, on apportait du vin, on sacrifliait un agneau, on buvait dans la corne de rhinocéros, on portait des santés et, tout en Îfestoyant, on chantait les travaux et les jours de l’année écoulée.

Sans doute de tels chants sont l’origine des calendriers plus ou moins méthodiques que nous possédons : ainsi s’expliquent les traces de langage poétique qu’on y découvre. . Inversement, s’il se trouve dans les poésies des dictons de calendrier, peut-être en pouvons-nous préjuger la raison: ne

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