‹ Fêtes et Chansons Anciennes de la ChineChapitre 6 sur 228 · Louen yu, XVII · texte numérisé non relu

Louen yu, XVII

DCE SMT, V, Biogr. de Confucius.

6. Sur ces discussions, consulter le Louen yu, ou, passim, le Li Ki.

lettrés!. Ces futurs hommes de gouvernement, ces maîtres éventuels de cérémonie, prirent le Che king pour thème de leur réflexion morale : ainsi s’établit à la longue l’interprétation traditionnelle de ce texte.

Dans un milieu d'apprentis conseillers d'État, la science des précédents est estimée par-dessus tout; c’est elle qui, dans les conseils du Maitre, fait la force des conseillers ?: voilà sans doute pourquoi, de très bonne heure, les lettrés voulurent voir dans les vers du Che king des allusions à des faits de l’histoire, et pourquoi, d’autre part, ces vers furent cités dans les discours et les dissertations qu'enregistrèrent les chroniques. En fait, on trouve rappelées dans le Tsouo échouan presque toutes les pièces du Che king, et presque toutes, en revanche, sont expliquées par un événement tiré du Tsouo tchouan “; or, l’on attribue l'explication du Che king et la rédaction du Tsouo tehouan à l’École de Confucius 5.

Ainsi les chansons du Kouo fong elles-mêmes furent associées à des anecdotes historiques et servirent à illustrer les préceptes de la morale et de la politique. |

Comme il y eut, dans la Chine féodale, de nombreuses écoles soit sédentaires soit ambulantes, plus ou moins indépendantes les unes des autres, on peut croire qu’il s’établit diverses interprétations traditionnelles du Che king; lorsqu’on s’appliqua, sous les Han, à reconstituer l’Anthologie brülée par Ts’in Che-houang-t16 (246 à 209 av. J.-C.), on en vit apparaître quatre versions7. Les textes ne différaient

1. : il est remarquable que ce terme ait été considéré comme l'équivalent de -F;, qui désignait primitivement le dernier rang de la noblesse. À

2, Voir le Kouo yu, recueil de harangues, conseils ou réprimandes.

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