‹ Fêtes et Chansons Anciennes de la ChineChapitre 89 sur 228 · Yili, Mariage $L : À FE Æ · texte numérisé non relu

Yili, Mariage $L : À FE Æ

2, XLITI.

3. Voir Granet, Coulumes matrimoniales de la Chine antique. T'oung pao, XIII, 543. Voir plus loin, p. 135.

Les thèmes champêtres qu’elles contiennent, les mœurs rustiques qu’elles décrivent, semblent montrer que les chansons du Che king sont des œuvres paysannes. Comment furent-elles composées ? L'étude de celles qu’on connaît déjà permet d'établir quelques Fun qui prépareront à comprendre leur origine.

Un fait frappant de ces vieilles chansons est qu’on n’y découvre aucun sentiment personnel: ce n’est pas que la poésie personnelle soit absente du Che king ; on en verra plus loin un exemple ; mais ce n'est point elle qui inspire les poèmes rustiques groupés dans cette étude. Tous les amoureux qui y paraissent se ressemblent ; ils expriment tous de même leurs sentiments. Point de portrait qui fasse reconnaître un individu; un pronom, le mot seigneur, des expressions toutes faites, comme: une belle personnei, la fille pure?, la vierge sage ?, celui à qui je pense, la belle dame, suffisent presque toujours à désigner qui l’on aime ; si on parle à la deuxième personne il semble si peu qu’on s’adresse en particulier à quelqu'un qu’on peut toujours comprendre au pluriel ; le plus souvent l’on emploie les mots les plus indéterminés, fille, garçon, qui sont sans doute aussi des termes collectifs. Nul ne dit pour quelles qualités il aime cet objet vague de son amour : à peine parle-t-on de son prestige”, de ses beaux habits6, et, une fois, de ses jolis yeux’. C’est une rareté qu’une comparaison : on compare quelque part les filles à des fleurs blanches 8 ; la métaphore vaut pour toutes et n’est point choisie pour peindre l’une d’elles. La belle Mong

Æ NC X, 3; LV,3

WT. CL LVI;3.

#f x. Cf. XXXIX, L.

#X AB. Cf. XXIX, 8.

CL XXXNT, 12 1 LX, 4: cf. LX, 10 4 #8.

X, exactement on vante la beauté de ses arcades sourcilières. . XXII, 8. à

Page 1