AMANT ET ÉPOUX
L’astre s’éteint; Vénus, sans attraits, sans ceinture. Des guérets dépouillés pleure la chevelure.
De l’antique chaos l’affreuse nuit s'étend;
Le stérile univers languit sans mouvement :
Mais enfin-, de retour aux barrières du monde.
Le soleil apparaît dans sa pompe féconde.
Son amante s’émeut : les gefmes éthérés Descendent à longs traits dans ses flancs enivrés;
Et , dans l’humide sein de l’herbe adolescente.
Déjà court en torrens une sève brûlante :
La couronne des fleurs e'maille ces tapis Où Vénus semble encore enlacer Adonis.
Imitation de Ponlanus , par P. Ch.
SECTION Ier. FÊTES de l’adonis grec.