‹ Fêtes et courtisanes de la Grèce (volume 3)Chapitre 20 sur 101 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

BU DESSEIN GENERAL DE CET OUVRAGE , ET DU GÉNIE DE L'ANTIQUITÉ ; DU CARACTERE DE SES DOUCES INSTITUTIONS, ET DE LEUIJ. INFLUENCE,

La Mythologie est la au^esae de TAntiquité. Bagok.

Sortez de ce siècle, Veaez ; réfugions -hous dans ceux de Tantiquité. Votre goût dâicat et frivole s'offenserait d^une dissertation sur la constitution des Cretois , sur la législation de. Lycurgue , ou sur la république de Platon ; TOUS préférez des fables riaiites à ces graves romans , et l'école d'Âspasie à celle de Socrate.

iiv INTRODUCTION.

Je cède à la douce violence que vous faites à ma raison ; quittons les bancs du Lyxëe et du Portique, et entrons dans les jardins d^Epicure.

Les fêtes et les Côtirti^anes de la Grèce régnent encore par leurs charmes sur Timagin^tion des hommes sensibles. Le goût prend ses objets de comparaison et ses expressions dans les t^Meaux des fêtes athéikeimes, comme là tèl^pté choisit èes images et ses modîèles parmi ses courtisanes.

Ce sujet semble briller et sourire dans là foule de c^ux que présente Tantiquité , comme Vénus âu tftilieu du cercle des dieux.

La fraîcheur et la magie de ces tableaux devaient tenter le pinceau de Bsdrttii^lémy ; iluais là !miblk»ssie ^è ces tpùdiëis aurait eimiarBiSbé avec it ilesbem pur et sévère de Tisiisckiblè. Sage Meirtor^ il A^a pas osé ic^dttlré le sage An^hansis dans iè temple de$ volû{>tés. Riesserré par le oerclè knétove qu^i avait tracé , il h'à pu enibras^r ïè syëtèttHe coiâplét

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aes Utts , et il h'â "poiM âû ptiblier Thûtoirà des tourtièiâi^.

Le caractère , la profession de Fautéttr^ 1« . sentiihènt âés conVen^tltesv <^elui àz ses râpptJrtS, et peùt^ëtM^ ôsemi-fê ié dîre^ sàfai»^ bte^è ph^sî(|ti^ bt VM^Ale ^ la gtâtiié dusujet, tout lui fit uTlè loi d'épaife^ii" te \tHie que sa ](i\id'eùr à laissé rëtôffibiét' ^Ur là ptqtiatlte tati^ dite de cé^ ôl^èts. A Itekettipte de Sdcrate , il donna une lèeihtUrë âùx Grâbes.

L*ëcrivain aimà&le auquel on dbit les f^oyiiges dAnlenar^ setôua le premier le joug de ces pusillanimes bienséances , et dessina les mœurs grecques à nu , mais de fantabie. Conteur charmant , il mit les fictions dans rhistoire; mais léger dans son érudition tonimë dans sbti stylig , htélânt tout , con^icmdant les temps ^ les lieux et les physionomies y il tofmdi dé ces pbrtràhâ là ptuis brillante etia plus dihnériquedeèSirèîies. H ttotiva le succès dans ses défauts mêmes ; et il est peut-

Ivj introduction;

être aussi.difficile .d'enlever une rose à Ante-

nor {a) , qu'une branche de laurier à Ana-

charsis.

Telle est la sublimité du génjie de l'antiquité : celui de ses orateurs el de ses poètes transpire à travers les traductions les plus insipides, comme celui de ses statuaires se manifeste dans la copie même la plus informe de leurs chefs-d'œuvre. On se colore en se promenant au soleil , disait Cicéron. Heureux celui dont la tête s'échauffe , dont le cœur s'embrase au feu.de l'antiquité !

REMARQUE

(a) .Il a cependnnt singulièrement parodié le costume : c'eit du grec travesti; nulle connaissance des usages antiques. Il est question^ dans ce roman bourgeois ^ des poches des Grecques, des mouchés d'Aicibiade. On y trouve à chaque page les termes modernes de pauillon, balustrade, papier, etc. Il y est question

de Y oraison Junèbre d'Orphée En6n , on y nomme les

jours de la semaine comme ceux du calendrier romsLin, jeueii , vendredi ;'*^t y à l'égard, de ce dernier, on le fait regarder comm« malencontreux, par Lasthémej qui ignorait apparemment que c'était le jour de Vénus,

PEEMIÈRE PAETIE. Ivij

Deux villes y Rome et Athènes , ont influé sur les destinées du monde : mais quelle différence dans les résultats !

Les souvenirs de Rome sortent du malheur de^ nations ; ceux d'Athènes se mêlent à leur prospérité. Les armes de Rome ont produit TesclaTage ; ses lois Font prolongé. Les arts d'Athènes , son génie, ont éclairé le globe , ont poli les mœurs , ont enfanté la liberté.

Berceau des lettres , et de la race , non seulement la plus ingénieuse, mais encore la plus humaine et la plus perfectionnée , ô ' Grèce ! d'autres ont retracé la supériorité de ton génie , développé l'énergie morale de tes institutions politiques , indiqué comment tu relevas la dignité et le caractère de l'espèce humaine : moi, j'aime à rechercher tes usages pleins de , fraîcheur , tes mœurs élégantes ; à dire, comment tu accordas les grâces et la force , l'austérité et la mollesse , la volqpté et la vertu.

Tu étais plus rapprochée que nous de la na-

Ivîij INTRODOCTIOK-

tare ; ta suivis ^es in^^iifàtioAs , tu écdutiai^ sa

douce voix , et ton Wurèàx ^tiie tbt docile à

toutes ses leçon#.

Ce peuple , au de 1â nàtare , âdit ^tiie à

jamais le modèle de toutei lès nialiétas ciirr-

liÂées.

tl nie semble que pèrsdnne h^âv^t éntt^të

sài^i le ébctet de stes institutioni suMimèè^ It

voici :

Les ïnstktaions de la Grèeè tmdetû à

eâdtèt- et à dëùdeppèr la bènsibUSt^é dt rkomthè.

De là celle religion ■; ou ^lutM eeltè féerie brillàtite (j[Ui animé toUlës leï partiels de li hatiit^ë y qui dbnne là vie à là nàâtièrte ^ qui re- Vét tëiàs tes ëorp^ û^ ^entim^nt) ifai petipte les spfaèreï , 1^ ilérhtù» , leb evsàxx , la iastnâ^ les eâtix^ les iil<}titaghës , 1^ bôb, Ito prai-^ ries, d'intèUigémrèsihViëibhes^tj^otectriÊte ; qui rattache aè ce^ir dé Thâmme la chaîné sensible de tous les êtres , pour le rapptoith^ lui-même de ses semblables^ «et lui ap^rafiQre

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