‹ Fêtes et courtisanes de la Grèce (volume 3)Chapitre 29 sur 101 · TROISIEME PARTIE. * CJ · texte numérisé non relu

TROISIEME PARTIE. * CJ

que Barthélémy {a) n'a pas osé y porter la main.

Prenant pour la science même Tétat des connaissances mythologiques à Tépoque où il parut, cet écrivain, si estimable sous tant d'autres «apports, a négligé d'approfondir celui-ci; il a adopté de confiance l'opinion de Baunier, qui n'aperçut dans tous les êtres al^ légoriques que des princes ou des princesses ; en un mot , qui ne yit dans la nature que l'histoii^ des hommes.

Ainsi Bannier admet sérieusement le roi Temps , le prince Ciel, la princesse Terre , les capitaines TUan$\ et Taureau,

Ainsi l'on trouve dans Barthélémy (i) cette smgulière explication du«phinx :

REMARQUE

(a) Il étoit dévot : et cependant, aprè» avoiriltt l'ouvrage d« profond Dupais , sur la mythologie des anciens et sur celle des Caliléens^ il s'écria : « Il faut à présent douter de tout. »

AUTORITÉ

(i) Tomt /, IrUroducUon.

Cij ^ . INTROPXJCTION,

c< Sphyagê^ fille nabiréll^ de Laïus ) s^ëtaitt associée à des brigands , ravageoit la pl^iile , atrétait les, voyageiurs par des ipie&liiDiis tap? lieuses , eil^S. égarait daos les détours du mont Phycée > pour les livrer à ses perfides cémpagnQdas.... » * *

Cette manière d'expliquer les fables n'est jplus recevaUe aujourd'hui (B).

• De ces considératioils qui ont rapport aux arts et à la science , descendant aux dbserra^ tions^ morales j et gémissant ali^rs sknr la {)uérijitc de ^elqôc^s fables, sur rôbscuritiS de ^elques eonles , su^ la superstition de quelques usages , sur Tobscur&é àe quelques pra^ tifues^ on ^e dira : Faâilev inégal , 6td>lmie et rampant , respeeèé an dehors , avili an dejdans^ élevé ou abaissé tour a tour p^ap^^ in»titutions , étalant à la fois tous les prodiges «de l'bérô'îsme et de la lâdïeté , trop souvent esclave en ^e disant libre ; tel fut le peuple grec , et tel est Thoïnme en général , au sortir

an moukdes'iastitutionfi , ou façonné par les

Ou ^ 4irg : Si dans le plus haut 4e^é de civilisation et de lumières , au milieu des institutions le3 plus propres à élever Tesprit humain , la Grèce (a) a payé un tribut honteux aux préjugés et aux erreurs , qu^attendre de ces peuples chez lesquels de pareiHes institutions n'ont point balancé encore l'horrible infiaence du gouvernement théocratique !

On se dira : Si cette maladie sacrée fut en général , dans les beaux temps de l'antiquité , une assez douce folie y elle devint chez les modernes une frénésie sombre , qui , comme toutes les manies délirantes et exaltées, ne cherchoit qu'à déchirer et à dévorer.

(a) Le caractère stiperstitieux des Grecs est encore le même aujoard'hui ; mais si jamais , et cette époque n*est peat-ôtre pas éloignée , si jamais cette beUe et intéressante peuplade redevient nation, si jamais eUe est rendue à des institutions généreuses, qnels prodiges ne verra-^t-on pas éclore du concours de nos lumières et de ses antiques vertus !

civ raTKODUCTION, ClC.

Enfin ; si Ton compare les principes , si on pèse les résultats, on se dira : La religion des jouissances Vempdrte assurément sur la relv' gion des pripatiçns.

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