‹ Fêtes et courtisanes de la Grèce (volume 3)Chapitre 33 sur 101 · M£NÉ€LII>£S · texte numérisé non relu

M£NÉ€LII>£S

Le problème social consiste à accorder lés lois de la nature avec celles de la civilisatiorv.

LE PRÊTRE

Je Tavouerai avec vous , déjà la corruption s'est emparée de notre culte ; déjà une foule insensée imite , dans ses lascifs' emporteniens, r^imal (a) sacré qui reçoit no^ hommages au printemps ^ dont il annonce dans les cieux le retour, dont il rappelle sur la terre Péri<^Tgie féconde. Ces erreurs sont celles de la mullitude (6) : nous les autorisons en rougissant ;

REMARQUES

{a) Le bouc de Mendes.

(b) Sainte-Crôix assure (i), i^. que les prêtres ne révélaient point au peuple le sens des mystères ;' 2®. que, parmi les prèti*es eux-mêmes, celle connaissance n'était point donnée k ceux d'un ordre inférieur 3 3°. qu'enfin , la langue hiéroglyphique devint ûii chiffre , dont la valeur et le secret ne furent plus connus que d'un petit nombre d'hommes. AUTOlUTâ.

(1) Recherc, sur les Mj-si.

l6o UV. I- LA CREATION,

mais Tabus ne prouve rien contre an principe ; le nôtre fut pur. Il fallait au peuple une religion sensible : la science la plus profonde a présidé à ce système que nous lui avons pré-sente. Il fallait des fables aux esprits faibles et crédules : nos fables ont été Tenveloppe de la vérité. Les romans mythologiques sont this^ toire physique de Vuniçers.

Les aspects du ciel et delà terre, leurs bienfaits, les révolutions des saisons, la marche du soleil , celle de la,planète qui réfléchit sa lumière, leurs rapports entre eux et avec ks autres constellations, fournirent le canevas, sur le fond duquel furent semées ces fictions brillantes, qui ont passé de TOrient dans TEgypte (a), et de TEgypte dans TOccidcnt.

Résumcms. Telles sont les principales bases de ce système. L'univers est divisé en deux principes ; Tun actif et céleste ; Fautre passif

REMARQUE

(a) Quelques philosophes ont regarde l'Egypte c^mme une colonie d'Indiens, descendus dans le Delta par la mer Rouge.

FÉTÈS DU FEU. l6i

et terrestre (a) : de leur ulrion nsat la vie unitérselle.

MtTIK>L€tOiE eODkPiOUÊE^

(a) L'Osiris et Visb ^ qui râppéUent le Gkang-Ti et le Tcd-hi des Chinois ; ainsi Ton retrouYe chez les Scythes le Papœus (le Ciel-père), etl' y^ia (la Terre-mère )(i). Tels sent encore ,

VAdad ( Soleil) , roi dé Syrie , honoré après sa mort comme ù'n àA&ÛL , éurtoût à Damas.

VMiegffaéSs ( là Mde J^ feihnie à'Adàd.

VAdé^ ^(Aé è&s hrcKens^, Banîails, afrait qnatre bras, comme Aâlani y auquèi lés rabbins ont donné deux sexes, et tout le reste double , parce que , suivant eux , il fut crée mâle et femelle.

VAgliboifis (Soîeiï), dieux Jes Syriens.

Le Pachacamacj grand dieu; Pâchacamàmaj grande déesse <ïes Jllrtitieris.

VAnéon^ ikoààe tiiïiUe deB Indiens, composé d'un soleil , d'uriie terre , des planètes et des étoiles.

Le Bruin o\x Geogby y dieu que les Indiens regardent comme créateur de toutes choses , principe de toute lumière , irreprésentable.

\2Gdin , conquérant e"f tq^rslâléuf du Nord , est devenu ,

ÀCToïtirrÉ.

(ij Consultez Chérémon, HoHis^ApoU, lambl. Porphyre^ Mercure- Trismég, Pimand» , ouvrage supposé^ mfus où se trouvent teà bases de la dociHnt égyptienne»

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