‹ Fêtes et courtisanes de la Grèce (volume 3)Chapitre 87 sur 101 · A1PT0B1TÉ · texte numérisé non relu

A1PT0B1TÉ

(i) PhiU de hid. — (a) Zend-AoesU t. II.

4lO LIV. H. LA MNOVAÏ'ION.

cet astre fat comme îe terme pcfeé «nto^c le mortel et riramortél^t ). . ^

Pressant sur les mers qu'elle refoule (a), alimentée de vapeurs , la Itui^ {\tt canridérée comme le principe de l'htfmiflfté ; él^ous n'ignorez'pas que c^est à'Pimio^n^T^atiiétHcUi^H queies anciens phi)osofAie9^2rttt^btieB%laf<>ite vÎTifiaiïte de Taritiquîié, ét'qu'ite fmvt^fMfer ces deu:x principes dans rkymen'mystérieux'âe latisètnre.

tes observations servireift de iyases à scm cuîle et à ses fêtes : îl 'fut appuyé Sût. la physique. Depuis quelque temps, des rêvedrs, desespi'its qui ont le besoin^ s*élfifticer audelà des dbjfts ^nsftflers , let àqtri îl -fartit fies abstracfionstttJesfàntônrês^^ ont em ap€*tevorr que les différetis élëmeîis tendaient a "se résoudre eft à s'élever vers les plus scâ)tils .'^ ils

iLEfiÂtiQtE.

{a) Les Egy^^tieifs âttHbuaiënt ti la |>res6ioti de 1» loue les inondations du Nil (2).

(i) Procl. ad Platon. ^ctlL Luc. — (û) Pauîimii.

CUliTE LUNAIR8. 4'^^

ont citi q/àe le principe ^e k vie tendait, comme ]'air et la flamme , à r^joindi^ ce ciel où circu*- Jent les corps eèeknels ^t les plus purs, dont ils semt)3et^t^màAés.

Ils ont appliqué ce système à nos intelli^ gences ; ils ont prétendu tqu'eHes devaient remontera leur source. LTiémisplière supérieur, Ott l'empire delà lumière physique , voilà leur Elysée , leur ciel : l*hémisphère inférieur, ou Vempirede la nuit, voilà leur Tartare, leur enferi^i).

En ramenant le culte à son premier objet , à la saine et exacte pîiysîque , je fais mon devoir d'homme , de citoyen, de philosophe, ô ition cher Xénophane !

Les préjugés dénaturent les cœurs , faussent les eq)rits, rapetissent les âmes ; voilà ma réponse à ceux qui m'accuseraient de. les détruire.

Vous possédez maintenant le secret ; je viens de remettre en vos mains la clef qui ouvre tous les sanctuaires dlsis , de Cérès , de Proserpine^

AUTORITÉS

(i)^ Proclus ad Plaion, OcélL Luc.

4l2 LIV. II. LA RÉNOVATION.

de Minerve, de Diane, d'Hécate, delà Viergemère, etc. ; car toutes ces divinités sont les mêmes. Dans le système de l'antiquité , tous les dieux femelles (i) sont ce principe passif que représentent alternativement la lune , la terre , ou la nature fécondée.

' Lorsque vous voudrez résoudre le problème des fables relatives à l'antique Isis, il vous suffit d'examiner « dans quels signes la lune était nouvelle , ou pleine et en quadrature ; l'époque du commencement de l'année et des quatre saisons ; quelles constellations se liaient à son apparition ou à sa marche , par leur lever ou par leur coucher ; et surtout quelle était la température de l'air; s'il était chaux, froid, sec ou humide ; quel spectacle présentait la terre stérile alors ou féconde , couverte de neige ou de fleurs , de gazons naissans ou d'épis mûrs , dans sa pompe ou dans sa nudité.

» Vous fixerez surtout vos regards sur le passage de la lune aux limites équinoxiales , lorsqu'elle monte dans la partie supérieure du

, AUTORITÉ

(i) Court de Géb. HisL du cal.

CULTE LUNAIRE. 4l3

zodiaque, ou lorsqu'elle descend dans la partie inférieure , et pendant quelle phase ; si c'est lorsqu'elle croît ou lorsqu'elle décroît ; dans quels rapports elle est avec le soleil ; si tous deux , par exemple , sont dans l'hémisphère supérieur et inférieur en même temps , ou si chacun d'eux occupe un hémisphère séparé ; si la lune est pleine ou nouvelle ; si tous deux sont aux équinoxes.

n K'oubliez pas d'observer son passage au lieu de son domicile et de son exaltation.

» Enfin , suivez-la dans tous les points du zodiaque ; saisissez ses rapports avec toutes les constellations , avec celles qui sont dans le zodiaque , avec celles qui sont hors de ce cercle ; tout se manifestera alors à vos regards : les fables les plus inintelligibles auront un sens ; lès attributs les plus bizarres, un motif; les cérémonies les plus ridicules, une excuse.

» Vous entrevoyez déjà, et pour la première fois , l'explication des voyages d'Isis, séparée d'Osiris , qu'elle cherche partout , et qu'enfin elle retrouve (i), »

AUTOaiTé.

(i) Dupuis, Origine des Cultes.

4î4 l'IV- H. LA RlENOVATÇIOît;

C\est ainsi que vous interpréterez les CQurse» de Cérès et la fable de PrQ3erpine ; ^^^ioâ du culte de Cérès avec celui de Baccl^us y d'Ësculape, de Sérapis; c^eçt^à^dirç dm soleil ,.sou$ diiférentes. formes et sous différées noms ; le$ emblèmets qui Vaccom|»agnent ; Iqs» images dci la chèyre et des^pléi^idesqi^i président: au priU'^ temps; ses autels rapprochée d^ ceju;!;; duZéphyre (i) , de la Terre nourrice: (2), de Yénu3 et de Pan (3) ; les formes moa^stru^nse^ de la Cérèsde Phygallie (a) ; les vêlement de deuil , ou la parure ténébreuse que revêt Cérès Mé^ lanie , ou U Vierge noire ; la naissance an î^unje ^eu couronné de rayons , qui repose sur son, sein ^ et qui dodt réparer la> nature y m foulant le serpent qui rampe sous ses pieds ; de ce dieu qui porta successivement les noms à'Horus , à^Ies , d'/ow , de Jupiter, ^Apollon

KEÎMARQUE.

{a) Diyinité a tête de cheyal , et dont la crinière est forntée par des serpens entrelaces.

▲UTO&ITÉS.

(0 Pausan, Corinih. p. 5S. --i^) ïbid, p, 3o.— (3) Pausan.

CULTE LlUNA'IItE. 4l5

scuiceur (a) ; ses miracles : ici, ila fontaine de la vérité (i), et là, la montagne merveilleuse (2) , car le mensonge pieux et les fraudes sacerdotales se retrouvent partout;^ Tantre de: Piiiton , ou le tombeau du soleil d'automne ; les tableaux des. en&rs , ouvrage de Polygnote , etqu-^on admîroit sous Iss^^ portiques du. temple de Ikelphes (3); enfin, le secret dés miliations et Ténigm^ de» mystères; la promesse d'une vie meilleure et éternelle (4), etc.

MYTHOLOGIE COVIPAlHâE.

(a) Le même que le Nareda^ le Chrishna^ le Ranûa^ ie Para^Brakma des Indiens , VAmidas des. Japonais , le Manco^Capac des P^ruvienfi,. la Jésus des Chrétiens , etc.

AUTORITÉS

(0 Paiisan. Aifiatc, — (a)!*!» Jivsadic. — (3) Pmtsan^ Phocid. — (4) Apulée,, met. l. II. Plat, Pfupd, uEneid. L vi.

4l6 HV. II. LA RÉNOVATION.

FÊTES DE LA PHOGIDE. — SACRIFICES HU- MAINS. — SYMBOLE DE DIANE : SON IN- FLUENCE. — UNIVERSALITÉ , NOMENCLA- TURE DE SES FETES. — EXPOSITION DU CULTE ET DES CARACTÈRES DIVERS DE DIANE. — TEMPLE D^ÉPHESE. — EXPLICA- TION DES ATTRIBUTS DE LA DÉESSE.

Suite de la correspondance d ^pollonide.

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