‹ Fêtes et courtisanes de la Grèce (volume 3)Chapitre 93 sur 101 · NOMS · texte numérisé non relu

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teliations différentes. Et, ce qui n'a pas été assez observé;, les simples étoile^ furent représentées par des figures. Les sept étoiles qui composent là pléiade ^ étaient peintes sous la forme de sept sœurs , dont Pléione était la mère , et dont Atlas , qui porte le ciel , était père. Les hyades ou pluvieuses étaient représentées versant des lannes, pour désigner leur influence. £Ûe déploraient la perte du malheureux cocher Phaéton* Ce fils infortuné du Soleil, qui aurait dû se contenter du char septentrional dont il était le guide, voulut conduire celui dé Phébus; il s^égara dans sa route. La poie lactée qu'il traversa , et qui se termine dans la constellation de VEridan , est encore brillante de son passage ; mais Jupiter le foudroya , et il tomba dans le fleuve , destinée pareille à celle de cet autre charretier , de ce Salmonée qui fut aussi foudroyé par Jupiter.

» Les peuples qui dépeignirent ainsi , sous des figures animées, les astres et les constellations, employèrent la méine 'écriture et le même langage pour désigner leur aspects, leurs conjonctions, leurs oppositions et tous les phénomènes journaliers qu'ils présentent. Ils ne pouvaient s'écarter de l'analogie , et parlant àts astres comme de personnages , ils durent parler de leurs rapports comme d'aventures.

» Le lever de ces astres, qui était attendu pour r^Ier les travaux de la campagne, leur départ de dessus l'hémisphère , étaient annoncés comme une naissance et comme une mprt. Celui qui , en se levant , en faisait disparaître un autre, le tuait. Ce personnage disparaissant, descendait dans l^s enfers, tandis que ceux qui régnaient en son

absence sur l^hëmisphère , y ëprouyaient autant d'aventures quHl leur arrivait de changemens ; et ces changemens étaient appelés des métamorphoses^ mot qui, en grec, a précisément ce sens.

» Par une suite du même langage , - les /apports que les constellations avaient entre elles par leur position , les attributs significatifs qu^on leur donnait, étaient récités en forme d'histoires, que les Grecs prirent ensuile à la lettre. Persée avec son glaive et son égide , Céphéc avec son sceptre, la brune Cassiopée assise sur son trône, et la malheureuse Andromède attachée à un roc près de la baleine qui va la dévorer, ce groupe de constellations voisines fournit aux Grrecs la fameuse histoire connue de tout le monde*

M. Le planisphère céleste est rempli de ces rapports, ou physiques, ou qui naissent simplement de la liaison des constellations à Tœil, et qui ont servi à charger la mythologie, et même Fhistoire des Grecs^

» Nous ne serons donc pas surpris de leur voir désigner des choses abstraites par des êtres physiques : le pôle, par des gonds sur lesquels tourne le monde; les points solsticîaux où s'arrête le soleil , par les colonnes que plantèrent Hercule, Bacchus , Sésostris ; Técliptique , par d^lix serpens et sesjiœuds, par leur étranglement entre les mains du petit Hercule; Thorizon qui voit les- deux hémisphères, par Anubis qui regarde les deux^côtés du ciel; le ciel étoile, qui a toujours les yeux ouverts sur. la lune^ par Argus aux cent yeux qui garde la vache lo ; l'équinoxe, par une balance ; le zodiaque qui ceint le ciel, par une ceinture; les autres cercles du ciel, par des ceini I. 32

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tures aussi ou âes 2ones, terme dont nous nous servons diaprés les anciens.

M II tCj eut pa^ jusquWx cycles qui ne deyinssent des personnages dans cette écriture et ce langage animé. Le cjcle hebdomadaire était figuré par Saturne , planète du sabbat ou du jour du repos, et qui fut depuis une divinité dont la statue était liée de cordes de laine qu'on lui était aux saturnales. Le cycle annuel fut figuré, entre autres manières, par Janus au double visage, qui voyait devant et derrière lui, et doiitla clef ouvrait Fannëe. Le cycle de i4>6i ans était désigné par le bel oiseau qui renaissait de ses cendres, comme Ta expliqué M. de Gëbelin*

» En un mot , tout ce qui se passe dans le ciel (ut écrit et peint en image.

» Les Grecs auxquels ces connaissances étaient étrangères, les avaient reçues du dehors, sous ces élémeos.

» Ëusèbe nous apprend que c'était Tusage des Egyptiens, usage qui, conservé par leurs prêtres, dans la langue sacrée ou primitive, se perpétua long-temps dans les temples. <^et auteur cite un passage de ce lamblique, qui^ pour justifier la théologie du paganisme contre les reproches des Chrétiens, l'expliquait par le langage figuré usité dans l'antiquité. »

« Chérémon , dit-il , et plusieurs autres , ne reconnaissent d'autres dieux chez les Egyptiens, que le monde visible, les planètes, les signes du zodiaque, les étoiles et leurs aspects, les sections des décans et les horoscopes. Ib les ^lomment les chefs et les vaillans; leurs noms et leurs fonctions, leur lever et leur coucher sont contenus dans leurs afananachs. Chérétoon s'était bien aperçu que ceux

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