‹ Fêtes et courtisanes de la Grèce (volume 4)Chapitre 32 sur 110 · B’ ALEXANDRIE. I · texte numérisé non relu

B’ ALEXANDRIE. I

i). ceux de Delphes , plus petits que les précédera , et carrés.

Vingt-six hydries, seize amphores panathénaïques, cent soixante psyctères (a) ; le plus grand con tenait six métrètes, et le moindre deux. Tous ces vases sont d’argent.

Suit la pompe des vases d’or.

Quatre cratères de Laconie que couronnent des festons de pampre , contenant quatre métrètes. Deux vases de Corinthe, ornés de figures d’animaux d’un relief admirable ; ils contiennent huit métrètes ; ils sont portés sur des engythèques. Un bassin et dix coupes ; deux cothons , chacun de deux métrètes ; vingtdeux psyctères , dont le plus grand en contenait trente, et le plus petit une.

Quatre grands trépieds d’or ; une celle d’or, de dix coudées ( b ) de haut , à six degrés , enrichie de pierres précieuses, et de figures de quatre palmes de haut, traitées avec beaucoup d’art.

Deux calices d’or, deux de cristal doré ;

REMARQUES

(a) Vases à rafraîchir le vin.

[b) 4 mètres 875 millimètres : i5 pieds -

FÊTES

deux engythèqucs (a) d’or de quatre coudées (6) , trois autres moindres.

Un autel de trois coudées (c) ; vingt-cinq rnazonomes (d).

On voit s’avancer seize cents enfans revêtus d’une tunique blanche , couronnés de lierre et de pin.

Deux cent cinquante portent des conges d’or , quatre cents des conges d’argent.

Trois cent vingt avec des psyctères en or, en argent.

Les autres font briller tous les vases consacrés à Bacchus ; vingt de ces vases sont d’or, cinquante d’argent , trois cents émaillés de toutes couleurs.

On épanche , on fait circuler le vin dans des coupes , et tous ceux qui sont dans le stade prennent une part modérée à cette douce ivresse.

Si l’on en croit l’auteur de ce récit, Callixêne,

REMARQUES

(a) Reposi/oria : buffets.

( b ) i mètre g5 centimètres : 6 pieds.

(e) i mètres 462 millimètres : 4 pieds 6 pouces, (d) Canislrum , pelvis : espèce de corbeille.

d’alexandrie.

an voyait figurer ensuite des trapèzes (a) de quatre coudées, chargées des objets les plus brillans et les plus curieux.

On remarquait le lit nuptial de Sémélé , à personnages dont la tunique était dorée et enrichie de pierres précieuses.

Pourrait-on oublier ce char à quatre roues, long de vingt- deux coudées (6), large de quatorze (c), et traîné par cinq cents hommes ? On a disposé, élevé à sa surface un antre profond. Le lierre et la vigne y font un doux ombrage : à chaque instant s’en échappaient des colombes, des ramiers, des tourterelles traînant un ruban par lequel les spectateurs pouvaient les saisir au vol. Deux sources jaillissent de cet antre, l’une de lait, l’aulre de vin.

A l’entour folâtrent des nymphes aux couronnes d’or, aux vêtemens superbes.

Voici Mercure armé de son caducée d’or.

La pompe du triomphateur des Indes est ouverte par un char. La statue, haute de douze

REMARQUES

(а) Tables.

(б) io mètres 726 millimètres : 55 pieds, (c) 6 mètres 8a5 millimètres : 21 pieds.

coudées (fl), est assise sur un éléphant. Le dieu, couronné de pampre et de lierre , porte une robe de pourpre ; sa couronne , son thyrse, ses brodequins sont d’or. Un Satyre plus petit, haut de cinq coudées (6), couronné des feuilles dorées du pin , est assis sur le cou de l’éléphant; il embouche un cornet d’or et semble annoncer la divinité. L éléphant est enharnaché d’or, et couronné de lierre d’or.

Chœur de cinq cents vierges à la tunique de pourpre, à la ceinture d’or. Au premier rang, cent vingt amazones sont couronnées des feuilles dorées du pin. On les distingue a leurs armes éclatantes d’argent ou d’ airain.

Silènes et Satyres, le front ceint de pampre , et montés sur des ânes dont les caparaçons et les rênes sont d’or ou d argent.

Vingt-quatre chars traînés par des élép ans , soixante biges (c) attelés de boucs , douze attelés par des lions , sept menés par des oryx ,

REMARQUES

[а) 5 mètres 85 centimètres : 18 pieds.

(б) 2 mètres 4^7 millimètres : 7 pieds 6 pouces. (c) Char a deux coursiers.

d’alexandrie.

quinze par des bubales , huit par des autruches, sept par des cerfs , quatre par des onagres.

Des jeunes gens coiffés du pétase , vêtus en cochers', et couronnés de pin , conduisent ces chars, sur lesquels sont montés de jeunes enfans armés de petits boucliers, de petites lances, de thyrses ; tuniques dorées, couronnes de lierre. Sur deux fdes s’avancaient de chaque côté trois higes , traînés par des chameaux.

Chariots attelés de mules, sur lesquels sont étendues les tentes des Barbares. Desindiennes , des femmes étrangères y sont assises dans l’attitude et l’habit de captives. Les chameaux portent, les uns trois cents livres d’encens , et les autres deux cents de crocus , de casia , de cinnamomum , d’iris et des parfums les plus précieux.

Ethiopiens armés de la lance et chargés de présens; six cents dents deléphans, deux mille trônes d’éhène; soixante cratères d’or et d’argent ; des lames d’or.

Deux chasseurs aux javelots d’or, conduisant deux mille quatre cents chiens , les uns des Indes, les autres d’Hyrcanie, des Molosses et d’autres races.

Cent cinquante hommes portant des arbres

FETES

auxquels on avait attaché différentes espèces d’oiseaux et d’animaux.

Des perroquets dans des cages.

Ici l’auteur, après avoir compté toutes les espèces d’animaux qu’on voit défiler, ajoute :

Cent trente moutons d’Ethiopie, trois cents d’Arabie , vingt de l’Eubée.

Yingt-six bœufs indiens, remarquables par leur blancheur ; huit d’Ethiopie.

Un grand ours blanc.

Quatorze léopards, seize panthères.

Quatre lynx, trois oursons, une giraffe.

Un rhinocéros d’Ethiopie.

Sur un char à quatre roues, Bacchus poursuivi par Junon , et se réfugiant vers l’autel de IVhéa. Priape est debout à ses côtés : tous portent des couronnes d’or.

Statues d’Alexandre et de Ptolémée , couronnées d’un lierre d’or.

La statue de la Vertu est à côté de celle de Ptolémée , et couronnée d’un olivier d’or.

Près de Ptolémée , on distingue encore la ville deCorinthe, remarquable par son diadème d’or.

Aux pieds de ces statues s’élève un abaque chargé de coupes d’or, d’un cratère d’or de cinq métrètes.

d’alexandrie.

Sur le meme char paraissent avec éclat des femmes remarquables par leur beauté et la magnificence de leurs vétemens ; elles portent les noms des villes de l’Ionie , et de toutes les villes grecques de l’Asie mineure , soumises à la domination des Perses : toutes le front ceint de couronnes d’or.

Sur un autre char , un thyrse d’or de nonante coudées (a), une lance d’argent de soixante coudées (Z»).

Sur un dernier char, pyramide un phallus d’or de cent vingt coudées (c) de haut, orné de peintures, ceint de guirlandes immenses et dorées , et à l’extrémité duquel s’élance et brille un astre d’or, dont la sphère a six coudées ( d ).

Nous ne citons , dans la magnificence de ce spectacle , que les objets en or ou en argent; cependant, il en est encore un très - grand nombre qui attiraient les regards.

REMARQUES

(a) liS mètres 879 millimètres : i55 pieds.

(b) 29 mètres 25 centimètres : 90 pieds.

(c) 58 mètres 5 de'cimètres : 180 pieds.

(d) 2 mètres 925 millimètres : 9 pieds.

Une loule de coursiers eide fauves.

Vingt-quatre lions énormes.

Des chars à quatre roues, sur lesquels défilaient les images de tous les rois et de tous les dieux.

Un choeur de six cents hommes, dont trois cen ts cytharistes aux lyres d’or, aux couronnes d’or.

Deux mille taureaux de la meme couleur, aux cornes dorées, au cou paré d’une égide d’or, aux fronteaux d’or, aux guirlandes d’or.

Pompe de Jupiter, et d’un grand nombre d’autres dieux.

Pompe d’Alexandre, dont la statue d’or apparaît sur un char traîné par des éléphans, ayant d’un côté la Victoire , et de l’autre Minerve.

Trônes d’or et d’ivoire : sur l’un , une couronne d’or ; sur l’autre, une corne d’abondance d’or massif.

Sur le trône de Ptolémée Soter, une couronne semblable , de la valeur de dix mille pièces d’or.

Trois cents thymiatères d’or; cinquante autels dorés , aux couronnes d’or : aux angles de

Page 1