III. DANSES SATIRIQUES
§. IY. DANSES LYRIQUES.
§. Y. PANTOMIME
SECT. III. DANSES PARTICULIÈRES §. Ier. DANSES DOMESTIQUES.
§. II. DANSES LASCIVES
DANSES DES GRECS (a).
DE l’ORC.HESTRIQÜE OU DE LA DANSE GRECQUE.
Le mot danse ne rend qu’incomplétement l’idée que les anciens avaient de cet art. Chez les modernes , on ne le donne qu’à de certains mouvemens assujétis à un certain rythme : chez les anciens , c’était t art régulateur des expressions du geste. Il n’ordonnait point seulement les pas, mais l’habitude générale du corps et ses attitudes diverses. Le repos même ne lui étoit pas moins soumis que la démarche. Il embrassait tous les mouvemens , depuis le plus simple jusqu’au plus composé ; il les enchaînait dans tous les rythmes , depuis le plus lent jusqu’au plus vif; il devenait ainsi l’interprète éloquent, la langue universelle de toutes les passions , depuis la plus douce jusqu’à la plus terrible.
REMARQUE
( a ) La danse est la partie la plus brillante gt la plus voluptueuse des fêtes; c’est à ce titre qu’elle doit compléter et fermer leur histoire.
Cet art , lorsqu’il imite une succession d’actions ou de sentimcns, est la pantomime. Lorsqu’il ne fait que déterminer les lois de la grâce de telle ou telle attitude , ou celles du caractère de tel ou tel geste , c’est la cheironomie ; et enfin, lorsque ces attitudes, ces gestes ou ces pas sont mesurés par la musique, et obéissent à un rythme dont la lenteur ou la ■vivacité déterminent leur physionomie , alors c’est l’ orchesirique («).
REMARQUE
(à) Dans ce dialogue, Lucien, h l’occasion de cette der* nière, parle de toutes les autres; et tout ce qu’il dit de l’excellence de cet art, doit particulièrement se rapporter à ce développement mesuré des gestes et des attitudes, ce langage dont l’impression est si puissante , dont Platon a donne les lois, et que cultivèrent les philosophes, les généraux et les orateurs, tels que Périclès, Démosthène, Xcnophon, Socrate, Epaminondas, etc.