‹ Fêtes et courtisanes de la GrèceChapitre 10 sur 68 · IOO LIV. III. L’EXALTATION · texte numérisé non relu

IOO LIV. III. L’EXALTATION

du taureau céleste, et le coucher de la lyre ou du vautour, placé à côté de la constellation qui porte le nom de Prométhée (i).

» Pégase , ou le cheval de Diomède , leur succède dans son lever héliaque (a) ; il devient la conquête d’Hercule (2).

» Le bélier lumineux, ou à la toison d’or(è) , le navire des Argonautes, Andromède , la baleine prête à la dévorer, toute la fable , se reproduisent également dans les constellations du signe suivant (3).

» L’Orion s’abaisse, les Pléiades, ou les Atlantides , et le bouvier s’avancent (c) ; voilà le conquérant des bœufs de Gérion , le vengeur des Atlantides , dont l’amant tombe sous ses coups (4).

» Ce Cerbère , qui vomit des torrens de

REMARQUES

(а) Huitième travail.

(б) Neuvième travail.

( c ) Dixième travail.

AUTORITÉS

(1) Ibid. Baillet. Manil. Petav. Syncel. — (2) Ovid. Fast. Manil. Apollod. — (3) Scalig. Arat. Eratoslh. Manil. ~~ (4) Nonnus. Dion. Plut.

HERCULE

IOI

flamme («), c’est l’astre qui embrase les deux dans la canicule (6) (i).

» Enfin Hercule rencontre le dragon qui garde les pommes d’or (c) , l’astre de l'automne ; c’est sa dernière victoire : la constellation du centaure reparaît et annonce la fin de la révolution de l’année (2). C’est alors que, dans le langage allégorique , Hercule revêt la robe du centaure qu’il avait tué, finit par s’éteindre dans ses propres feux , renaît , et rentre dans l’Olympe.

» Ainsi s’expliquent tous les monumens:ce panthée égyptien, qui présente Hercule et le temps entre une tête de lion et un serpent (3) , cesse d’être une énigme. C’est le soleil représenté entre ces deux termes extrêmes d’exaltation et de dégradation, entre le solstice d’été

REMARQUES

(a) Onzième travail.

(b) De la l’Osiris a tête de chien , ou l’Anubis égyptien.

(c) Douzième travail.

AUTORITÉS

(1) Macrob. Sero . in JEneid. Scalig. Diod. — (î) Eratosth. Hygin. Pausan. Baillet. Varron. Çœsius. Blaeu. Hyde sur Uluglibeigh. Apollod. — (3) Orphiq. Athénagor. Kirchcr. Abraxus.

iG2 LIV. ni. l’exaltation.

et l’équinoxe d’automne. S’il étouffe deuxserpens à son berceau , c’est que ceux de la Sphère se lèvent au moment où le soleil atteint les deux tiers du signe de la vierge. Hébé, qui lui verse le nectar, est l’année toujours jeune. Qui peut méconnaître les semaines dans les cinquante-deux années qui forment , selon les historiens , la durée de la vie d’Hercule ; et les trois cent soixante degrés du cercle , ou les jours , dans ces trois cent soixante jeunes gens qui accompagnent le héros , périssent avec lui , et dont on célèbre la mémoire dans les jeux Néméens, comme on célèbre la course du dieu dans les jeux Olympiques ; enfin les deux tropiques dans les deux colonnes, termes de sa course ( a ) ?

» 11 suffira d’indiquer quelques rapproche-

mens.

(«) Il sera facile alors de ressaisir le sens astronomique, altéré par les fictions poétiques, et au milieu des caprices de l’imagination de tous les anciens artistes. Il faudra alors rapprocher les monumens de l’Hercule indien et égyptien , de ceux de l’Hercule grec : les premiers porteront la lumière sur les autres. Les médailles, les bas-reliefs cesseront de fatiguer ou de faire briller l’esprit des antiquaires, et l’ana-

HERCULE

ro3

» Hercule tue onze enfans deNélé : en effet, le soleil d’un mois fait disparaître les onze autres. Sa massue a trois nœuds , et refleurit ; emblème de sa force renaissante , et qui s’exerce sur les trois saisons orientales : ainsi on lui consacre le trépied; ainsi , sur une médaille d’Antonin, on voit trois femmes effrayées lever les mains au ciel , au moment où Hercule s’approche de l’arbre gardé parle dragon. Le peuplier, dont la feuille est claire d’un côté et obscure de l’autre, le couronne (a) (i) ; cette feuille retrace l’opposition ou l’alternative des jours et des nuits. Dompté par le fds de Vénus, c’est le soleil du printemps, l’époux amoureux de la nature; revêtu d’habits defemme,etfilantauxpiedsd’Omphale,c’eslle soleil d’automneprivédes marques de la virilité.

REMARQUES

lyse enfin pénétrera dans cette partie des arts qui semblait se dérober à son empire (2).

(a) De là ces fables d’Hercule et d’Achille, cachés longtemps sous les habits d’un autre sexe.

AUTORITÉS

(1) Médaill. passiin. Bcger. Médaillons du card. Albani. Montfauron. Vaill. Médaill. des Emp. Go'ry. Gruter. — • (2) Probus ad Virgil.

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