II
FÊTES DE BACCnUS ET DE CÉRES. =- SCOLIE.
Partout l’hymne de la reconnaissance s’élève vers ces dieux bienfaiteurs.
Si l’on dépouille les fruits (a) , on sacrifie à la divinité qui les donne.
On couronne ses statues des fleurs qu’elle a fait naître ; on dépose sur ses autels les prémices des lruils dont la terre est couverte.
La gaîté préside au festin : la coupe et la lyre circulent de main en main ; Aristée chanta cette scolie (i) en l’honneur de Cérès et de Proserpine (b).
O mère de Plutus! ô féconde Cérès!
Salut ! reçois en offrande Le tribut de tes dons, for pur de nos guérets.
Proserpine , salut ! ces fleurs sont tes bienfaits :
Je couronne ton front de leur jeune guirlande.
(a) Sunkomistêria thalusia (2).
In sacrum properamus iter , dum cætera turbæ,
Débita frugiferæ peragunt solemnia divæ,
Primitias dulces, namqüe illis divite cornu Ardua lbecundæ distendunt horrea messes.
{b) Chanson de table. Scolie signifie oblique tortueux, soit parce que la branche de myrte que tenait le chanteur
AUTORITÉS
(1) Athen. 1. xiv, c. in. — (2) Hrsych. Eusthal. ad lliad. Tlieocr. Idy/l. VJ. Suid. Menand. Rhct. E/ym.aut.
§• III