SCÈNE III
Les Précédens , L’ÉPIBOME.
l’épieôme.
Mais, ïacchogogue, vous ne commencez donc point ?
l’iacchogogue.
C’est ce que je leur disais.
l’épibôme.
Que de retard !
l’iacciiogogue.
Je m’en plaignais.
MYSTÈRES d’ÈLEUSIS.
l’épi bôme.
On n’est pas assez rempli de la sainteté de ses devoirs. L’ordre se relâche. Il n’y a plus de subordination. ( A mesure qu’il parle , les assistons défilent , et s'en vont en haussant, les épaules. ) Personne ne garde sa dignité. L’Iacchogogue traite les ministres inférieurs avec une familiarité qui encourage leur insolence. Les autels étaient mieux servis autrefois; les inférieurs exigeaient beaucoup moins, et avançaient moins rapidement. Aujourd’hui ils coûtent beaucoup plus cher, ils nous ruinent en costumes, paixe qu’on les revend ; il faut chaque fois acheter de nouvelles pâtes de griffons; les têtes seules d’Anubis sont un objet coûteux, il faut les multiplier. Et les masques , les robes à longues queues , les coiffures deserpens, les torches , les parfums , les miroirs de réflexion , les cordages , le lycopodium, les bascules, les transparens , les fleurs, l’encens, les voiles des ombres heureuses, tout l’attirail des enfers, des chevalets, la roue d’Ixion , le tonneau des Danaïdes , le rocher de Sisyphe, la barque de Caron, des nuages de toile , de grosses roues pour le tonnerre , des flots d’huiles pour les lampes ,
294 EIV. IY. LÀ DÉGRADATION, des outres en abondance pour les ministres et pour les musiciens. L’œil de la surveillance ne peut s’étendre sur tout. On vole jusqu’au pied des autels; il semble que notre souterrain soit une caverne de brigands.