‹ Fêtes et courtisanes de la GrèceChapitre 8 sur 68 · FÊTES DU DIEU RIRE · texte numérisé non relu

FÊTES DU DIEU RIRE

tanée les choses inanimées , la statue , le glaive qui avait donné la mort (1). «

» Tous les ans cet usage se renouvelle : cette scène est répétée par le prêtre. 11 fuit aussitôt qu’il a blessé l’animal , et l’arme meurtrière est mise en jugement (2).

» Les Bouphoniesse célèbrent le 14 du mois scyrophorion : elles sont accompagnées de mystères.

» Le caractère de cette fête s’altéra : parla suite , on appela Bouphonie tout sacrifice dans lequel on immolait un grand nombre de bœufs.

» Dans les Dipolies , on plaça , du côté de la citadelle une table d’airain , sur laquelle est posé un gâteau. On chasse les bœufs vers cet endroit, et celui qui dévore le gâteau est désigné pour victime (3).

— » Hélas ! reprit le philosophe , cette loi d’humanité ne pouvait se concilier avec l’intérêt du prêtre. Quand le prêtre ne peut égor-

AUTORITÉS

(1) Elien. Plutarq. Hesyjh. Scol. com. Suidas. Pausan. Attic. Lois d'Athènes. — (2) Pausan. etymolog. ant. — (3) Porphyre.

88 LIY. II. LA RÉNOVATION, etc.

ger des hommes , il égorge d’innocens animaux; tous les temples sont des boucheries. » A peine avait-il achevé ces paroles, que le vieux père d’Alcimédon , aidé de ses enfans , rompit les guirlandes qui attachaient la victime : elle s’échappe en liberté.

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