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sîasme la comtesse Rosalie, toujours relui qui sut porter l'amour -<ie la patrie jusqu'à l'héroïsme. >.
— i Qui ne serait fier, dit la princesse Sapieha, d'être de la patrie de Kosciusko ? Quel magnifique témoignage rendu à sa vertu dans la dernière guerre, et qui reflète sur tonte In Pologne un si honorable lustre! Une troupe de Cosaques se présente pour piller une cabane : un vieillard, vêtu comme un paysan, s'avance vers eux, les arrête, et cherche à les faire rougir d'une conduite si peu honorable pour des militaires; mais cette horde sans frein le repousse avec violence, et brandissant leurs armes, elle se dispose à assaillir de nouveau la chaumière. Le vieillard se met en travers de sa porte, et découvrant sa poitrine cicatrisée :
« Soldats, vous respecterez l'asile d'un soldat comme vous, ou vous vous déshonorerez par un crime ! «
— « Et qui donc es-tu, toi qui connais notre langue, et oses nous parler de cette sorte ? »
— ■■ .Te suis Kosciusko «
« A ce nom, qui leur rappelle une gloire et des vertus dont chaque Polonais garde le souvenir,
ces hommes farouches tombent ;'i ses pieds, et le front courbe vers la terre implorent du héros leur pardon. »
— « Quand Plutoff connut la demeure de Kosciusko, ajouta le prince Lubomirski. il lui envoya une garde d'honneur, trait qui honore autant le grand homme qui en fut l'objet, que celui qui rendit un tel hommage à la vertu modeste. <■
Le prince Paul proposa, un toast au héros : on le porta avec cet enthousiasme qui se communique si facilement quand il est inspiré par de si nobles souvenirs.
Que sont devenus pour les Polonais les rêves de patrie, de régénération, d'indépendance? L'Europe a laissé consommer un impolitique partage, et chaque jour semble effacer les dernières empreintes de cette malheureuse nation.