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les premières années delà révolution française, le second traite des campagnes d'Italie jusqu'à la bataille de Marengo. Tous deux ne seront pas sans quelque intérêt.
« Mais à propos, pendant qu'on s'occupe à chanson ner le Congrès, que devient-il ï M'appottez-vous quelque nouvelle? »
— * Aucune, mon prince : rien ne transpire dans le monde. A vrai dire, le monde s'en occupe fort peu. Mais on parle beaucoup du bal que l'empereur Alexandre se propose de donner auv souverains dans l'hôtel de Razumowslti pour la Sainte-Catherine, fête de la grande-duchesse d'Oldeiuburg.
— « A la bonne bec re : il faut que ces pauvres rots jouissent de leurs vacances; mais je ne suis pas bien certain qu'a la fin de toutes ces fêles aucun
A l'instant S la barrière Pour entier dam la carrière, S'offrent (renie eheva lien Le frotil couvert de lauriers.
On lisait sur leiiri bannière) Ces mois : loyal e( jSrfel, Ce ;nnl les chargés d'*Srir«9 Du Congrès au carrousel.
Enfin <!e [oui on celasse:
Us bah, les jeux el la tbassc Avaient été discutés Et résumés en traités.
Que ferons-nous davantage, Dit l'Amour? Donnons la paix.
Et cessons ce badinanc En terminant le Congrès.
un
d'eux puisse tenir, chaque soir, le mémo brjf>ng>e cjiie mon adoré Joseph H. Quand il avait travaillé toute la journée à ces réformes qui, en immortalisant son nom , assuraient le honneur de l'empire, il disait en se frappant légèrement sur la joue : « Maintenant vp te coucher, Joseph, je suis satisfait de ta journée. ■
« Dans ce feu croisé de prétentions, avez-vous entendu parler d'une réclamation «l'un autre j;enre'; Toute minime qu'elle puisse être, elle va donner de l'occupation à nos archontes du Congrès. C'est un mémoire présenté par Louis Buon- Couipagni, prince de Lucques et de Piombino, qui revendique la souveraineté de l'Ile d'Elbe, et trouve fort intempestif qu'on en oit pourvu Napoléon. Sa demande est appuyée d'un document danslequeU'empcrcurFcrtlitianda reconnu avoir reçu d'un de ses aïeux, Pïicolo Ludovisi, duc de Venosa, plus d'un million de florins pour l'investiture de Piombino et de l'Ile d'Elbe, concédés à lui et à sa descendance. Voilà, ma foi, le dominateur du inonde menacé detreccouduitpar lin autre Robinson. Si Louis Bnon -Compagni voulait se réduire au rôle de Vendredi, on pour-
mit s'arranger. Mais non : il veut son ile et lu veut sans partage. Quel chapitre à faire sur cet incident du Congrès, quelque léger qu'il paraisse ! Qu'il serait binai re de voir l'homme qui naguère distribuait des couronnes, ne pas avoir une pierre dans une ile inconnue pour y reposer sa tete de héros ! «
Passant à son sujet favori, il se mit à me parler de la guerre : il en était enthousiaste comme ù viugt ans. Sa belle et grande taille se redressait alors, son visage s'animait, ses yeux brillaient d'un éclat plus vîf.
— '« Ne pensez pas, mon enfant, que depuis deux jours je rac sois occupé de vers ou d'épigrammes sur le Congrès : vous voyez, ces trois volumes ; j'ai passé la nuit à les lire. >■
Il me montrait un ouvrage militaire intitulé : Principes de stratégie appliqués aux campagnes de 1706 en Allemagne, que son auteur, l'archiduc Charles, venait de lui envoyer.
— » Dans ce livre, rempli des détails les plus curieux et des vues les plus profondes, je n'ai trouvé qu'un reproche à faire à tauleur, c'est qu'il s'y juge avec trop de sévérité. Jamais rut ne
]iourra contester au prince Charles son mérite militaire transcendant : mais il y joint une telle modestie, une telle simplicité de manières, qu'on a peine à les concilier avec sa renommée .Non seulement il est le pins grand capitaine de l'Autriche, mais plus d'une fois il sut balancer le génie de votre Napoléon. Par sa valeur, par son art de se taire craindre et obéir, il ressemble» Frédéric ; par ses vertus, l'autour de ses devoirs, sa haute probité, c'est une image vivante du prince Charles de Lorraine. La franchise de son âme est peinte sur son front. 11 y a quelque temps, j'avais tenté de fnïre en vers son portrait. Je le lui fis remettre incognito, sachant combien les louanges directes lui déplaisaient. Il me devina, je ne sais comment. Sans doute, le coeur m'avait servi d'esprit. ,1c présume que c'est en réponse qu'il m'a envoyé son ouvrage. Je viens d'en achever la lecture : il ne peut manquer de devenir classique. Car l'admiration suit sans efforts un homme public auquel on connaît, comme à lui, un grand rt noble caractère. »
Il se mit à me parler des célèbres capitaines de son temps, dq leurs actions d'éclat, et je sentais
mon âme se pénétrer de toute la chaleur de la sienne. Son génie rayonnait dans ses regards et m'électrisait. Les entretiens d'hommes tels que lui éclairent bien mieux et parlent plus haut que leurs livres. Comme je recueillais avec un soin religieux toutes les parcelles littéraires échappées à la plume de cet homme universel, qui prétendait à toutes les gloires et à qui aucune n'était refusée, je le priai de me donner ses vers sur le prince Charles, et je les joignis au recueil précieux que j'ai de lui.
— «A bientôt , me dit-il , chez Razumowski : puisque, guidés par le plaisir, c'estau milieu des bals, des fêtes, des jeux, des carrousels que nous avançons galment vers le grand résultat de cette docte assemblée. Le jour viendra probablement où elle nous permettra de connaître les destinées de l'Europe. Mais l'expérience n'éclaire ni l'ambition ni les passions, et notre époque me semble oublier bien vite un passé si récent.
" Je vous laisse pour aller présider le chapitre de l'ordre de Marie-Thérèse (i), on y reçoit au-
(1) Pour obtenir la décoralioa de cet ordre militaire en
jmnd'huicommondeirrlegénérdOuwaioir'. Delà, je comptculler dîner chez votre grand diplomate. «
Depuis que le Froid avait interdit aux piétons les allées du Prater, c'était sur le Graben qu'on se réunissait dans la journée. Une foule de nouvellistes assiégeaient cette place publique, ci, à défaut de nouvelles véritables, venaient y colporter des bruits de politique ou des anecdotes de cour, souvent les plus dénuées de vraisemblance. On vivait tellement hors de chez soi à cette époque, que le soir on eût pu dire aux amis qu'on avait cherchés : j'ai passé sur le Graben, vous- n'y étiez pas; je me suis lait écrire. Le Graben était pour lesétrangers ce que pour les Vénitiens est la place de Saint-Marc. Us y passaient leur vie. C'était une sorte de club en plein air : chacun y recevait et rendait ses visites; c'était là que la vie se réglait, que tes rendez-vous se donnaient pour organiser les réunions, les parties de plaisir du
Aulriclic, l'un des premiers sans doulc en Europe, il Faut avoir par sa propre impulsion décidé du gain d'nue affaire on d'uni! bataille, sans en avoir reçu l'ordre de sou «upérii ur. Alors , avec la conviction du ses droits , on s'adresse an cliuuilre de l'ordre, gui les discale, accorde après délibération, ou bien relu mi lu crois demandée.
soif. Aussi, pouvait-on dire littéralement qu'au Graben on vivait en commun nu milieu d'un immense groupe de rôdeurs, du discutants et de discutcurs.
It y avait encoreà Vienne un autre arsenal de nouvelles, de bons mois, d'épïgrammes, d'observations satyriques, sorte de bouche de lion à la façon vénitienne, moins les dénonciations occultes, ou plutôt ressemblant au Merforio , cette statue de Borne, au pied de laquelle s'épanchaient les critiques sur les gouvernants et les gouvernes. C'était la nrande salle de l'auberge de l'impératrice d'Autriche, dont j'ai déjà parlé. Là-, tous les jours à l'heure du diner, se réunissaient d'illustres et importants personnages qui voulaient échapper aux fastidieux dîners d'étiquette de la cour autrichienne. Là, autour d'une table ronde, on s'étudiait, non pas à des défis comme nu temps des anciens preux du roi Arthus, mais à faire assaut d'esprit, de sarcasmes et de bons mots, le tout tempéré par le ton parfait des cours et de la haute société.
I<a diversité, sans cesse renaissante, des convives donnait le plus vif intérêt à ce club impro-
proportion la fortune d'un étranger. On peut en juger: ces pique-niques, servis avec profusion, ne revenaient pas, par tête, à plus de cinq florins, en y comprenant plusieurs sortes de vins.
Griffiths et moi nous allâmes prendre notre place à l'une de ces tables. On priait des préparatifs de la fête du lendemain chez Razumowski, et de la faveur que venait de lui accorder l'empereur en le faisant prince.
— » Cest à bon droit, dit Koslowski, qu'il a été l'objet de cette distinction. Le nouveau prince, depuis qu'il était notre ambassadeur à Vienne, s'y était créé de précieuses ami liés. Dans les dernières discussions sur la Pologne, c'est à lui qu'on dut le retour de la bonne harmonie, et la cessation des petites picoteries qui menaçaient de devenir sérieuses, n
— « Ajoutez à cela, dit le représentant d'un petit prince allemand, la prérogative attachée à son nouveau litre : pendant la nuit désonnais il pourra se faire précéder par des coureurs portant des torches. »
Comme c'était le nouveau prince qui étaitpour cette fois sur la sellette , on se mit à parler de sa
fortune, énorme encore quoiqu'elle ne fat qu'une fraction de celle du maréchal son père, qui, comblé des faveur* d'Elisabeth, était deveuu le plus rïclie particulier de l'Europe (i ). On rappela eette aventure bizarre qui lui était arrivée à Berlin, lorsque, pour lui faire honneur, le grand Frédéric fit manœuvrer devant lui ses troupes victorieuses dans vingt campagnes, Eu Russie, tous les emplois quelconques sont assimilés à des grades militaires correspondants depuis le premier degré jusqu'au sommet de l'échelle : le maréchal, malgré ce beau titre, n'avait jamais fait la guerre.
Quand les manœuvres furent terminées :
— « Etes- vous content, monsieur le maréchal, <lit le roi de Prusse à Razumowaki?
— « Très content, sire, quoique tout ceci soit fort peu de ma compétence ; je ne suis qu'un maréchal civil. « . ■ i ( \,
— « Effectivement, monsieur le maréchal , vous êtes très poli , mais nous ne connaissons pas de pareil grade dans notre armée, reprit Frédéric, i
(1) S* fortune fut ttjWU à 17,000.000 de rente.
Les petites nouvelles politiques vinrent bientôt après défrayer et animer la conversation.
— « L'intervention de Razumowski , dit l'un des convives, et ses bons offices n'ont pas été payés trop cher par le titre de prince. La querelle, assure-t-on, allait s'envenimer. Un des plus éminents plénipotentiaires européens, dans le cours de ces discussion», s'était exprimé avec fermeté sur les prétentions d'Alexandre au trône de Pologne. Le grand-duc Constantin s'est emporté , et a témoigné son mécontentement par un geste énergique. Constantin est parti précipitamment. Selon quelques gens bien informés, lé diplomate médite une petite vengeance. Elle sera curieuse; car il est homme d'esprit. ■ .1 .:. ■ ■ - .*■'/.
— « Non : tel n'est pas le motif de celinisqUe départ du grand-duc. Le ministre en question avait écrit nu prince de Hurdcmberg quelques phrases qui pouvaient déplaire au monarque russe. Par une fatalité bizarre, ces documents sont tombés dans les mains d'Alexandre : ce qui 0 amené de très rira explications. Lord Castlereagh s'était joint à l'Autriche. I^es choses en sont rennes à un te! point , qu'un des monarques, «1.
bliant sa prudente et ordinaire réserve, a jeté son fiant sur la table.
— Votre Majesté voudrait-elle la guerre, a dit le plénipotentiaire anglais?
— « Peut-être, Monsieur.
— i J'ignorais qu'on eût l'habitude de la foire saosIesguinéesanglaises,aréponduCastIereagh.>. Et la paix, malgré les bons soins du nouveau prince, n'a pas fait un pat. - -
— - Le roi de Saxe sera-t-il rétabli dans ses états, malgré la Prusse qui les convoite? Le roi Frédéric-Guillaume est courroucé contre M. de Talleyrand, Il lui reprochait dernièrement de prendre trop chaudement le parti du monarque saxon, ce seul traître, disait-il, à la cause de l'Europe. .
« Traître, a répondu Talleyrand, et de quelle date, sire? »
— « Ma foi, dit-on, en faveur de la précision sublime et vraie de la répartie , il faudrait faire grâce à l'excellent Frédéric-Auguste.
— 'Bs pris un bien meilleur parti, répondit un des convives. Dans la crainte de quelque fâcheux événement , le bon prince avait eu
soin d'amasser une petite réserve. H en a détaché quelques millions en faveur de deux personnages forts influents à Vienne. La clé d'or lui ouvrira les portes de son royaume, bien plus promptement que tous les protocoles du Congres, n
On se mit à parler de lord S**" et de quelques mésaventures que lui attirait son excentrique faillite'.
" Depuis quelques jours, dit l'an des convives, nous ne voyons plus mylord et son magnifique équipage. On le dit quelque peu défiguré. Sur le pont du Danube il s'est pris de querelle avec deux cochers de fiacre: aussitôt, descendant de soo siège.. Son Excellence s'est mise, en faisant le moulinet avec ses poings, à provoquer ses adversaires au pugilat britannique. Mais le cocher viennois connaît peu et ne pratique guère l'art du boxeur. Nosdeux automédons se sont bravement armés de leurs fouets, et, à grands coups de mèche d'abord, de manche ensuite, ils ont fait pleuvoir sur mylord une gréle de coups, sans respect pour sa jolie figure. Puis ils l'ont laissé meurtri sur le pavé, et ont disparu de toute ta. vitesse de leurs chevaux. ■
— ■ Mylord joue de malheur; mais su fatuité parait vraiment incorrigible. Dernièrement à In sortie du spectacle, dans les escaliers du grand théâtre, la fille de la comtesse Go*" descendait devant lui. La foule se pressait en flots nombreux. Dans ce tumulte il setait permis, sur cette jeune personne si belle et si pure, une de ces familiarités impudentes qui se vengent par l'effusion du sang. Sans se déconcerter , elle s'est retournée précipitamment, et lui a donné un soufflet, lui prouvant qu'on n'outrap,c pas impunément l'innocence et la beauté. On en rit, comme de tout ce qui arrive à mylord ; car rien n'est plus dû que la risée à la vanité. »
— n I^es envoyés de Gênes ont-ils enfin obtenu une audience ? sont-ils encore repousses de toutes les portes diplomatiques, auxquelles ils s'avisent d'aller frapper? n
— « lis doivent être fort contents : de guerre lasse, M. de Metternich les n enfin reçus, et les a comblés de politesses ; ils ont demandé de former un état indépendant. Le ministre les a écoutés jusqu'au bout. L;i harangue finie , il leur a déclare que Gènes serait incorporé au Piémont.
Nos Génois. se sont récriés. M. de Metlernicli a répondu que c'était un parti pris, irrévocablement pris, puis les a congédies avec Force gracieusetés. Il aurait pu leur épargner les frais de discours. ■
— • La duchesse de '**, jalouse d'avoir vu la princesse *" fairede son amant un ambassadeur, a fait du sien un général, quoiqu'il n'ait jamais vu la guerre. Il est vrai que, par la profonde sagesse de ses conceptions, le Congres doit mettre fin à toutes les guerres nées ou à naitre. ■>
— • L'amour tourne bien d'autres têtes. On grand personnages aperçu , sur le rempart, une grisette viennoise, et s'est laissé séduire par la fraîcheur de son minois, par sa taille fine et élégante. C'est une véritable passion : il comble de présents sa facile conquête ; oubliant son i6le de souverain, il a eu la candeur de lui donner son portrait enrichi de diamants. Autrefois les grandes dames eussent murmuré. «
On parla ensuite des bals de Indy Castl*", et du goût prononce de mylord pour la danse.
— « Ce goût peut très bien s'expliquer, dit un des assistants; il est de tous les temps et souvent
de tous les âges. Soci ale apprit d'Aspasic à danser, et, à cinquante-six ans, Caton le censeur dansait plus souvent encore que sa seigneurie. »
— « Mais il est douteux que ni l'un ni l'autre tussent aussi ridicules. Ce grand corps, dansant une gigue, et levant en cadence ses longues et maigres jambes, forme le spectacle le plus divertissant. Quelle bonne fortune pour les dessinateurs anglais qui excellent dans la caricature! Que ne sont-ils à Vienne! »
— « Au moins, le maître de danse de S. S. ne pourrait pas dire , eu le voyant premier ministre, ce que celui du duc d'Oxford disait en apprenant qu'Elisabeth avait nommé son elève grandcliaucelier :
« En vérité, je ne sais quel mérile la reine a pu trouver à ce Barclay. Je l'ai eu deux ans entre les mains, et je n'ai jamais pu en rien faire. *
— « Malgré la déclaration des souverains, qui ont réglé entre eux la préséance et le rang d'après leur âge, les discussions recommencent tous les jours. Celle qui a eu lieu entre le ministre de Wurtemberg et te ministre de Hanôvre est une querelle sans conséquence; elle n'a eu d'autre
résultat que la disgrâce du Wurtembu rgeois et son remplacement par le comte de Winzingerode. Mais celle de la princesse de L*"* avec la princesse E" est Lien autrement importante. L'une prétend avoir le pas sur l'autre , parce que son mari est plus ancien prince de l'empire. »
— « Il est un moyen bien simple de couper court au débat : appliquez à ces dames la règle adoptée pour les souverains : consultez l'âge, aucune oe voudra passer la première. »
— « Voici un bien étrange pendant à l'aventure du susceptible Vatcl, dont madame de Sévigué a immortalisé le désappointement et la mort. Le cuisinier de Chantilly s'est tué parce que la marée lui manquait, le baron de *** s'est tué pour en avoir mangé trop abondamment. »
— « Quelle est cette folie, s'écrièrent tous les convives, à proposd'un événement aussi triste?
— « Oui, reprit le narrateur, le pauvre trépassé n'est mort que pour avoir trop pris au sérieux un inconvénient auquel on n'eût plus pensé quelques minutes après. Vous connaissiez tous ce ministre plénipotentiaire d'une puissance à peu près inaperçue dans les graves délibérations du
Congrès. De tous les membres de la diplomatie celait le plus obséquieux, le plus esclave des formes. Il avait diné à la cour: en passant de In salle du banquet dans le salon, il s'aperçut qu'il avilit use immodérément de tout ce que l'art culinaire offre ici de recherché aux palais délicats des rois. Il allait se retirer pour laver, sans doute à grands renforts de thé, ces mélanges de poisons délicieux qui se révoltaient dans son estomac. Tout-à-coup le grand- m a réel) al Trauttmansdorff le saisit au corps et) lui disant :.
« Baron, vous êtes désigné pour la partie de la reine de Bavière. Sa Majesté attend : voici votre place. *
« Le pauvre diplomate est combattu entre l'honneur qu'on lui fait, le devoir que cet honneur lui impose, et la crainte des graves inconvénients qu'il prévoit. Par malheur, sa courtisannerie remporte : il s'assied et commence le wisth en quatrième avec le grand-duc de Bade, une princesse de C*", et Sa Majesté de Bavière, Aussitôt, des douleurs intolérables le mettent à une torture physique d'abord, morale ensuite. À l'exemple du duc deSt-Simon, pris, comme cha-