KEU LE CAPITAINE OCTAVE
(Ëlk l'wW mr U e»t»»pé *t ■r.octrc a» à Octave.) liais flSSeyeZ-
vous donc? Dites-moi, Monsieur, que pensez-vous de ma cousine?
OCTttt, (bfrtbul on p«u mi mot*.
Mon Dieu, Madame, c'est une personne fort bien douée... ayant de la beauté... de l'originalité... infiniment d’originalité!..
LA COMTESSE
Vous la connaissiez donc avant de m'avoir été présenté?
Oui... c>»t-à-dire nôn. J'étais venu potj? restituer une lettre qu'un coup de vent... il a fait beaucoup de vent ce soir!..
U COMTESSE
Vous la lui avez restituée celle lettre?
OCTAVE
Oui... e*«rt-Ji-dire ïwnl parte que... mais J'allais là rendre tout à l’heure à une camémie que j'ai vue là... c'est-à-dire non! Comment l’aurais-je vue, puisque je ne la voyais pas... si bien que...
LA COMTESSE
Je comprends.
OCTAVE, t'muyini I» front et Mlaittt.
Vraiment, Madame? Ab! c’est bien de la bonté!., (a pari.) IJeureufement que je n’al plus de programme à remplir! C’est magistralement bète tout ce que je dis là. (ii»«l) Enfin, Madame, si vous me comprenez, tout est pour le mieux.
|lA COMTESSE. M lr.*,;t «4 p|MUI • droite.
Est-ce donc si difficile?.. on est de l’armée, ou est trés-brave, mais uii peu fou. et l’on aime les conquêtes de fa paix autant que les dangers de la guerre. Un soir, une aventure se pré-enle sons la forme d’une lettre égarée qui tombe entre vos mai ns, avec une discrétion... toute charmante, on la lit, et puis on se dit : Eli! mais! celte confidence de femme qui voltige à l’aventure comme une perruche envolée, on doit y tenir . çj doit valoir une récompense!.. Allons la chercher .. oui! mus il est bien tard! Bah ! l’heure n’y fait rien... courons!... et l’on court, et Ion arrive en disant : Madame, voici l’objet perdu; comme récompense honnête : votre cœur, s’il vous plaît...
OCTAVE, troublé.
Si vous saviez. Madame I
LA COMIf&SB, H levant al d'uo ton lérimi,
Monsieur, je suis la comtesse Julia de Breliaulx, reodez-moi ma lettre?
OCTAVE
Ah! Madame! comme vous vous venges I LA COMTESSE.
Me Venge?!.. El de quoi donc? de la charmante soirée de ce carnaval que vous m'avez donnée?., ce serait bien ingrat!.. Nul», voire visite restera dan» mon souvenir (n.*n*«w«t d’Ouhvt, »i*rm«at.) et dan» celui de ma femme de chambre, je n’en doute pas.
* OCTAVE, étonac.
De votre femme de chambre? pourquoi donc. Madame? (coml>rntAot, «tcc us erl.) Continent, t'érnit?,.
la roms».
Ma femme de chambre!.. Eht mon Dieu, oui! Mais quand elle porte une de mes robes, elle affirme ressembler à une duchesse, vous avez bien pu vous tromper.
OCTAVE
Alt ! grâce. Madame, un peu de charité! vous me jetez par la fenêtre, moralement, et de bien hautes COMTIlNftE.
Maintenant, Monsieur, que j’ai relevé mon nom que ma camériste avait pris par mégardc et lais-é tomber, je ne vous retiens plus, (ocut* t'.ueiîM.J Cependant, comme vous m’avez été présenté, veux bien vous apprendre que je reçois tous les mardis soirs, (eh* w 1 m.)
OCTAVE
Merci, Madame, et adieu. 'Ai-rr* lira ■]?• jutqiTA u port* d* rcrrMouî Madame! un dernier mol. Etes- vous sûre qu’il ne vaudrait [tas meut qu’on il» 1 vit sortir avec mon cousin? Et ne me |tcnncUnez-vous pas d’attendre son retour?