ACTE TROISIÈME
soir, c'est uniquement pour acoompagner madame Duperron;.. pour ne pas la quitter, si vous aimez mieux. ,
VALAURY.
Comment ?
DUPERRON
Mon intention, à moi, était de ne pas assistera votre soirée.
VALAURY.
Par exemple!... Mais vous devez y clianter un duo avec ma femme, une page charmante, une œuvre capitale!
DUPERRON
Il est peu probable que je le chante, votre duo!...
Peu probable.^... Et pourquoi?
DUPERRON
J'ai prisfroid !... Un enrouement subit!...
VALAURY.
Mais ce serait un malheur épouvantable... un désastre... une catastrophe!...
DUPERRON
Oh! n'exagérons iien!... Après tout, il ne s'agit que d'un petit concert intime, sans importance !... Nous ne sommes pas à l'Opéra.
VALAURY.
Eh justement!... Si nous étions à lOpéra, parbleu!... Ça me serait fort égal! On trouverait tou-
jours bien dans la salle quelqu'un pour vous remplacer!... Mais ici,., personne I... Je n'ai personne!
DUPERRON
Il faut avouer, Monsieur, qu'il y a parfois des coïncidences... bizarres !...
VALAURY, suivant toujours son idée.
Que faire, mon Dieu ?... Que faire ?
DUPERRON
Ainsi, on compte dans Paris plus de soixante mille maisons!... Et c'est précisément dans la mienne que vous louez un appartement !...
VALAURY, même jeu. Ce n'est peut-être pas grave, son enrouement!...
DUPERRON
Il y a, toujours à Paris, plus de cinq cent mille femmes mariées et vous venez habiter juste audessus de la mienne !... Pourquoi ?
VALAURY, lançant à pleine voix une note très élevée.
DUPERRON, interloqué.
Qu'est-ce qu'il a?
VALAURY.
Vous ne pourriez pas me donner cette note-là ?..
DUPERRON Kt pourquoi donc pas ? (Lanç,'ant la note.) A... VALAURY, joyeux,
La voi.K est excellente !. . ,