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P hutes du iles tout entier. J’ Fi. un cigare = consolation à un de mes nouveaux amis, Il me répond:
— Merci, j'en ai. Ka Je le sais bien , parbleul qu'il en a. Ces da LE ne comprennent rien à l’amabilité et à la gracieu- se seté. Ils sont pratiques et c’est tout. HE Le sujet de la conversation est naturellement le b hangar à neiges, cause de notre infortune. On rencontre les premiers spécimens de ces abris dès Bonita et Crookton, où la voie commence à grimper le long: des dernières cimes qui émergent des cañons du Colorado. Les rails long'ent et contournent les flancs de la montagne sur une échancrure qui l’entame. rs Dans la saison où j'y passe, tout verdit et pou- droie au soleil. Mais en hiver, les hauteurs sont # couvertes de neiges; il en dévale de fortesavalanches qui rendraient, en une nuit, le chemin impraticable et invisible. Aussi la voie est-elle, sur de iongs parcours, recouverte d'un hangar en bois e qui pose sa base sur le versant du mont au pied du remblai, tandis que la toiture s'appuie au versant supérieur. Les planches, mal jointes, sont … ï noircies par les ouragans et la fumée des ma- = se chines; d'énormes madriers les soutiennent; de temps en temps, une trappe s'ouvre dans la paroi, du côté opposé à l’avalanche, et laisse pénétrer un jour douteux sous ce tunnel fragile quiatoue
| . ca FR de . air, ee vides où la neige n'a pas assez de ne pour s’acour au point de résister aux pis ant et
: ie: passage sous ces constructions se fait dans n vacarme op et dans des nuages
tombons d'accord : mais nous cherchons vainement
litaire.
' : à { j Ée Re tee sengers»,n a rien ne ie. énite ne à lys
quelques savons, des pelotes de ficelle et des core. 5 |
pas nous répandre par les solitudes pour tuer ne que gibier à. coups de revolver, ce qui est une Le chasse très hasardeuse, comme chacun sait, Nous. nous faisons l'effet de héros de Fenimore Cooper, et il nous prend des envies de nous saluer à la a mode pawnie. ie — Bonjour, Oiseau-Blanc.
— Falut à toi, grand chef Chaudière-Noire!
Enfin, nous apprenons que lépicier possède | quatre ou cinq bœufs qui lui permettent de joindre à ses occupations le métier de boucher. A | il ne tue qu’à de longs intervalles. Un bœuf dure longtemps, et l’on n’en mange pas tous les jours. . Pourtant si on veut lui payer sa bête, il en tuera un pour notre dîner, comme on casse un œuf.
quelques minutes avant de faire l’omelette. or à
des yeux ke on dans la grande plaine so. +
— Le cowboy va rentrer à la tombée du jour, nous informe le patron, un petit vieillard sec et. nerveux, botté, avec une barbiche grise et un. large De sur sa chevelure Ho ReAtE |
I] faut se résigner. Nous errons à travers les + rails, les ronces, les herbes hautes. Aucun train . ne passera avant cinq heures du matin:onn'en
GR Nat
un masures, nous di déjà pour des ue “ ou des habitués, et nous convient à des jeux vio- 4 Dis par manière de passe-temps. :
À quelque distance de là, je foule un carré : Lu terrain noirci, calciné, dans un amas de poutres … réduites en fusain, de verres fondus, de vaisselle à de Le “oAle, renversé, a conservé ses for- mes; un bidon de fer blanc est crevé; des choses __ informes font un amalgame étrange, un mélange méconnaissable pétri et brassé dans la fournaise. La plus proche masure est toute noire de suie. La maisonnette tout entière a dispar dans un incen- # die que pas un seau d'eau n’a gêné. Quand le feu 0 Hé ) Art il faut se lever, partir et le laisser faire. 7e Ces gens sont très résignés et n’essayentpas même la résistance ou les secours. L’incendie est pour eux l’une de ces mille petites traverses sans im- me portance qui contrarient l’existence. :
Comme je contemplais ces ruines en évoquant | ia scène du sinistre, du désarroi, du brasier que durent regarder longtemps, dans Lo Impuissance, Jes six ou sept habitants du village, — soudain, + quelque chose me saute à la jambe. Je me retourne | et je décroche de mon pantalon un joli petit chat noir qui dormait dans les cendres, et que j'avais réveillé. Pourquoi était-il là? Avait-il choisi ces ruines comme un abri chaud et doux à son égoïste