‹ Feuilles de route aux Etats-UnisChapitre 28 sur 43 · FEU LES DE ROUTE · texte numérisé non relu

FEU LES DE ROUTE

LES A LR T4

firent l’Indien du Colorado et la lente agonie dés

une secousse contracter les muscles ; la mort était

cufin venue. L'égorgeur attacha à la patte du bœuf le câble du cabestan; il le pendit au treuil pour le dépecer.

La cuisinière du poste attendait ses morceaux. Jci je me devrais à moi-même d'inventer un pieux mensonge, et de terminer mon récit par la for-

mule tout indiquée : quand on servit le filet à table, personne n’y toucha. Hélas! je mentirais,

et je ne veux pas avoir cette dissimulation. Pau-

vres êtres que nous sommes! nous mangeâmes le

filet de très grand appétit. Hobbes a raison : les

hommes sont bien méchants !

Pendant que nous étions à table, la locomotive

de Gunnison arrivait, remorquant un fourgon

plein de traverses de madriers et de solives; une forte équipe d'ouvriers les accompagnait; ils. se étaient comme accrochés à tous les angles du wagon, aux pointes des poutres, aux marchepieds, :

aux tuyaux de la locomotive. Ils s’arrêtèrent une minute à Sargent pour avoir des détails, puis au

coup de cloche du chauffeur ils regrimpèrent; l’on eût dit une nuée de grandes mouches bleues grouil

lant autour d’une grosse bête noire. Ils repar-

cet éternel blessé. Un des nôtres se décida à sup-. pléer cette brute, et, s’approchant du bœuf, lui tira une balle de révolver dans l'oreille. On vit

| Néut heures. Le repas est fini, le di tiètess s'é- ; teignent, la soirée est fraîche. Il faut allumer les po oêles du wagon qui sera notre dortoir. La loco- motive continue à souffler et à fumer derrière son so | fanal, qui brille comme un phare. Notre piteuse F caravane erre le long des rails et dans les prairies | des alentours, où de lointains cigares piquent de : pe points rouges et brillants dans la nuit. Vers onze heures, le froid est vif; la campagne à. est déserte; il fait noir dans le wagon où les lampes ont été voilées; chacun s'est étendu où et F comme il a pu, sur les coussins, à terre. Le calo- | rifère ronfle; ce plaisant dote a l'air d'un poste au pays des Romus.

Enroulé dans un plaid, je me promène aux alentours de cet étrange bivouac dans la solitude - claire et étoilée; les monts font une sombre bar- Ë rière à d'hoebn le disque blanc de l’excentrique luit comme une onde d'argent sur le gravier noir de la voie; derrière le télégraphe, le petit È ruisseau continue son murmure, et l’on n'entend pr un bruit, sinon de temps en temps le vol tumultueux d’une orfraie, ou l’aboiement d’un chien Dire les masures.

= SAPLAE Lee

| FRUILLES DE ROUTE no

“Va ers minuit j je rentre au parlor, j ‘enjambe des : dormeurs, et je m'assoupis à mon tour. D J'étais Dlones dans un profond sommeil a et un bruit strident et déchirant nous réveilla en sursaut. Nous sautons à bas des marchepieds : 2 J c'était le sifflet de la locomotive qui revenait de. l'incendie pour nous annoncer que si la réparation 2 était loin d’être achevée, du moins les rails étaient en place ; un train pouvait se hasarder. Les Américains sont des impatients, ils n'attendent | jamais 2 que rien soit fini. ee Il faisait encore nuit noire, il était trois heures du matin. La locomotive de secours, après un ‘pe court arrêt pour nous prévenir, repartit vers Ga à é. ninson pour chercher un renfort d'hommes et no. Se matériaux. Quelques voyageurs mal éveillés en- : touraient le tender où notre mécanicien prenait les dernières pelletées de charbon; la cloche sonne, . chacun grimpe, comme c’est l’habitude, surles mar- = chepieds et y demeure tandis que notre maison rou- - = Jante s’éloigneenfin de la petite station de Sargent. a . Celle-ci a déjà disparu dans la nuit, au fond de la LES vallée ténébreuse; et j'emporte l'inoubliable sou venir de ce stage pittoresque parmi ces trois ou quatre cowboys, ces doux sauvages qui vivent loin de tout, au pied des bois épais, au sein de lasilencieuse et inoffensive nature. RE Au bout d'une demi-heure, nous entrons sous :. un hangar à neige; il ste celui qui à brûlé.

an jour es dont la traînée semblait une AS violette ; les gros fanaux CES at à l'avant

La rampe monte, les forêts de . couvrent flancs des montagnes dont les PAS te s'enche-

teuse où il n'est déjà ie nuit sans qu'il fasse encore is Les objets apparaissent en grisaille,

nuit qui se tite. Nous filons par dertds ie ra S vins, le long des versants abrupts et tourmentés. - Tout à coup, au détour d’une muraille de Pr nit, nous avons un spectacle fantastique. Une val lée profonde et boisée est cerclée par un cirque de hautes montagnes le long desquelles nous cou ; rons. Tout près de nous, un coteau flambe et gré- : ü sille : c'est l'abri à neige dont l'incendie à causé. notre retard. | | Il ne reste plus rien de l’énorme toiture, et À toute la voie est à ciel ouvert. Du flanc dela mon: tagne sortent des madriers calcinés. Tout le paysage, sur une vaste étendue, est incandescent, couvert de poutres qui se consument, de débrisen feu ; les arbres des environs se sont allumés et achèvent de brûler, quelques-uns flambent encore au-dessus de nous, comme des signaux qui aver- u & tiraient des peuplades sur les monts lointains par delà l'horizon. Le sol est jonché d’épaves, de solives, de traverses qui finissent leur combustion sans flammes, avec une teinte ignée d'un rouge vif, tremblotant à la brise du matin; on dirait une pluie de rubis qui scintilleraient. La voie seule est no dégagée, éteinte, noire, avec ses madriers neufs ; qui soutiennent tant bien que mal les rails. Ds out été posés hâtivement, et sans l'allure empor- ee tée du train il serait peut-être imprudent de se risquer sur cette voie improvisée. Une équipe d’où.

les 5 qui damibont, sans autre Ans à ce | qui n me on sinon de faire rouler dans la fo-

une fantasmagorie ménagée à notre réveil, C’est comme un champ incliné que couvriraient des ruines rouges et lumineuses ; les torches des ou-

presque dans Aie sa eu le feu gagne les troncs, ne desséche, les allume dou ae et ils con-

un la Lib des raeiors dès que le foyer est devenu abordable : le coteau est jonché e cendres, de Does) ignées sie clignotent et bril-

C’est ici, mieux encore qu’ au Douai Park, le Demi-Arpent d’ Enfer, Hell's Half Acre. Comme ue sur les débris d’un camp incendié, il flotte de pe-. Là tits flocons de fumée blanche au-dessus des ma- | ‘driers noircis. Le feu a faittoute entière son œuvre. di ne On n'avait à lui opposer ni l’eau ni les secours

tunique brochée de pierres ane aux de reflets. tE

chassons du pied à bas des passerelles. Ils’éloigne,

nuit devient grise, transparente, laiteuse : c’est :

plus tendres, jusqu’au bleu pâle qui se fond Bios à

de FEUILLES DE ROUTE es

dinar: du splendidement et complètement brûlé la montagne, qui porte à présent comme une .

Le train a traversé à toute vapeur cette zone tor- ne ride ; il a foncé sur l'incendie et l’a traversé comme eût fait une énorme salamandre. Son passage ra : multueux a soulevé des nuées d’étincelles que nous ss

et avant de tourner le prochain massif, nous regardons longtemps encore cet étonnant spodteies 187% la montagne embrasée, pareille au vitrage de à quelque gigantesque serre qu'illumineraient les feux rouges du soleil couchant.

Les ravins défilent sous nos pieds; le train con-. tinue sa marche rapide le long du versant vague il semble accroché entre le faîte et l’abîme. La

l'approche de l’aube. Un liseré lumineux annonce. le soleil. Le train court à l’intérieur d’un bre 1 dable ravin que ferme une haute chaîne circulaire, Fo derrière laquelle on soupçonne qu'il fait jour du . . côté de l’orient. Les étoiles et la lune ont pâli; le … ciel noir prend des teintes dégradées de plus en e

tôt dans les nappes rosées de l’aurore. Dans le ra re vin, il fait encore une nuit profonde. La crête

AR fait l'office d’un paravent, derrière que | on devine que le soleil resplendit,

ne soyons encore sortis de l'ombre. Les rayons du so- leil s’étalent par dessus la crête en une gerbe éblouissante, qui semble le haut de quelque gigan-

nation splendide dont nous ne voyons que le reflet qui passe par dessus nos têtes, sans disperser la grande ombre que projette sur nous le for-

Cependant, à la longueur des rayons envahis- Sants, on se doute que le soleil monte; il approche, il semble gravir l'autre versant, il atteint le

des cimes s’embrasent, se découpent sur un fond

incandescent; le foyer lumineux, le brasier du soleil est arrivé à la hauteur des crêtes, et la lumière se précipite à travers ces énormes dente-

lures, comme ferait un fleuve qui franchirait le haut d’un barrage. C’est une véritable inondation

de clarté et de feu. Dans le demi-jour, le ravin était nettement visible, avec tous ses détails, les

arbres, les rocs tourmentés, les troncs morts et

couchés; à présent, plus rien n'apparaît dans cet envahissement de lumière aveuglante, poudroyante, éblouissante, et l'on a ce phénomène . rare d’une clarté qui n’éclaire pas. Elle est trop soudaine, trop éblouissante, elle ofusque les yeux mal préparés à cet embrasement brusque comme

une flamme de magnésium; le ravin a disparu

sous un océan de lumière, inondé de rayons, noyé sous l’avalanche étincelante des feux solaires, en-

vahi par les flots d’éther chaud et vibrant.

Il fait grand jour. Le train serpente sur les flancs de la chaîne rocheuse, où les rails décrivent leurs méandres. Un lointain sifflet de locomotive nous arrive et nous alarme. C’est l’express de Denver qui vient contre nous; la voie est .

unique. En s’apercevant l’un et l’autre, les deux

trains s'arrêtent soudain, comme médusés, et font le plus comique colloque avec leurs gros sifflets, — ces sifflements particuliers des machines américaines, à notes doubles, au cri strident et mouillé,

n a. quand même sur le corps. Mais il faut croire que notre mécanicien fut persuasif; il ve siffla si mélodieusement, il sonna la cloche avec une conviction telle que l'ennemi se décida à revenir à résipiscence, et à Salida, son point de dé- part. Il fit machine en arrière, et c’est ainsi que nous franchîmes le Marshall Pass, en un cortège

imposant que composaient le train de Denver, la

première machine de secours, notre train et, pour fermer la marche, la seconde machine de Salida. Les passagers du convoi ennemi durent être fort

__ fâchés de rétrograder à reculons, et il m'étonna

un peu que ces Yankees, au sang chaud, prissent si délibérément leur parti. Il eût été plus original à eux de poursuivre jusqu’en ses plus meurtrières extrémités le cours de leurs prétentions, et il eût = bien appartenu à l'Amérique d’inaugurer ce jourlà ce duel d’un nouveau genre, — le duel au - railway. | Cependant le Marshall Pass déroule ses mer- . veilles dans un dédale de ravins et de chaînes . rocheuses, tortueuses comme les dessins d’un la- byrinthe. Le train longe les rampes, tourne les Fe courbes, comme s’il voulait étreindre la montagne

datis un enlacement lent et constant. C8 so da sinuosités, des retours, des inflexions de la voie

® FRUILLES DE ROUTE . er.

LA

qui semble un long lacet enroulé sur lui-même.

On repasse cu et six fois devant les mêmes

points, mais à des hauteurs différentes; c'ést He spirale au creux d’un entonnoir. Le long défilé que forment les deux trains et les deux locomotives isolées se déroule curieusement en hélice, et fait

valoir le caprice de ces méandres. La machine

d'avant file au-dessus de nos têtes à l'endroit où

nous serons tout à l’heure; celle de l'arrière est = encore au-dessous, là où nous étions. C'est la .

course à l’abîme, tantôt ascendante, tantôt plongeante. La locomotive de tête a déployé un petit

fanion rouge qui marque les sinuosités; tantôtil disparaît derrière le roc qu'il contourne pour re= paraître à cent mètres plus haut, suivi de son noir

et bruyant cortège de machines et de wagons,

dont les lourdes ferrailles résonnent dans ces brè-.

ches profondes au milieu des rug'issements de la

chaudière essoufflée. Les bois de sapins, les ro- Le cailles rougeûtres, les poteaux télésraphiques en.

croix, le sol humide, les fourrés verts, tout semble

emporté autour de nous d’une allure vertigineuse.

. Nous touchons le pied de la forêt dont nous allons, dans un instant, dominer les cimes. C’estuneascension ie dont les volutes étreignent les

flancs tourmentés des monts, dans leur prise de fer

LEURS et d'acier. Le train se tord comme un long serpent

HE

a: nts s Smuggler, on sur la vaste Me. : | dr Arkansas, que ferme au loin, en crêtes pitto= une et Pari le massif du Pikes Peak où

| . en gare de Salida, dans cette ville indus- trielle et noire où l’on vit sous un faux ciel de ns, et le vapeur, comme eà Mons ou à Charleroi. .

, En rious fort gêné par l’absence de doubles te Des trains de toutes one attendaient,

ue environnantes : a Sioux de la Nebraska et Mexicains d’Albuquerque. Après une heure d'arrêt, un convoi spécial et hors cadre em-

ÿ Es te j

BOXIANA

5 Jenve r. — Excilement de parieurs, — Le grand match <. de Corbett et de Sullivan pour le championnat de boxe &r qu monde.— A l'Olympic Club de la Nouvelle- Orléans. he — Un combat de géants. — L’escrime en wagon. — Vingt et une reprises mémorables. — Nine, ten, out! | — Le nez d’un boxeur. — Au Carn Cross de Phila- 3 delphie. — Minstrels. — La parodie de la boxe. — Le x UE du monde. — À qui le gant?

J'étais à Denver, ravissante capitale du Colorado, au centre dés Etats-Unis, — une ville coquette et curieuse, le type de ces jeunes cités américaines qui prennent en quelques années un éveloppement colossal.

A J'entends encore un commis de magasin qui m m expliquait la genèse de Denver. Ce garçon était ‘un Français expatrié depuis trente ans. Il me reconnut à mon accent pour un compatriote, et En je Jui demandais une Sa de gants, il me

JU

| HEUILLES DE ROUTE Noa

— Oh! vous êtes Français? Moi a aussi. à Bonjour, . mon cher ami, comment ça va! ? Ë:

Je serrai sa main loyale et il me combla de pré | venances. Je le soupçonne même d’avoir, en!

l'honneur des circonstances, amplifié ma facture | pour me faire mieux apprécier, apparemment, LA L prix des produits de son pays d'adoption. :

Il me conta qu'il avait connu Denver à l'état. de petite bourgade où les cowboys traînaient les \ bœufs sur l'herbe du chemin. Aujourd’hui, les 1 rues ne sont pas, il est vrai, toutes pavées, mais il y à de larges et belles voies dans le centre, dsl avenues illuminées à l'électricité, sillonnées par des tramways électriques et funiculaires, bordées de luxueux magasins, de monuments aussi im- - portants que le Palais-de-Justice de Bruxelles, mn d'aussi mauvais coût, et l'hôtel où j’habitai à dix- À sept étages, flanqué d’un théâtre d'opéra.

Les anciennes villas de plaisance se sont trouvées englobées avec leurs parcs dans les îlots de

constructions neuves, et donnent un aspect parti-

culier, riant et on, à cette jolie cité où la pierre bleue et la brique ee doucement leurs tons sur un fond de verdure.

Un soir, je flânais suivant mon ani a vant les splendides vitrines, et je sortais de visiter un musée de cire où sont exposées les statues à demi nues de deux illustres boxeurs, Sullivan, le |

géant de la Das et son rival Rivkain. Le grd

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ne brillait comme une large .

“bleue : au- dessus . toits, et ee ma

n carrefour, j'aperçois une façade illuminée portant les mots : Exchange office; une masse com- F pacte de têtes en barrait l’approche avec un grand “brouhaha.

— C’est la petite Bourse, pensai-je. Les coulis- . les d'ici sont plus bruyants que les nôtres.

Je fus vite détrompé par l'état d'exaltation, de

Vire où je voyais de loin tous ces gens. Des = hommes cir culaient avec des carnets, et les autres vociféraient.

— Que je suis naïf, me dis-je à moi-même, de Box pas deviné que c’est une réunion électorale qui prépare la lutte entre Cleveland et Harxisson, pour la présidence des Etats-Unis. Je reconnais maintenant les cris et les mœurs des électeurs.

J’approchai pour me mêler au meeting. Il était es dx heures et quart. Tout à coup une tempête ne formidable de hurlements éclate dans les airs : SEA b Corbett ! Corbett! Hurrah!

Fa Je compris seulement, Tous ces gens étaient des parieurs. [ls attendaient le résultat téléphonique d'un match colossal de boxe, — la lutte pour le championnat du monde, entre l'invincible Sul-

de là, dans l'Otympie Cab de la Nouvelle- a de. on

West. We parieurs heureux eurent une expo de joie effrénée, sans mesure, tonitruante. Cette nuit-là, il fut ide de nn dans aucune rue de du les journaux du lendemain matin :

nous sprint que l’excitement fut pire encore dans lès autres villes, de San-Francisco à New-. York, de Minneapolis à Kansas-City. Il n’y a pas de Grand Prix de Paris qui donne l’idée d’un effervescence pareille, et les clameurs furent moindres chez nous à la nouvelle de Valmy. we Je quittai Denver pénétré de la grandeur di | rôle que joue la boxe dans les destinées du peu ple américain. Une quinzaine de jours plus tard, je n'y pensais plus, et j'écoutais dans un rocking chair une dame qui jouait du piano sous le hal en bois d’un hôtel du Vational Park, devant L terrasses argentées du Mammouth.

Un ue monsieur vint en souriant s'asseoir

aus

le tsndit sa carte. Il s'appelait he de Nous ftmes tout de suite excellents

e. amis. Nous causämes des Xocky Mountains, du êke DR LE

:. UE il me parut Mens car il attare encore d'importance au ue

du Abu On payait des dix et des mn dote lars pour entrer. Il fallait traverser une véritable marée humaine, où les cris stridents des #ookmahers mettaient une note aiguë sur le grand mur= mure de la masse. Vous ne connaissez pas notre Olympic Club ? C'est un joli bâtiment, tréscoquet, avec une tourelle carrée à belvédère, des balcons découpés, une vérandah. Mais je vous arrête h. aux bagatelles de la porte.

« Je parviens à fendre la presse; me voici dans l'arène, immense hangar où des poutres s’enche- | ut sous le toit. De gros le ‘letras

ches étagées en ro hitheitee nu Dante dr et craquent sous le poids des grappes humaines. à En bas, le centre est vide et laisse un espace ré-. ce servé, c’est le champ clos, Il est séparé du pu- L. blic par un espace libre que ferme une barrière vi claies, Une double corde, tendue sur des pieux, ù isole la lice. Des amis, des organisateurs, des commissaires, plssont le couloir de ronde. Le directeur du combat a près de lui un gong, qu'il frappe pour marquer le début et la fin des. res x prises, ne

« Chaque adversaire a sa chaise dans son coin,

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