Acte conservé aux Archives Judiciaires de Québec
PAGES D’HISTOIRE
On la vit plus d’une fois pénétrer dans le fort des Hurons établi par son mari au sein de la ville, et qui y subsista pendant onze ans, afin d’y porter des secours aux souffrants et d’y faire entendre les accents de sa voix consolante. Pour les indigènes elle était toujours la compatissante Chaouérindamaquetch 1.
Louis d’Ailleboust et Barbe de Boullongne avaient souvent présenté des indigènes, enfants ou adultes, aux fonts baptismaux ; les annales de la Nouvelle-France nous font voir Madame d’Ailleboust remplissant encore cette fonction auguste, mais cette fois comme la représentante de la princesse de Conti et sur invitation de l’intendant Talon. Le Père Dablon écrit dans la Relation de 1671 :
« Une jeune femme d’environ vingt-cinq ans, d’un pays fort éloigné, captive autrefois, se trouve aujourd’hui chrétienne atlssi bien qu’une petite fille de six ans, et nous voyons reluire sur la mère et l’enfant la conduite de la Providence d’une manière toute particulière. La crainte d’être assommée par les Iroquois l’a obligée, il y a quelques mois, à fuir en ces quartiers. Elle y fut reçue avec beaucoup de charité, dans la bour-