POUE LES CANADIENS
DES ETAT.S-UXIS
A mon vk'il et clic}- a mi. l'abbé L. J. Côte,
Un soir que nioii esquif, Ijattu, désemparé, Au milieu des brisants luttait désespéi-é Contre les vents contraires.
J'aperçus un rayon qui dans l'ombre flottait En me montrant la route et le salut ; c'était Votre phare, û mes frères !
Or il brille toujours ce foyer rayonnant Dont la clarté sereine indique à tout venant
Le port après l'orage ; Il brille, et dans la nuit combien de matelots Prêts à sombrer, voyant son reflet sur les flots.
Echappent au naufrasje '
Ces feux, ce sont vos cœurs qui les ont allumés, O vous, qui des plus purs sentiments animés, Dans votre âme attendrie.
Pour les Canadiens 203
Loin du foyer natal à jamais vénéré, Gardez le souvenir et le culte sacré D'une douMe patrie !
Descendants de la France, enfants du Canada, Sur la plage étrangère où le sort vous guida.
Sans reproche et sans crainte, Malgré les traits nombreux que Ion vous décochait, Vous avez fièrement de ce double cachet
Gardé la double empreinte.
De vos traditions religieux gardiens.
Jaloux d'être français, fiers d'être canadiens. Soyez la sentinelle
204 FruiW's Vohi.ntcfi
D'une race sur (jui Dieu se plaît à veiller: Et puisse sur l'éeueil toujours au loin briller De vos sifiiiaux amis la lueur fraternelle !