A MA PETITE-FILLE ! MMA
ler janvier 1906,
Viens, mon bébé chéri ! viens vite je t'attends
Là, sur mon cœur qui bat ; et pardonns si j'ose,
Réchauffant mon automne auprès de ton printemps,
Pencher mon front ridé sur ta frimousse rose
S'ils veulent efflenrer ta lèvre domi close, Ne repousse pas trop mes baisers tremblotants ; Et, tandis que ta tête entre mes bras repose,
Laisse un peu tes trois mois rire À mes soixante ans !
Des souhaits de bonheur c'est la fôte, mignonne ; Partout l'ivresse chante et la gaîté rayonne :
A la ronde on s'embrasse en un joyeux élan ;
Et, tout vieux que je suis, je sens à ma prunelle Perler un pleur d'amour, quand ma main paternelle
8e lève pour bénir ton premier jour de l'An !