L'HOMME ET L'ARTISTE
Physique de Mondonville. — Son avarice. — Son mariage. — Sa paresse. — Etait-il librettiste? — Son talent de violoniste. — Sa musique. — Conclusion.
Mondonville était maigre. Sa taille s'élançait élevée. Le visage, précède d'un nez aquilin, paraissait assez long, du fait d'un beau front. Un regard intelligent et malin s'y agitait. La barbe avait disparu sous le rasoir, et les cheveux sous une perruque.
Cette rapide esquisse n'est pas due au caprice de la fantaisie; elle est tirée des portraits du musicien, dont plusieurs ont été respectés par le temps.
Il y a d'abord une gravure de Cochin qui ne donne que la tête. Cette gravure est conservée au cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale et à la Bibliothèque de l'Opéra. Elle a été reproduite plusieurs fois.
Il y a encore un dessin au crayon de Cochin fils, qui représente Mondonville assis et jouant du violon. La Société des Enfants d'Apollon, qui remonte, comme on le sait, à 1741, en est propriétaire, à la suite d'un don de M. Charles Sauvageot. On peut le voir, fort mal reproduit d'ailleurs, dans l'ouvrage de Vidal, intitulé les Instruments à archet (1).