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EN FRANCE

L'aspect et la nature d'une exécution musicale se transforment avec la plus petite modification du mouvement. Tel le fait brutal, que jamais homme de bon sens n'a songé à contester, à moins d'être de parti pris, sourd, ou pas musicien. Cependant, au Moyen âge, alors que le sens de l'ouïe ne se trouvait pas encore très affiné, musicalement parlant, une certaine tolérance existait sur ce point, comme aussi sur la justesse des sons. Un à-peu-près suffisait toujours, mais l'éducation de l'oreille s'accomplissant peu à peu, l'on remarqua cette particularité de notre art. Le génie français, dont une des caractéristiques est la précision, voulut alors chercher le moyen d'indiquer les mouvements musicaux, en se basant sur une évaluation exacte du temps ; et il le trouva au commencement du XVIP siècle,

Le procédé, après plusieurs tâtonnements, n'entrera définitivement en usage que dans la première moitié du XIX^ siècle. Il n'est pas utile de rappeler ici les termes pittoresques ou expressifs, mais toujours justes, dans lesquels la plupart des compositeurs ont reconnu son utilité, ou recommandé son emploi. Inutile également de faire état des critiques qui lui ont été adressées,

car on est alors toujours passé à côté de la question sans la voir, J.-J. Rousseau et Diderot notamment.

Je me bornerai donc, afm de ne pas mélanger plusieurs questions distinctes, à indiquer seulement les phases que ce procédé a traversées en France. D'ailleurs, le tableau de ses origines chez nous est la préface de sa fortune dans le monde.

Chacun sait que les métronomes se rangent en deux catégories : ceux qui marquent simplement le temps, et ceux qui le frappent; les uns que l'on regarde, et les autres que l'on écoute ; autrement dit les métronomes muets et les métronomes parlants. Ce sont les premiers que l'on rencontre d'abord dans l'ordre chronologique.

L'honneur d'avoir trouvé le principe du métronome revient à un savant religieux, à la fois théologien, philosophe et mathématicien, le Père Mersenne. En 1636, se basant sur l'égale durée des oscillations imprimées au pendule par une légère impulsion, il propose de fixer à un clou une corde terminée par un poids, et de la disposer de façon que chaque oscillation coïncide avec une mesure de la musique à exécuter. On indiquerait la longueur de la corde en marge de chaque composition. Pour aider les recherches, il énumère des longueurs correspondant à des fractions de secondes, et à quelques secondes (1). Cette idée passa inaperçue, ce qui ne surprendra point, quand l'on considérera l'époqae où elle fut émise.

Parmi ceux qui, un peu plus tard, furent choqués

(1) P. Mersenne, Harmonie universelle (1636). Traité des instruments à chordes, 149.

dos altérations que certaines musiques subissaient du fait de l'exécution, quelques-uns, en relations avec Louliô, un des musiciens de M"*' de Guise, l'incitèrent à chercher un remède à cet inconvénient.

En 1696, Loulié fait alors paraître une estampe qui représente un appareil auquel il donne le nom de « chronomètre». C'est une sorte de potence d'environ 2 mètres de hauteur, dont la partie verticable est une élégante colonnette.

Ce dernier détail prouve une fois de plus qu'autrefois l'on pensait en toute circonstance à la beauté de la forme. Gela rappelle le juste reproche adressé à notre génération sur ce point, lorsque Victor Hugo disait que si les Grecs s'étaient servis de locomotives, celles-ci eussent été gracieuses.

Mais revenons au « chronomètre » de Loulié. Il comprend en outre un cordonnet passant par deux petits trous aux extrémités de la partie horizontale de la potence, et portant, à un bout, une balle de métal, et, à l'autre, une cheville. La colonnette étant partagée en 72 divisions marquées par des trous espacés d'environ 2 centimètres et numérotées, cette cheville s'enfonce dans le trou qui est déterminé.

On inscrirait au commencement de chaque morceau de musique le chiffre indiquant la division convenable, et au-dessous, la valeur de note qui correspondrait à chaque oscillation du pendule (1).

Ce dernier point appelle une remarque. Notre législation du métronome fait état de deux facteurs : nombre de temps pendant une minute, et nature du temps. On voit donc que liOulié a trouvé le second.

(1) Loulié, Éléments ou principes de musique (1696), 82.

Le premier — ou tout au moins son principe — sera découvert peu après, en 1701, par le physicien Sauveur.

Sauveur prend comme unité de temps la soixantième partie de la seconde. Il dispose d'une autre façon, d'ailleurs assez compliquée, les divisions de l'appareil de Loulié (1). Une simplification est proposée, en 1717, par L'Affîlard « ordinaire de la musique du Roi ». On voit reparaître, en effet, la balle de métal, le clou et le fil, la longueur de celui-ci étant déterminée par une règle spéciale (2j.

Les métronomes parlants remontent à 1732. D'Onsen-Bray, « directeur général des postes », signala le premier un soi-disant inconvénient des métronomes muets, que l'on répète toujours docilement depuis, à savoir la difficulté de saisir le commencement et la fin de chaque oscillation du pendule. Or, aucune difficulté réelle n'existe à cet égard. La preuve, c'est que le reproche n'a jamais été adressé, bien que le cas soit identique, au bâton du chef d'orchestre.

Le premier également, il construisit un appareil s'adressant à l'oreille. Cet appareil, appelé « métromètre », d'environ 2 mètres de hauteur, était un perfectionnement de celui de Loulié. Un engrenage était disposé de façon à produire un bruit à chaque mouvement du pendule. Une aiguille indiquait sur un cadran les divers degrés de vitesse (3).

(1) Hist. de VAcad. des Sciences (1701), 317. — Saitveur, Principes d'acoustique (1710), 19.

(2) L'Affîlard, Principes très faciles pour bien apprendre la musique (1717), 55.

(3) Méni. deCAcad. des sciences (1732), 182. — Musée des Arts et Métiers, PFb, 39.

Dans le Moxure de 1739, un anonyme expose un projet amusant qui lui fut suggéré par le bruit que faisait la pluie, pendant une nuit, en tombant d'une gouttière sur le pavé. Une des extrémités d'une lisière de drap plongera dans un vase rempli d'eau. L'autre fera tomber le liquide goutte à goutte survune plaque de métal. Une ficelle, enroulée autour d'un index, élèvera plus ou moins le coude de cette lisière, de façon à gêner ou à faciliter le phénomène de la capillarité. Un second vase, placé au-dessus du premier, maintiendra dans celui-ci, à l'aide d'une autre lisière, l'eau à un niveaa constant.

L'article, après avoir décrit l'objet, se termine, voulant indiquer la manière de s'en servir, par une sage recommandation : le bruit produit étant très faible, il faudra mettre une sourdine aux instruments.

Ce jouet — on ne peut vraiment l'appeler autrement — fut cependant pris au sérieux par Fougeau de Moralec, « ancien commissaire ordinaire de l'artillerie ». Celui-ci occupa les loisirs de sa retraite en cherchant un perfectionnement, assez compliqué, qu'il fit gravement connaître, l'année suivante, au môme journal (1).

Les métronomes ne furent pendant bien longtemps remarqués que d'un petit nombre de professionnels. Ils sollicitèrent un peu plus l'attention à partir du dernier quart du XVIIP siècle. On en voit alors apparaître un en Angleterre et plusieurs en France. Me conformant au plan que je me suis tracé, je ne parlerai, bien entendu, que de ceux-ci.

En 1781, Pelletier, ingénieur à Saint-Germain-en-

(1) Mercure, fé^. 1739, 262; sept. 1740, 2.038.

Laye, construisait un « pendule musical», et, l'année suivante, Duclos, horloger à Paris, un « rhythmomètre ». Grétry applique ce dernier nom à un appareil analogue qu'un do ses amis, Godefroi de Villaneuse, aurait trouvé vers 1779 (1). Je n'ai pu rencontrer de détails sur ces divers instruments. Les professeurs du Conservatoire d'alors, l'Ecole royale de chant, approuvèrent l'invention de Duclos; et Gossec, directeur de l'établissement, rédigea un rapport favorable à son adoption (2).

Paraissaient ensuite simultanément, en 1784, un perfectionnement, par le fameux horloger Bréguet, de l'appareil de Loulié, dont le compositeur Davaux présentait ardemment l'apologie; et un « plexichronomètre » des frères Renaudin, l'un harpiste et l'autre horloger. Ce dernier instrument comprenait quatre marteaux dont les mouvements étaient rt'glés par des ailettes de métal d'une longueur variable, qui battaient Tair plus ou moins vite (3).

Le physicien Charles construisit, en 1786, puis modifia, en 1802, un « chronomètre musical » d'environ 2 mètres de hauteur, avec pendule, mécanisme d'horlogerie et cadran. Peu après le perfectionnement, il éprouve l'extraordinaire besoin de montrer dans une

(1) Essais, I, 315.

(2) Journal de Paris, 17 août 1781. — Pelletier, Hommage aux amateurs des arts (Saint-Germain-en-Layo, 1782), 38. — Almanach musical (1783), 55. — Revue musicale (1828), 361. — D'après les explications du Journal de Paris du 7 juin 1787, qui parlent d'un certain Dubos, il est vraisemblable qu'il s'aijit encore là de Duclos, et que l'on se trouve en présence d'une erreur de nom.

(3) Journal de Pa)'is,S, 14 mai; 8 juin 1784. — Journal encyclopédique, juin 1784, 534. — Framery, Encyclopédie méthodique (1810).

conférence que même un bon musicien ne peut jouer en mesure. La cantatrice M""" Barbier était au piano à cet effet. La niaiserie n'empêchait pas ce savant (Vôtre galant homme, car aussitôt la démonstration terminée, il pria la célèbre artiste de chanter. Un accompagnateur se rencontra fort à propos dans l'auditoire (1).

Thiémé, professeur de musique, fit de nouveau appel, en 1801, à un fil, une balle de métal et une règle. Mais comme il estimait qu'un instrument aflligé d'une élévation de 2'", 50 était encombrant, il en conçut un autre, auquel il donna la qualification de portatif, et une hauteur de... 70 centimètres (2).

En 1812, le danseur Despréaux utilisa les mêmes éléments constitutifs. Son appareil, après avis favorable de Charles, — qui, on le constate, n'avait pas d'amour-propre d'auteur, — et rapport du violoniste Baillot, fut adopté en 1812 par le Conservatoire et approuvé par l'Institut l'année suivante (3).

Le pendule simple occupait alors principalement l'attention, car, en 1818, on le rencontrera de nouveau avec Galin, dont le nom est attaché à une simplification de la notation musicale. Cette fois, il sera organisé àTaide d'un fil de quatre pieds, portant à chaque extrémité une balle de métal, dont l'une servira de contre-poids à l'autre. Ce fil glissera dans le chas d'une aiguille piquée au bout d'une règle. L'ingénieux

(1) Musée des Arts et Métiers, Gb 27. — Reichardt, trad. Laquiante, Un hiver à Paris. sous le Consulat, Mj\.

{2) Thiémé, Nouvelle théorie sur les différents mouvements des airs (1801), 50.

(3) Despréau.x, Nouveau chronomètre musical (1813). — Constant Pierre, Le Conservatoire national de musique, 911,

Galin aura donc le premier l'idée de recourir à un pendule court, en comptant, dans ce cas, deux oscillations pour les mouvements lents (i).

A ce point de mon travail, un dicton qui m'a déjà poursuivi avec persistance, me hante de nouveau. Gomme il se présentera encore à mon esprit, je préfère le citer immédiatement, pour être débarassé de sa banalité. Le voici .* « C'était simple, mais il fallait le trouver. »

On peut voir, au Musée des Arts et Métiers, un chronomètre, construit en 1814, avec timbre et sans cadran, qui ne porte pas de nom d'inventeur (2).

Tout le monde connaît ces boites en bois, de petites dimensions, ayant la forme d'une pyramide. Un des côtés, en s'ouvrant, permet à une tige de se mettre en liberté. Cette tige, derrière laquelle est une échelle de mouvements, porte un curseur mobile. Quand l'appareil fonctionne, chacune des oscillations de la tige est, par un système d'échappement, nettement indiquée à l'oreille. Cet instrument, appelé « métronome » , est le seul qui ait survécu à tous les autres.

Il fut introduit en France en 1815, par le mécanicien allemand Maëlzel, qui en avait volé l'idée au mécanicien anglais Winkel.

Il existait alors trois modèles: l'un, actionné par un poids, s'accrochait au mur ; un autre mû par un ressort, et un dernier qui pouvait être rangé dans la catégorie des objets de luxe. Les prix respectifs étaient

(1) P. Galin, Exposition d'une nouvelle niétliode pour l'enseignement de la musique (1818), 200 et 247.

(2) Gb 21.

20, 40 et 60 francs. Le deuxième modèle, celui qui comportait un ressort, mais exempt de tout ornement, est seul resté eu usage. 11 s'imposait par sa commodité ainsi que par sa simplicité.

En ce qui concerne les perfectionnements proposés au métronome de Maëlzel, divers ont été successivement adoptés. D'autres ont échoué, notamment un d'Eisenmenger, en 185(3, qui rendait l'instrument plus portatif en rabattant la tige, et un autre de M. Gaiiïe, en 1892, qui employait l'électricité pour la production du mouvement (1).

Examinons maintenant les systèmes qui ont vainement essayé de lutter contre lui, tous baptisés du nom de métronome, puisque c'est ce nom qui a été définitivement adopté.

En 1825, Bienaimé, horloger d'Amiens, trouve le moyen de marquer le temps fort de la mesure, procédé qui sera ultérieurement appliqué à quelques métronomes usuels. Son appareil, portant un cadran, est contenu dans une boîte en bois peu volumineuse (2).

Vers 1848, afin de régulariser les mouvements des sonneries de la cavalerie, on met en usage dans l'armée, parait-il, un métronome militaire inventé par le trompette Buhl (3).

Je me contente maintenant d'cnumérer les appareils que l'on rencontre par la suite: En ISôS, celui de Fayermann, avec un pendule, un cadran et un méca-

^1) Notice sur le métronome de Maetzel (1816). — Revue mmic. (1829), 56.— Brevets français, IX, 15 ; (1856), 27. 441. —Musée des Arts et Métiers, PFb, 25. — Musée du Conscrv., 774, 775, 1.425.

(2) Revue music. (1828), 534. — Musée des Arts et Métiers^ PFb, 38,

(3) Kastner, Manuel de musique militaire, 389.

nisme très compliqué qui décompose la mesure ; en 1854, celui de Lesfauris, qui recourt à un sablier; en 1859, celui de Janniard, qui est un poids au bout d'un ruban portant des divisions numérotées; en 1865, celui de Garden, constitué par un mouvement d'horlogerie, auquel on peut, si on le désire, ajouter une sonnerie. Un métronome de poche, de Metzger, est, en 1868, la reproduction de celui de Janniard (comportant un ruban et une balle de métal) (1). D'après M. AmandChevé, dont le nom est bien connu dans le monde musical, ce procédé aurait été trouvé par le chanteur Delsarte, qui s'en servait ordinairement. D'après le même musicien, Galin modifia son premier système. Dans les dernières années de sa vie, il recommandait l'usage d'un pendule fixé à un clou, et faisant résonner un morceau de carton.

Enfin, en 1887, M. Roques -emploie d'une façon très ingénieuse un petit morceau de métal suspendu à un fil double. L'instrument, approuvé par l'Académie des Sciences, a une hauteur de 30 centimètres. Il comporte quatre-vingt-dix mouvements, et s'appelle « métronome normal ». Malgré sa précision absolue et sa commodité, il n'obtient pas grand succès (2).

Abordons maintenant le ce) té pratique de la question. Presque tous les métronomes usuels sont mal conditionnés. Aussi certains compositeurs, bien qu'animés d'excellentes intentions, et doués d'un tour d'esprit très méticuleux, indiquent souvent pour leurs

(2) Comptes rendus de l'Acad. des Sciences (1887), 653.

œuvres des mouvements inexacts. A cet égard, le cas bien connu de Schumann restera typique. Pour obvier à ce regrettable état de choses, M. Saint-Sacns a demandé à l'Académie des Sciences, au mois de juin 1880, la création d'un métronome normal, et le poinçonnage de tous les instruments livrés au public.

L'année suivante, le physicien alsacien Hirn, dans une communication adressée au môme corps, combattit cette demande. Il recommanda tout simplement, lorsque l'on fait l'achat d'un appareil de ce genre, la constatation qu'il n'existe pas de frottement du pendule contre la paroi, et la vérification du nombre des oscillations avec une montre à secondes (1). L'on doit reconnaître que c'est lui qui a prononcé le mot définitif dans la question. Sachons choisir; voilà tout.

Le 16 juin 1900, au premier Congrès international de musique, M. Gustave Lyon, président de la Chambre syndicale des Constructeurs d'instruments de musique, a particulièrement insisté pour l'établissement d'un métronome étalon. Il a estimé que cette mesure radicale était la seule qui pourrait nous donner pleine satisfaction.

J'ai critiqué cette proposition pour deux raisons. D'abord, au point de vue de la liberté, parce que moins on fait intervenir l'État, et surtout ses fonctionnaires, plus on jouit de tranquillité. Du moment que les pouvoirs publics consentent à ne pas s'occuper de ce détail, ne réclamons rien... dans notre propre intérêt. Ensuite, un étalon n'a de raison d'être qu'à la condition d'offrir une exactitude absolue, mathé-

(1) Comptes rendus de l'Acad. des Sciences (1887), 1.676.

matiqae. Or, j'ai prouvé qu'avec la façon dont l'impulsion se donne au balancier, dans le métrononie usuel, il est impossible que les oscillations soient égales.

Le Congrès a bien voulu m'écouter. lia simplement émis le vœu que la construction des métronomes fût plus soignée, ce qui était suffisant. Quant à lalixation des indications métronomiques, elle a été renvoyée à l'étude d'un Congrès ultérieur.

Pour être complet, il faut ajouter qu'au cours de la discussion, M. Mahillon, le physicien belge, avait demandé le remplacement de tous les métronomes par une application du système métrique. En tête de chaque morceau, l'on indiquerait la longueur du pendule, dont chaque oscillation corrcsj)ondrait au mouvement choisi. Bien entendu, l'on ajouterait la nature du temps. Mais cette proposition n'a pas été adoptée, parce qu'elle exige la génération de l'esprit scientifique, ce qui ne se produira pas de sitôt.

Tel est l'état actuel de la question.

En résumé, ce qui surnage de tout cela, au point de vue pratique, c'est la sage recommandation de Hiru, de vérifier soi-même le fonctionnement des appareils métronomiques. Là se trouvent la véritable garantie pour le consommateur, et... la plus efficace des mesures à rencontre des producteurs peu consciencieux.

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