‹ FiacresChapitre 9 sur 12 · DA.XS LA DEC HE · texte numérisé non relu

DA.XS LA DEC HE

sur son lit, avec des tas de fleurs, comme dans un roman. Puis, je ne sais pas ce qu'elle a ingurgité, de la morphine, je crois, enfin quelque chose de très propre. Bon ! sur une table, près de son lit, quatre bouteilles de Champagne extradry ! avec un petit papier oii elle avait écrit : « Ce Champagne est pour ceux qui auront l'ennui de m'enterrer. J'ai assez vécu pour savoir que tous les hommes, sans exception, sont soiffards et intéressés ! »

Elise, rêveuse. — Dans un sens, elle n'avait pas tout à fait tort !

Andrée. — Tu parles! {Petit silence.) Je la regrette. Elle avait joliment du goût.

Elise. — Zélina en a aussi. Ta robe est épatante ! Combien ?

Andrée. — Je n'en sais rien. J'ai l'œil chez elle jusqu'à ce que je trouve quelqu'un de sérieux.

Elise. — Tu n'as personne?

Andrée. — Personne ! C'est à croire qu'il n'y a plus rien à faire à Paris.

Elise. — Pourquoi ne vas-tu pas à la mer ?

Andrée. — Avec quoi? La purée, la purée noire, tu sais ! J'ai mis ma tortue au clou.

Elise. — Ta grosse tortue de diamants ? Tu as eu tort, mon chéri !

Andrée. — Parbleu ! je m'en doute que j'ai eu tort. Je m'en aperçois tous les jours. Mais il fallait bien envoyer le gosse chez mes parents, à la campagne, n'est-ce pas ?

Elise. — Il va bien, ton fils ?

Andrée. — Un Hercule ! Plus grand que moi. Et fort! Chaque fois qu'il me touche les bras, il me fait des bleus ! Et rogne ! Tu ne te figures pas ! un âne rouge. Quand il est en colère, il ne connaît plus rien. La maison, il la ferait sauter ! A part ça, un enfant charmant.

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