Jbid., TITI. Bd., p. 234. — 5. Zbid., p
vous avez changé d'avis », le véritable patriote répondait : « Ma: pensée
n'a pas changé, elle trouve. seulement nécessaire d'étendre son application à de nouveaux objets ». |
Ce que le patriote avait dit au temps de la paix restait vrai : l'État avait besoin d'une transformation radicale, d’une transformation de la routine par la science et par la raison. Mais, la guerre survenue, il ne pouvait plus être question pour l'État de réformes, il fallait d’abord assurer sa conservation. Quand il y a dans une famille des différends,
on attend, pour les vider, que la famille ne soit plus en danger. Quand
la guerre met en question l'existence même de l’État, qui est la condition de tous les progrès de la vie civile, l'heure n’est plus aux discussions. Chacun se doit au salut de l’État en péril et ceux-là même qui auraient contre lui les pluslégitimes griefs doivent les taire : l'État symbolise, à ce moment, la nation; il faut le soutenir. Le véritable patriote saurà donc vaincre ses répugnances ; il sera le premier à se sacrifier, corps et biens, à la patrie en danger. Ce serait la pire des impiétés de profiter de la rigueur des temps pour essayer d'imposer une conviction qu’on n'avait pu faire triompher dans Îles temps heureux.
C’est ainsi qu'à l'heure présente le patriote pouvait être Prussien, — quoi qu’il en ait dit, — n'être que Prussien, ne souhaiter la victoire que de la Prusse et de ses alliés, sans renier ses principes de l’année précédente, parce que les autres éléments de la nation allemande semblaient avoir oublié leur qualité d’Allemands et renoncé à défendre l’indépendance allemande.
Mais l’accomplissement de son devoir immédiat ne rendait pas le véritable patriote aveugle : il continuait à attribuer les désastres de sa patrie aux erreurs et aux fautes, dont la plus grave de toutes avaitété l’éloignement de la nation pour la vérité que Kant avait découverte et que son temps n’avait pas comprise. Fichte, seul de tousles vivants, avaitentendu le principe de la Critique, ce principe qui peut-être était demeuré inconscient pour Kant lui-même — et l’avait exposé dans la Théorie de la Science en lui donnant, avec sa pleine rigueur et sa pleine clarté, toute sa signification. Inutilement, d’ailleurs, car il n'avait pas été mieux compris. En dépit de tous ses succès d'écrivain ou d'orateur, en dépit des livres et des conférences que, depuis treize ans, Fichte prodiguait au public, le peuple était resté sourd à son enseignement. Sans doute quelques étincelles de vérité projetées par la Critique ou par la Théorie de la Science avaient brillé dans les consciences ; mais la lueur n’en avait pas été suffisante pour dissiper les ténèbres des vieilles erreurs.
Pourtant la science véritable, la conquête de la vie spirituelle, restait
A. Fichte, N. W., II. Bd, Patriotische Dialogen, zweites Gespräch, p. 248-250.
le seul moyen de sauver l'humanité et il n’y avait pas à compter sur d’autres médecins que sur les philosophes qui dénonçaient comme apparence et mensonge, comme ombre sans réalité, la vie où, jusqu'ici, l'humanité croyait trouver son être et sa destinée véritables, et à laquelle elle refusait de s’arracher.
Si la nation avait eu ainsi les yeux fermés à la vérité; si le sens lui avait manqué pour les choses de l'esprit, la faute en incombait à une éducation vide et formelle?. Ceux qui voulaient le relèvement de la nation devaient donc instituer une éducation nouvelle, une éducation rationnelle qui fût capable de lui donner l'intuition de la vie spirituelle*. Le professeur wurtembergeois C.-A. Zeller, un zélé défenseur des méthodes pestaloziennes, venait justement d’être appelé à Kônigsberg, sur les instances de J.-G. Scheffner, pour la réorganisation de l’instruction populaire, et là mise en pratique de ces méthodes suscitait le plus vif intérêt *. Cette expérience devait d'autant plus passionner Fichte qu'il était alors lui-même plongé dans l'étude de Pestalozzi, dont un nouveau livre venait de paraitre à Leipzig, et que « le système d'éducation de cet homme lui paraissait à la fois le véritable salut de l'humanité malade et le seul moyen de la rendre apte à comprendre la Théorie de la Science ». Ainsi allait s’accomplir, aux yeux du philosophe, la promesse qu'il avait faite à Pestalozzi en 1793. Et c'était en remplissant son devoir de patriote. Pestalozzi n’était nullement tel que l’avaient décrit, en le défigurant, les racontars des comptes-rendus, l’homme qui faisait apprendre par cœur aux enfants des mots et des discours qu'ils ne comprenaient pas, ou encore qui se déclarait l'ennemi de la philosophie et
4. Fichte, N. W., IIL. Bd., Patriotische Dialogen, zweites Gespräch, p. 250-260. — 2. Ibid., p. 261-264.
8. Fr. Janson, dans sa remarquable étude sur les Discours à la Nation allemande, fait d’ailleurs observer que les membres mêmes du gouvernement avec lesquels Fichte était en contact à Kônigsberg songeaient, eux aussi, à une réforme de l'Etat par une nouvelle éducation. Nicolovius, lié personnellement avec Pestalozzi, était un adepte de ses méthodes; Suvern, professeur à Kônigsberg depuis Pâques 1807, conseiller du ministère de l'Intérieur comme Nicolovius, demandait une refonte complète de la politique et de la pédagogie ; Altenstein, dans un mémoire daté de septembre de la même année, déclarait « qu'il n'y avait plus une minute à perdre pour entreprendre une bienfaisante réforme de l'éducation », si l’on voulait sauver l'État et mettre à son gouvernail les hommes nécessaires. (Fr. Janson, Fichtes Reden an die deutsche Nation. Eine Untersuchung thres aktuell-politischen Gehaltes,[Abhandlungen zur mittleren und neueren Geschichte}, p. 66-68.) — Il semble donc bien que les vues exposées par Fichte, dans son Second Dialogue, ne font qu'exprimer le vœu général de tous ceux qui avaient à cœur le salut du pays, et lui ont été inspirées par les conversations qu'il avait pu avoir avec quelques-uns des plus notables d’entre eux.
4. H. Prutz, Die Kônigliche Albertus-Universität su Kônigsberg im neunsehnten Jahrhundert, Kônigsberg, Hartungsche Verlagsdruckerei, 4894; IL. Anfänge der inneren und äusseren Erneuung, 1807-1808, p. 28.
5. Fichte’s Leben, 1. Bd., m, 3, An seine Gattin, den 3. Juni 1807, p. 389-390.
de la science, il était en réalité le grand éducateur du peuple, ayant au cœur l'amour des déshérités, avide de les instruire ; son inspiration dépassait infiniment sa personne et son œuvre; il apportait vraiment à l'humanité son remède et son salut. Après avoir rappélé quelques-uns des traits essentiels de la pédagogie de Pestalozzi', Fichte concluait que si, au lieu de consacrer depuis quinze ans, en pleine paix, toutes ses ressources et toute son énergie à former et à entretenir une armée permanente (totalement anéantie, d’ailleurs, dès la première bataille), l'État n'avait conservé que la moitié de cette armée et avait consacré l'argent
qu’aurait coûté l’autre moitié à organiser une éducation nationale, con-
forme aux instructions de Pestalozzi, il eût pu mettre sous les armes un peuple tout entier, qu'aucune force humaine ne S$erait parvenue à vaincre?. Une fois de plus le grand précurseur qu'était Fichte devancait l'avenir et son génie prophétisait les temps nouveaux. Mais c'était, à cette heure, l'avenir immédiat, les temps dont il allait être lui-même le héros et le témoin.
x + E. FICATE À COPEN- Au lendemain de l'achèvement des Dia- HAGUE. logues sur le Patriotisme, de nouvelles
défaites confirmaient les sombres prédictions de Fichte et attestaient qu’à ces armées si soigneusement entretenues, si coûteusement équipées il manquait cependant, pour vaincre, quelque chose : une âme. Le 24 mai, le siège de Dantzig se terminait par une reddition à merci, et les Français marchaient aussitôt sur Kônigsberg, où ils entrèrent triomphalement le 16 juin, trois jours après avoir infligé à la Russie, dans les plaines de Friedland, le plus sanglant des désastres.
Un mois avant, Fichte avait déclaré à sa femme qu'il n’enviait pas Jean de Müller et de Humboldt d’avoir été recus par Napoléon; qu'il était heureux d'avoir échappé à l’ignominieux honneur qui leur était échu*; il se réjouissait aussi d’avoir pu respirer, parler, penser librement, sans courber l’échine sous le joug de l’oppresseur. Aussi avait-il repoussé avec indignation une supplique qu'elle venait de lui adresser. |
Cédant aux instances d’amis moins scrupuleux qui demeuraient tranquilles dans la ville occupée, Jeanne, désireuse de soustraire son mari aux dangers qu'il courait et peut-être de le revoir après la grave maladie qui avait failli l'emporter, lui proposait, par l'intermédiaire d’un messager venu de Berlin, de rentrer immédiatement.
4. Fichte, N. W., III. Bd., Der Patriotismus und sein Gegentheil. Patriotische Dia-
logen, zweites Gespräch, p. 266-269 sqq. — 2. 7ü1d., p. 273-274. — 3. Fichte’s Leben, I. Bd., 1, 3, An seine Gattin, den 4. Mai 1807, p. 382.
Elle s’attira une vive riposte. Après lui avoir demandé quel singulier
vertige les avait pris, elle et ses amis, Fichte lui écrivait : |
« Il est clair que mon départ — que toi-même as approuvé — deviendrait la fuite d’un lâche si je revenais alors que persistent les circonstances que j'ai voulu éviter ; et c’est toi qui me conseilles ce retour ! Et puis j'infligerais un démenti aux affirmations que j'ai données dans ma lettre au roi, lettre dont ma situation présente est la conséquence. Même si je n'avais engagé ma parole envers personne d'autre que lui, j'aurais d’aulant plus’le devoir de m’y tenir. A l'heure précise où certains savants allemands qui ont un nom se montrent inconstants, celui qui, jusqu'ici, s’est montré honnête doit tenir d'autant plus fermement à son honnêteté! |
« Bref et en deux mots : je pense encore aujourd’hui exactement ce que je t'ai dit expressément pendant les derniers jours où nous étions ensemble ; et je persisterai à le penser jusqu’au dernier souffle de ma fie; je souhaite que, toi aussi, chère femme suisse et allemande, tu reviennes tout à fait à ces sentiments et que tu n’en inculques pas d’autres au fils que tu m'as donné pour qu'il soit digne un jour de prendre ma place ?.. Il est possible que je puisse te revenir bientôt avec honneur. Tu ne peux vouloir à aucun prix mon déshonneur, et il s’agit pour toi de discerner où se trouvent la honte et l’infamie. »
Ce que Fichte refusait de subir à Berlin, pourquoi songeait-il cependant un moment à l’accepter à Künigsberg ? C’est ce qu’on peut se demander. Dans une lettre du 2 juin 4807 il écrivait, en effet, à Altenstein que, l'hiver précédent, il attendait tranquillement l’arrivée des ennemis à Kônigsberg, parce qu'il était en train de faire un cours et parce qu'il essayait et espérait nouer des relations avec les étudiants de la ville #. Mais cet espoir fut décu, et « n'ayant pas sa place ici, à Kônigsberg, plutôt qu'en aucun endroit du monde », il jugea dès lors qu'il était tout à fait logique de ne pas plus y attendre les Francais qu'il n’avait
1. Fichte's Leben, I. Bd., 111, 3, An seine Gattin, den 20. Mai 1807, p. 381-385. — 2. Ibid., p. 385. — 3. Jbid., p. 385-386.
4. Cependant, dans cette même lettre à Altenstein, il déclare que son attachement à la juste cause du roi qui seul l'avait déterminé à abandonner les provinces occupées par l'ennemi et à se rendre à Künigsberg demeurait sacré pour lui, dût le roi ne plus conserver un pouce de son territoire; il ajoutait même que, s’il était obligé de fuir à l'étranger, il se considérerait comme encore à son service, prêt à accourir auprès de lui au premier signe et, si l’occasion se présentait, à ne pas accepter, sans son autorisation formelle, d’engagement durable à l'étranger. (H. Schulz, Fichtes Briefwechsel, IT. Bd., Nr. 349, Fichte an Altenstein, Künigsberg, d. 2. Juni 1807, p. 452.) Nous avouons que les motifs de cette double attitude de Fichte nous échappent. Peut-être, s'il avait lié partie avec les étudiants, se serait-il cru, vis-à-vis d'eux, comme au service du roi el tenu de rester à son poste.
voulu le faire à Berlin, de ne pas laisser tomber sous la domination de
l'ennemi un des derniers écrivains allemands tenant une plume dont les intentions ne fussent pas suspectes, — et de la mettre en sûreté dans un autre lieu‘. Fichte, par la force des circonstances et en dépit du pro-
jet qu’il avait un instant caressé, demeura donc conséquent avec lui-
même et, dès qu'il apprit la marche des armées françaises sur Kônigsberg, le soir du 13 juin 1807, il s'enfuit en toute hâte sur le cheval de selle de Nicolovius ?.
Après être resté une quinzaine à Memel, où il retrouva le ministre Schrôtter, à la table duquel il prenait chaque jour ses repas’, Fichte s'embarqua pour Copenhague afin d’y attendre la signature de la paix qui, maintenant, ne pouvait plus guère tarder et qui lui permettrait de rentrer à Berlin la tête haute. La traversée, contrariée par le vent et la tempête, fut longue et pénible; elle dura dix jours. Enfin, le 10 juillet, il débarquait à Elseneur ; la nuit même il franchissait les six milles qui séparent Elseneur de Copenhague en passant par Ling-
bye, la ville natale de sa femme *. À Copenhague, Fichte eut à souffrir
des intempéries d'un climat auquel il n’était pas habitué; il s'était refroidi durant la traversée ; il dut s’aliter en arrivant ° ; mais son tempérament reprit vite le dessus. En dépit des relations nombreuses que lui valut son alliance avec la nièce de Klopstock, Fichte, quoique très recherché, vécut assez solitaire. La plupart de ceux qui l’invitaient se trouvaient en villégiature dans leurs villas des bords paradisiaques du Sund, à deux, trois et quatre milles de la ville; les-ressources de Fichte, que la guerre avait singulièrement diminuées, étaient trop maigres pour lui permettre — quand, à Copenhague, la vie était déjà très chère, — des déplacements coûteux à seule fin de « montrer sa figure à des figures de la haute noblesse 5 ».
Notre philosophe profitait de sa solitude pour méditer *. Il ruminait de grands projets ; il pensait à fonder, à lui tout seul cette fois, un périodique dont il serait l’unique rédacteur; il aurait pour titre: Contributions à l'histoire de l'esprit scientifique au commencement
4. Hans Schulz, Fichtes Briefwechsel, II. Bd., Nr. 549, Fichte an Altenstein, Kôünigsberg, d. 2. Juni 1807, p. 452.
2. Fichte’s Leben, I. Bd., 11, 3, p. 380, et An seine Gattin, Kopenhagen, den 10. Juli 4807, p. 390. — 3. Zbid., p. 392. — 4. Zbid., p. 390-391. — 5. Zbid., Kopenhagen, den 18. Juli 1807, p. 392-393, — 6. Zbid., p. 393.
7. De ces méditations, il reste une trace dans les papiers posthumes. Sous le titre de Spéculations à Copenhague, un important fragment que nous reproduisons en appendice à ce chapitre montre quelles étaient alors les préoccupations intéllectuelles de Fichte, et dans quel sens il prétendait orienter la Théorie de la Science ; il s'agissait toujours de défendre l’Idéalisme transcendantal contre le reproche que lui adressaient à la fois Jacobi et Schelling de laisser échapper le réel. Mais il s’agissait aussi de montrer en quoi consiste l'apparence,
L 4 > ASS à a ps
du XIX° siècle (Zur Geschichte des wissenschaftlichen Geistes zu Anfange des 19'%* Jahrhunderts), pour éditeur Reimer, auquel il demanderait de choisir un format de bon aspect, mais un format qui ne dévorerait pas trop de copie. Dès que Fichte aurait communication des conditions de Reimer — les meilleures qu'il pourrait faire — il lui enverrait le manuserit tout prêt du premier numéro. Il se composait du Rapport sur la destinée du concept de la Théorie de la Science où se trouvait la réfutation de Schelling, et des deux Dialogues sur le Patriotisme qui concernaient le temps présent en général, la Théorie de la Science et le système d'éducation de Pestalozzi; le second numéro comprendrait une réponse à la Lettre de Jacobi, le premier travail auquel il se livrerait !.
Sur ces entrefaites, les négociations de paix s'étant ouvertes à Tilsitt, Fichte songeait au retour. « Dans un mois, écrivait-il à sa femme le 10 juillet 1807, la paix sera conclue et accomplie, la capitale vidée par les étrangers. Aussitôt je ferai toute diligence pour le voyage ? »; il ajoutait, quelques jours plus tard : « Je serai là dès que la paix sera signée à Berlin ».
Cependant, en dépit des espérances de Fichte, la paix n’amena pas le départ des troupes; le philosophe hésitait encore à revenir, il écrivait à Jeanne le 29 juillet : « La nouvelle nous était parvenue ici que Berlin devait être évacué le 1° août... J'étais déjà prêt à prendre le chemin de Stettin, le plus court, quand j'entends aujourd’hui un tout autre son de cloche. Il serait question maintenant du 1% octobre et à une dure condition. Je suis dans la plus grande perplexité. Mon amour pour vous, mon impatience de vous revoir, mes très chers, j'ajoute la vie insipide que je mène ici, me poussent à partir, mais des raisons décisives que je pourrai seulement t’exposer de vive voix et que tu approuveras me retiennent de partir dans des circonstances si inattendues #. »
Il ajoutait encore, dans une lettre datée du 31 juillet, qu'après un nouvel et strict examen du pour et du contre il avait ses raisons de ne pas reparaïître à Berlin avant l'évacuation ÿ. Cependant, le 1° août, il
comment le réel véritable est aussi essentiellement intériorité, esprit, acte, vie, comment, enfin, l'esprit, pour se réaliser, est obligé de s’extérioriser dans l'apparence. Il s'agissait également de marquer le point où la Théorie de la Science se séparait du fidéisme de Jacobi et du mysticisme naturaliste de Schelling. (Spekulation zu Koppenhagen. Fichte Nachlass Packet, XXII. Nr. 25, 2. Bg., 4° Ms.) Voir Appendice II.
1. Fichte's Leben, I. Bd., mr, 3. An seine Gattin, Kopenhagen, den 18. Juli 1807; p. 394, et Kopenhagen, den 31. Juli, p. 397-398. — 2. 7bid., den 40. Juli 1807, p. 394. — 3. Zbid., Kopenhagen, am Geburtstag von Hermann Fichte, p. 394. — 4. Zbid., Kopenhagen, den 29. Juli 1807, p. 395. — 5. Zbid., Kopenhagen, den 31. Juli, p. 397 (sans doute la crainte d’être présenté par son ancien élève Harbaur aux autorités françaises).
recevait une lettre de sa femme qui « changea sa résolution par amour pour elle t »., Toutefois, au lieu de passer par Stettin, comme il l'avait d’abord projeté, il préféra, à cause du blocus continental qui commençait, passer par les îles danoises pour regagner la voie de terre°. Il sembarqua, dans la deuxième semaine du mois d’avril, par le premier paquebot *.
1. Fichte’s Leben, I. Bd., mr, 3, An seine Gattin, den 41. August 1807, p. 398. — 2. Tbid., T,ut, 4, p.403. — 3. Zbid., 1, 11, 3, Kopenhagen, den 1. August 1807, p. 398.