Il s’agit de Boeckh
2. Varnhagen von Ense, Tagebücher ; XI. Bd. ; Sonntag, den 26. Nov. 1854, p. 328.
3. Gœthe-Jahrbuch, Frankfurt a/M., Literarische Anstalt, Rütten u. Lœning, 1903, XXIV. Bd., hgg von L. Geiger, IT, Verschiedenes. B. Mittheilungen von Zeitgenossen über Gœthe. 6, Aus dem Varnhagen-Chamissoschen Kreise. Varnhagen an Fouqué, Teplitz, 18. Aug. 1814, p. 97.
Il serait injuste de clore ce livre sans rien dire de celle qui fut pour Fichte la compagne que l'on sait.
Hors de danger, mais trop faible pour bouger, elle n’avait plus revu son Fichte; elle l'écrivait elle-même un peu plus tard, le 24 mars, à la femme de Schiller :
« À peine sauvée, trop malade encore pour pouvoir faire un mouvement, à plus forte raison pour quitter le lit, mon cher Fichte se coucha. Je ne pus le soigner, je ne devais plus le voir, et c’est ainsi qu’il me fut arraché. Cette pensée de ne pas l'avoir soigné, de ne plus l'avoir vu, est pour moi un chagrin vraiment indicible : jusqu’à ma mort je ne m'en.consolerai pas. » (F'ichte’s Leben, II. Bd., Zweiïte Abth., V, Anhang B, 7, Berlin, den 24. März 1814, p. 410.)
Elle mourut cinq ans plus tard, cinq ans tout entiers consacrés à l’éducation de son fils, à la mémoire de son mari, consignant par écrit tous les souvenirs qu’elle put recueillir sur sa vie. Décorée, l’une des premières, de la croix de Saint-Louis pour sa belle conduite pendant la guerre, elle vécut modestement de la pension que lui fit le roi. La mort ne la surprit point : tout était réglé pour que son fils continuât d’éprouver sa bienfaisante influence, pour que, de loin, elle continuât de « veiller sur son innocence et sur son zèle ». Elle fut ensevelie, sur sa demande, aux pieds de son mari. Sur la pyramide qui recouvre leur tombe on peut lire ces paroles du prophète Daniel :
« Les maîtres brilleront comme l'éclat du firmament, et de ceux qui enseignent la justice à tant d’autres émanera, Murs des étoiles, à jamais et de toute éternité la lumière. » (Fichte's Leben, 1. Bd., mt, 9, p. 461-463.)