PLAN
10). État de l'esprit scientifique et du sens artistique en général. — Commencer par montrer ce qu'ils ont été jusqu'ici, ce qu'il adviendra plus tard de ces connexions elles-mêmes; mais il ne pourrait être nuisible de temps à autre — environ tous les cinq ans par exemple — de présenter en particulier un rapport sur telle matière. Par exemple, pour ce qui concerne l’état de la critique publique : les opinions régnantes chez les savants, etc. |
41). Philosophie. — Ici, pas de division fixe. Le rédacteur en chef et les collaborateurs de cette spécialité arrangeront la chose d’après les besoins du moment. Par exemple, en ce moment, tout ce qui est d’actualité, dans cette branche, se rattache à la lutte qui se poursuit toujours, sous les formes les plus diverses, du dogmatisme contre l’idéalisme transcendantal, avec le désir de se débarrasser de la philosophie en général pour se perdre, soit dans l’empirisme le plus vide de pensée, soit dans un certain mysticisme. Et cette tendance se développe à travers toutes les branches de cette science.
42). Sciences mathématiques. — On prendra pour accordé le connu. Peutêtre de récentes découvertes en astronomie et, pour le passé, l’analyse combinatoire méritent-elles une mention complète.
Absence d’une philosophie de la mathématique; inconvénients qui en résultent pour elle; cela continuera dans l’histoire Fonenpons jusqu’au jour où on aura obvié à ce manque.
43). Physique scientifique dans toutes ses parties, avec les D cnoies apparentées. Tendance du temps; la lutte capitale entre les empiriques et les aprioristes est le point de vue fondamental de l’histoire contemporaine. La véritable Thérapeutique n’y appartient pas. On en parlera plus bas, dans la mesure où elle peut concerner l’Institut tout entier. Fe
14). Histoire : a) descriptive : histoire naturelle et géographie; b) proprement évolutive. Esprit et état actuel de cette histoire. L'introduction dit ce qu'elle devrait être; et l’histoire contemporaine met continuellement cette idée à l'épreuve jusqu’à ce que le progrès s’ensuive. Histoire humaine universelle. Y a-t-il une telle histoire? Histoire universelle de la civilisation, histoire politique générale et particulière. Histoire des opinions = histoire littéraire, histoire de la philosophie, théologie théorique (qui devrait être une exposition historique de la doctrine chrétienne; la théologie pratique étant entièrement écartée ici), Jurisprudence (comme histoire de ce qui a eu et a encore valeur de droit. Le jugement juridique est philosophique. Ce qui concerne la pratique sera traité beaucoup plus bas).
45). Sciences auxiliaires. — Philologie.(comme connaissance de la langue; beaucoup de ce qu’on fait ici appartient à l’histoire), Herméneutique : pour elle-même, et comme source de la connaissance de la langue. Considération continuelle des modifications qui affectent d’autres langues vivantes, mais en particulier la langue maternelle (comme langue, non comme art ou comme style), avec indication, sans préjuger la question, du sort futur de ces modifications.
16). Art.
17). Art oratoire et art plastique. Pur : poésie, musique; peinture, sculpture.
(Dans l'introduction : idée de l’état actuel de l’art, de ce qu’il a encore à
‘accomplir. L'histoire contemporaine juge d’après cette idée. Dans
l'art plastique .elle montre les productions les plus remarquables
de tous les pays, et elle les juge...) Appliqué : style en général; style
philosophique, historique, descriptif. (Cette appréciation est une des
obligations capitales de notre Institut. Il peut, il doit y avoir des œuvres qui, déjà examinées scientifiquement dans les branches auxquelles elles appartiennent, seront encore appréciées ici d’une manière particulière
au point de vue du style : pas toutes bien entendu, mais seulement celles qui sont instructives à cet égard par leur supériorité ou leurs défauts. A cette catégorie appartiennent aussi toutes les œuvres théoriques sur
l'Art.)
18). Arts mécaniques. — Thérapeutique, c’est-à-dire. matières médicales,
Chirurgie, etc. Technologie, agriculture, économique en général, sciences militaires. — Livres sur ces sujets. : mais en particulier notices historiques sur les découvertes nouvelles, nationales et étrangères.
49). Pédagogie (au sens le plus large du mot). Éducation des arriérés. — Livres sur le sujet. Nouvelles concernant les institutions d'éducation primaire etsupérieure; et aussi l'état régnant de l” éducation familiale. Éducation du peuple : par l'Église (Théologie pratique, sermons, catéchismes, rituels : ouvrages théoriques les concernant). Par l'État (par exemple : la jurisprudence pratique et la politique : ouvrages théoriques les concernant. Informations historiques sur les constitutions, les lois, les or rdonnances Dore
Collaborateurs et leur organisation.
A). Un rédacteur en chef qui fixe l’ordre et l’ensemble, qui élabore ce qui a été indiqué au n° 10, qui seul soit publiquement en nom, qui traite directement avec l'éditeur pour le contrat, qui soit responsable de tout en général
devant le Sénat académique, le public, l'éditeur et les collaborateurs.
B). Un rédacteur particulier pour chaque branche particulière de la science qui a besoin de son spécialiste. Celui-ci organise l’article de sa partie de manière à en faire un tout. Il choisit les collaborateurs de sa profession, qui sont uniquement en relations avec lui, et qu'il n’a pas besoin par conséquent de nommer au rédacteur en chef.
C). Des sous-collaborateurs et collaborateurs adjoints (voir B}::
D). Le rédacteur de chaque branche a le droit illimité, pour les articles que lui envoient les sous-collaborateurs adjoints, de faire des coupures, des modifications et d’une manière générale le nécessaire pour qu’il en
sorte un tout qui lui convienne. Le rédacteur en chef a le même droit
vis-à-vis des articles que lui envoient les rédacteurs en sous-ordre. E). L'éditeur paie uniquement des honoraires au rédacteur en chef que seul par conséquent il a besoin de connaître. Celui-ci, à son tour, paie
les rédacteurs des différentes branches, et ceux-ci leurs collaborateurs adjoints. Le mieux serait que tout volume, quelles que fussent ses dimen-
sions (plus court, par suite plus approfondi et plus achevé, meilleur il est), coûtât au publicla même somme déterminée, fût payée au rédacteur en chef la même somme déterminée, et que celui-ci payât aux collaborateurs de chaque branche les mêmes honoraires fixes.
FICHTE ET SON TEMPS (Il). 17
D’après une évaluation approximative on aurait besoin des collaborateurs suivants : un rédacteur en chef qui cependant pourrait être en même temps aussi le rédacteur d’une spécialité, par exemple de la philosophie; un rédacteur pour les mathématiques; un pour la physique; un pour les
sciences naturelles et la géographie; un pour l’histoire (ce qu’on appelle.
d'ordinaire ainsi); un pour l'histoire de la littérature et de la philosophie; un théoricien en théologie, un théoricien en jurisprudence, un rédacteur pour chaque science auxiliaire, un pour les arts oratoires, un pour les arts plas-
tiques, un pour la musique, un pour la technologie et un pour l’économique,
un maître de religion en exercice, un maître en pédagogie, soit 14 rédacteurs. Collaborateurs adjoints, deux ou trois pour, la philosophie,
autant pour les mathématiques, quatre ou cinq pour les sciences -
physiques. Pour l’histoire deux ou trois. Pour l’histoire littéraire et philosophique un. Pour les sciences auxiliaires deux ou trois. Pour l’art oratoire trois. Pour les arts plastiques et toutes les spécialités où il y a des notices historiques, plusieurs correspondants (le rédacteur d’une spécialité qui est dans la nécessité d’avoir des correspondants reçoit pour cela une gratification spéciale), donc seize ou vingt collaborateurs
adjoints et plusieurs correspondants, un personnel d'environ quarante
personnes.
Concernant un ascendant puissant à exercer sur la librairie en connexion avec l’Institut.
1). L'éditeur de la publication critique a droit de préemption sur tous les manuscrits des collaborateurs, c'est-à-dire que, s’il veut accepter les conditions que tout autre éditeur aurait pu accorder à l'auteur, . obtient la préférence pour la publication. |
2). Par contre l'éditeur est tenu de publier, à des conditions avantageuses
(au sujet desquelles il peut s'entendre avec les rédacteurs), les manuscrits
des collaborateurs qui lui sont recommandés par les rédacteurs (qui par suite les lisent ex officio et ont à formuler leur jugement sur eux).
3). D’autres savants qui ne sont pas des collaborateurs doivent aussi
avoir le droit et être sollicités d'envoyer à la société leurs manuscrits à fin d'examen et de recommandation pour la publication. De là résulte que l'éditeur de la publication critique a également ce droit PERL les manuscrits qui lui sont offerts.
4). Les conditions précédentes seront inscrites dans le contrat en forme, de façon à pouvoir porter plainte devant le Sénat académique en cas de violation.
La première chose que nous ayons maintenant à faire, n'est-ce pas de chercher un éditeur? Personnellement, je crois notre projet, particuliérement à raison de l’appendice qui précède, de telle nature que tout homme ayant des moyens et doté de quelque capacité intellectuelle, (qu’il soit ou non libraire) auquel on l’aura exposé, l’embrassera avec empressement; je crois, par conséquent, que l'éditeur doit être le cadet de nos soucis. Mais tous nos soins et toutes nos réflexions doivent porter sur la recherche du personnel énuméré plus haut, d’un personnel
t> a as
capable des services qu'on réclame de lui, sur les moyens de le réunir
et de nous assurer de lui.
La discrétion nous est d'autant plus nécessaire que j'entends parler
d'une entreprise analogue i.
Schlegel commençait par signaler le vice capital des Revues critiques parues jusqu'alors : manque d’impartialité ; inégalité des jugements, due à la grande diversité d’origine des collaborateurs ; beaucoup trop de complaisance pour les ouvrages médiocres ou mauvais; beaucoup trop de hâte dans l’examen des ouvrages importants et parfois une totale omission; trop d’irrégularité dans la date des comptes rendus, les uns paraissant aussitôt après la publication des livres, les autres tardant parfois plusieurs années à paraître, etc.
Si l’on ajoutait que ces revues contenaient des rapports sur des matières si particulières qu’elles étaient incompréhensibles pour les non-spécialistes, sans que par ailleurs elles pussent satisfaire les savants de métier
qui ont leurs journaux professionnels; si l’on considérait encore ia
publicité défectueuse de ces journaux savants, dont la forme était empruntée aveuglément et sans raison aux journaux politiques, alors que les événements du monde littéraire ne se succèdent pas au jour le jour comme les événements d’une campagne militaire, on comprenait la nécessité d’une transformation radicale de la revue littéraire.
D'abord la nécessité de renoncer à l'apparence et au titre du journal; à la périodicité mensuelle aussi qui ne permet pas, vu les dimensions des fascicules, les travaux de quelque étendue. Le meilleur mode de publication était celui d’Annales en un ou plusieurs volumes allant d’une foire à l’autre 2.
Leur but serait de signaler les bleu. les plus remarquables, leur rapport aux publications précédentes ou actuelles, leur importance pour l'avenir, bref d’en préparer véritablement l’histoire; les mots scientifiques et littéraires délimitaïent plus nettement et plus clairement le
cadre de l'Institution que le mot vague et indéterminé de littérature, enfin l'expression pour l'Allemagne signifiait, non pas sans doute
l'exclusion de tous les ouvrages étrangers, mais un choix dans ces ouvrages, le choix de ceux qui avaient pu influer en Allemagne sur la marche de la Science et des Lettres.
Devant l'impossibilité d'apporter une revue complète de tous les livres — ils étaient trop nombreux — les Annales chercheraient à être universelles en ce sens qu'elles s’attacheraient à l'examen des ouvrages qui avaient une portée générale, intéressaient l’homme dans son humanité et faisaient partie intégrante de la culture supérieure de l'esprit Donc, exclusion de tous les livres qui ne présentaient que des données
. Otto Fiebiger, Johann Gottlieb Fichtes kritische Pläne während der Jahre 1799-1801 Ga Neue Jahrbücher für das klassische Allertum, Geschichte und deutsche ne hgg. von F. Ilberg, p. 210-215).
2. A.-W. von Schlegel, S. W., éd. Bôcking, VIIL Bd., Leipzig, Weidmanns’che Buohe handlung, 1846, Entwurf zu einem kritischen Institute, 1800, p. 90-51. — 3. Ibid., p. 51.
empiriques ou des propositions positives sans rapport à un système ou sans déduction à partir de principes; de même, exclusion de toutes les connaissances purement techniques, sans autre valeur que leur application à des buts spéciaux.
Voici quelles seraient les matières dont s’occuperaient les Annales :
1° La philosophie dans son acception la plus large;
2° Les sciences naturelles (physique empirique et physique Déc mathématiques dans leur application à la physique);
3° L'histoire qui intéresse la civilisation humaine; et aussi les chefsd'œuvre historiques.
4° La philologie (philosophie de la grammaire comparée, critique philologique et exégèse);
5° Les belles-lettres et leur théorie (comprenant la rhétorique, la poésie en particulier, à laquelle on réserverait une place privilégiée, les arts).
De ce qui touche aux sciences dites des Facultés on retiendrait :
4° de la théologie : la théorie philosophique des religions, la critique et l’exégèse des livres sacrés, en tant qu’on peut les considérer comme documents pour l’histoire de l'humanité;
2 de la jurisprudence : le droit naturel et la théorie de la législation;
3° de la médecine : les fondements de son système, en tant que reposant sur les sciences naturelles !.
La constitution de l’Institut était fort simple. Tous les collaborateurs, penseurs indépendants, devaient être animés d’un même esprit et d'un même zèle pour le progrès de la science et de l’art. Le directeur ne serait que leur commun chargé d'affaires et l'agent de leur mutuelle communication. Chacun des collaborateurs, dans la spécialité qui le concernait, indiquerait les travaux qui.méritaient d’être retenus. L'essentiel de la rédaction serait ainsi divisé entre tous les collaborateurs, et ces collaborateurs devaient être Bernhardi, Schelling, A.-G. Schlegel, Fr. Schlegel, Tieck. Le directeur pourrait s’en adjoindre d’autres pour telle ou telle branche secondaire, avec l’approbation de la majorité?.
En ce qui concernait la forme des articles, la liberté la plus entière était laissée aux collaborateurs : lettres, Molenes aphorismes, tout était permis sauf la « recension », nom + chose, c’est-à-dire la pédanterie professionnelle, le ton guindé, les extraits inutiles des livres examinés.
Ces articles pourraient être, soit de grandes études critiques, pour les ouvrages les plus importants ou l’œuvre intégrale d’un auteur en renom, soit de courtes critiques sous toutes les formes, et le meilleur nom qui conviendrait serait alors celui de Notices; soit encore des comptes rendus par les auteurs de leurs propres ouvrages (Selbstanzeigen) où les différents collaborateurs des Annales, à l'apparition de leurs œuvres nouvelles, exposeraient le plan de leur livre et leurs intentions, sans que ces comptes rendus des auteurs par eux-mêmes excluent de la part des autres collaborateurs un jugement élogieux ou critique dans un aperçu, dans un parallèle ou sous toute autre forme, soit enfin d’une critique de la critique ou d’une revue de ces comptes reïdus mêmes. Les Annales ainsi constituées
1. A.-W. von Schlegel, S. W., éd. Bôcking, VII. Bd., Entwurf zu einem kritischen Institute, 1800, p. 51-54, — 2. Ibid., p. 54-55.
APPENDICE. Lie 261
devaient forcément être en lutte avec les autorités surannées, avec les esprits paresseux, avec l’obscurantisme scientifique, d’où la nécessité de polémiques sous les formes les plus variées : railleries, pointes, parodies, qui serviraient à mettre en lumière la bêtise et la perversité. Chaque collaborateur indiquerait, laconiquement, pour sa partie, les erreurs les plus frappantes.
Les noms de l'ensemble des collaborateurs int indiqués dans l'introduction mais non reproduits à la suite des critiques; seul le nom du directeur figurerait sur la couverture.
La dernière partie du plan était consacrée à l'examen des conditions matérielles : format in-8°, dimension des volumes (14 à 30 feuilles), nombre des volumes, honoraires (2 Louis la feuille), etc. 1.
Berlin d. 12. April 1800.
Ich für meinen Theil verspreche nicht nur fôrmlich und ordentlich meine Portion zu liefern, sondern gebe Ihnen auch hiemit feicrlich meine Stimme zum Redaktorat, und bevollmächtige zugleich den Friedrich über die Vertheilung der Arbeiten, in so fern einem Jeden cine Meinung dabei zustehen soll, die meinige zu führen; sonst aber renoncire ich auch auf eine Meinung, da ich vorausseze, dass Sie von den Kräften der Mitarbeiter und was für einen Jeden das Beste ist eine richtige Idee haben. Freilich wäre ein solches Unternehmen ohne eine gewisse Vollständigkeit nichts; indessen wünschte ich zu wissen, ob Ibre Meinung dahin geht dass wir uns sogleich auch auf die eigentlich sogenannten Wissenschaften extendiren sollen? Ich für mich bin fürs erste dagegen, nur was zur Philosophie über sie gehôrt muss uns frei bleiben. Die monatliche Erscheinung wäre hôchst génant, auch wenn wir alle mehr Monatsarbeiter wären, und so bin ich ebenfalls für die messliche. Machen Sie nur, dass Sie in Leipzig, wohin Sie ja reisen wollen, einen Verleger packen, und treten Sie dann gleich Ihr Amt an, damit sich die Herren bei Zeiten in die Rippen stossen und wir wo môglich gleich in einen guten Vorrath kommen. Bernhardi habe ich seit Gestern da ich Ihren Brief empfing noch nicht sehen künnen; ich will ihn aber heute aufsuchen und ihm das nôthige mittheilen. Den literar. Artikel im Archiv wird er wol ohne Schwierigkeit aufgeben; aber für die Romane ist, wie ich fürchte, weder er noch seine Frau, mit der er in dieser Rüksicht sehr eine Person ausmacht, zu rechnen, weil er in diesem Artikel jezt viel in der A. L. Z. arbeitet, und ob er diese auch sogleich aufgeben würde weiss ich nicht, indess haben wir ja Caroline und Dorothea, die gewiss für dieses Fach nicht nur vortrefflich sondern auch genug sind. Ich für meinen Theil bin mit allem
. 4. A.-W. von Schlegel, S. W., éd. Bôcking, VIII. Bd. ANR zu einem kritischen Institute, 1800, p. 55-57.
was ich kann und noch kôünnen werde der Eurige und ich hoffe es soll noch etwas aus mir werden. Uebrigens versteht sich von selbst dass wir alle unser Recht zu vetoiren, denn ein solches giebt es doch bei jedem gemeinschaftlichen Unternebrmen, in die Hande des Redakteurs legen.
Sie sehen wie sehr mir die Sache Ernst ist, so dass ich nicht cher über etwas Anderes mit Ihnen reden konnte
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SCHLEIERMACHER
Berlin d. 3. Mai 1800.
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Redakteur der Notizen sind Sie ne weiteres Stimmensammeln von selbst, weil es kein Anderer sein kann. Gott segne nur Ihre Reise nach Leipzig. Das Nennen ist ein Punkt über den ich besonders wenig verstehe, indess dächte ich Ihr Name dürfte auf keinen Fall fehlen; wie es mit den Unsrigen gehalten werden soll, darüber weiss ich wahrlich nichts zu sagen; aber wunderlich würde es mir vorkommen wenn wir alle auf dem Titel paradirten. Sollen wir uns etwa unter jeder einzelnen
Arbeit nennen°? dann kônnen wir das Buch sogar in Dänemark drucken lassen !
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SCHLEIERMACHER
Bertin d. 27. Mai 1800.
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Bernhardi hat verschiedene Male gegen mich geäussert, er fürchte, dass Fichte bôse werden würde, wenn er von dem Notizenplan etwas hôrt, weil er doch selbst oft genug den Vorsaz zu einem kritischen Institut angedeutet hätte. Wenigstens wäre es wol gut, wenn Sie Ihm eher etwas davon mittheilten als die ganze Welt es erfährt — aber auch nicht viel eher, der lieben Maurerei wegen. Mir scheint es nicht schwer zu sein, ihm die Sache in einem solchen Lichte zu zeigen, dass er gar nichts dagegen haben kann
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Leben Sie wol, lieber Freund, und treten Sie bald Ihr Redactorat an mit so grosser Vollmacht als Sie nôthig finden. SCHLEIERMACHER.
CR
* Berlin d. 29. Aug. 1800.
Sie haben mir mit Ihrem Briefe, den ich vorgestern erhalten habe, sehr viel Freude gemacht; und ich eile auch, ihn sogleich zu beantworten, soweit es vor der Hand môglich ist. Noch an dem nemlichen Tage bin ich Nachmittag zu Fichte gegangen. Er kam mir damit entgegen dass es
ihm recht lieb sei dass ich gerade jezt käme, er habe einen Brief
erhalten, der ihn entsezlich ärgere und über dessen Inhalt er gern mit
mir reden wolle; es war Schellings Brief, und Sie kôünnen denken dass
er nun den Ihrigen schon nicht in der besten Gemüthsverfassung zur Hand nahm. Er las mir ihn stellenweise vor und commentirte. Sobald er etwas sagte was sich auf seinen Plan bezog, that ich fremd, und er erôffnete mir ihn nun selbst, gab mir die Ankündigung zu lesen und nannte ihn einen Nothplan. Er habe hier einen Plan bei Unger vorgefunden, habe ihm gesagt er wolle das Ding wol machen, Unger habe sich ihm darauf ganz in die Arme geworfen, und er habe ihm Euch Alle versprochen. Ich fielihn daraufim Centor {?] an, und sagte ihm, wenn der Plan anfañgs bloss in Ungers Seele geruht, und er, Fichte, ihn also eigentlich allein gemacht habe, so habe er ja Unger ganz in seiner Hand und kônne thun was er wolle, in Verlegenheit kônnte er nur sein wenn schon
früher verbundene Mitarbeiter im Spiele wären. Darauf kam dann das
Bekenntniss heraus, welches mein armes Herz in eine besonders weiche Stimmung versezte, dass Woltmann den ersten Plan gemacht, und dass er also diesen Mitarbeiter bereits vorgefunden. Sie sehen das Fichte mir keine Einladung hat zukommen lassen. Wir stehen auf dem besten Fuss mit einander in sofern kein Fuss auch einer ist, aber er hat niemals meinen kritischen Versuchen — auch vor der Bestimmung und ganz unabhängig von ihr — so wenig als meinen andern Arbeiten einigen Geschmack abgewinnen kônnen, so dass er mir auch bei der Stelle Thres Briefes, wo Sie ihm die Notizen im Athenäum als Maasstab des künftigen angeben, sagte : gegen diese habe er nichts einzuwenden, sie wären sehr gründlich, nemlich die von Ihnen. Es war ihm sehr lieb, dass ich unsern Entwurf bei mir hatte, und er fing nun an ihn durchzugehen, griff mehrere Ausdrücke auf, von denen er, sowie auch vom Titel, behauptete Sie hätten sie aus seinem schriftlichen Entwurf entlehnt; wollte in der Erwähnung der ungleichen Zeit der Beurtheilung in andern Journalen eine merkantilische Rücksicht und darin dass Sie in der Philologie den Accent auf die philosophische Grammatik legten eine Rücksicht auf Bernhardi finden, und schritt auf diese Art in einer hôchst piquirten Kritik fort, der ich mit aller môglichen Gelassenheit und Sanftmuth begegnete. Ich sagte ihm über das Entlehnen kôünne ich nicht urtheilen, da ich seinen Entwurf nicht gesehen, die einzelnen Ausdrücke aber schienen mir ganz unschuldig zu sein und so dass wol jeder darauf kommen kônne, über den Titel seien erst mehrere Vorschläge debattirt worden pp- und machte ihn auf die wesentlichen Verschiedenheiten der beiden Pläne aufmerksam. Denn er hatte mir gleich anfangs angekündigt, in
Rücksicht der Uebersichten würde er nie mit Ihnen übereinkommen, Kritik über einzelne Werke (ausser wenn es Werke der bildenden Kunst wären) sei Stümperei, und nur in einem systematischen Ganzen kôünne etwas ordentliches geleistet werden. Nachdem ich ihm, ohne über die Sache zu streiten, unser aller feste Ueberzeugung vom Gegentheil mehrmals versichert und ihn immer wieder auf diesen Punkt geführt hatte, . gestand er endlich ein Sie hätten ganz nach Ihrer Ueberzeugung gehandelt ihm den-Plan so lange vorzuenthalten, denn Sie hätten nicht glauben kônnen, dass er beitreten würde. Rückfälle aber über jenes Entlehnen bekam er immer wieder. In dieser unruhigen Gemüthsstimmung glaubte ich nun würden die Seile der Liebe den cxinpauyéva eher würgen als ziehn, und bat ihn also nur reiïflich zu überlegen was zu thun sei, nachdem ich ihn so fein und schonend als môglich darauf hingeführt, dass er Euch doch nicht so a priori an Unger versprechen künnen und dass nun die Verlegenheit allein auf seiner Seite sei. Hôchst komisch sagte er es mir als einen Ruhm, er sei der planloseste Mensch und benüze nur immer die Gelegenheit, gestand sein gegenwärtiger Plan sei ein Nothplan und behauptete doch es würde mehr Einheit in dem Ganzen sein, als in dem unsrigen. Der gute Fichte hat erst hier ganz kürzlich eine traurige Erfahrung davon gemacht was dabei heraus-:. kommt wenn man sich ‘in etwas hineinzwängt was von schlechten Menschen schlecht eingeleitet ist, und er hat sich von den erbärmlichsten Subjekten eine Nase müssen drehen lassen, und nun wollte er schon wieder eine Gelegenheit mit Woltmann benuzen, bekannte auch unverholen, dass dieser ein schlechter Schriftsteller sei, allein er werde. ihm schon die Flügel lähmen, und mit ihm machen was er wolle. Sollte dieses monarchische Princip nicht noch weiter hinaus angewendet werden? Auch kann ich Ihnen noch eine Aeusserung nicht verschweigen, die ihm gleich Anfangs entfiel : es solle ihm sehr leid thun wenn eine Spaltung daraus enstehe, er sei noch gar nicht Willens eine zu machen. Nun ist dieses noch zwar nur zweideutig, aber zweideutig ist es doch. Am andern Tage habe ich Bernhardi zu ihm geschickt, dieser hat mir heute früh von seiner Mission referiren wollen, es aber nicht gethan, und ich habe nun keine Hofnung mehr ibn vor Abgang dieses Briefes zu sprechen. Aus seinen Aeusserungen musste ich schliessen, dass ihn Fichte, wenn auch nicht fôrmlich eingeladen, doch schon früher von seinem Plane hat merken lassen. Auch hatte er nicht üble Lust wenn beide Institute zu Stande kämen an beiden zu arbeiten, da unsers ja doch, wie er sich ausdrückte, die Zeit nicht ganz verzehren würde, und er scheint beide Jahrbücher, die A. L. Z. und das Archiv, vereinigen zu wollen. Diese Vorstellung vor dem was ein Mensch prästiren kann geht über mein Vermôgen. Nun wünsche ich herzlich dass Sie mit Schelling dahin zum Schluss gekommen sein môgen die Ankündigung in die A. Z. baldmôglichst einrücken zu lassen. Wie kann Fichte das übel nehmen, da er weiss wir sind mit Cotta in Richtigkeit? Es würde ihn selbst aus der Verlegenheit reissen, denn es würde Unger bestimmen, die Sache aufzugeben; und überhaupt je rascher wir nun zum Werke schreiten, desto besser scheint es mir zu sein. Schellings Vorschlag wegen Nichtnennung will mir nicht recht gefallen ; hôren Sie
warum. Schon seit Ihrem Abschiede von der A. L. Z. trägt mansichhier
mit dem Gerücht dass Sie und Friedrich eine neue L. Z. bei Cotta herausgeben würden, und dieses Gerücht hat sich seit der lezten Leipz. Messe durch Buchhändler erneuert; so bald also nun etwas bei Cotta angekündigt wird werden die Leute nach ihrer Weisheit die Sache errathen, und das unpartheiische Publikum wird nur sagen wir wollten den Faktionsgeist hinter der Anonymität verbergen, welches uns nur in schlimmeren Credit sezen würde als die offene Nennung wenigstens des
Redakteurs. Denn, was die ganze Gesellschaft betrifft, so ist es freilich
besser, sie nicht eher zu nennen bis sie vollzählig ist, sonst wird man wieder sagen : « da werden in dem und jenem Fache, worin sich noch Keiner von uns recht gezeigt hat, schône Sachen zum Vorschein
kommen ». Mit der Wahl der exoterischen Mitglieder hat es zwar an sich keine Eile, aber wenn nun Fichte darauf beharrte, seinen Plan neben
dem unsrigen auszuführen, wie dann?
Ihr Urtheil über meine beiden Notizen hat mirzur grossen Beruhigung
gereicht; mir war/in der That bange gewesen es kônnte Ihnen und
Friedrich scheinen als sei ich mit Fichte nicht säuberlich genug verfahren, ohnerachtet ich es nicht besser zu machen wusste, und es
war mir hôchst fatal dass der Aufsaz hatte-gedruckt werden müssen ohne Ihre Censur passirt zu haben.
Wie Fichte es genommen hat, darüber weiss ich Ihnen wenig zu sagen. Als ich ihn das erste Mal nach Erscheinung des Athenäums sah, sagte er nur er habe sie noch nicht ordentlich gelesen; vorgestern sagte er mir als ich gehn wollte, er habe noch ausführlich mit mir über meine Notiz zu spréchen, es blieb mir aber damals keine Zeit übrig, und ich werde ohnedies nächstens wieder zu ihm gehn. Zu Bernhardi hat er gesagt : : ich habe ihn persifliren wollen, mich aber unglücklicherweise selbst persiflirt. Vielleicht noch mehr, was mir dieser aber nicht wieder gesagt. Ichwerde ihm beides gründlich zu benehmen suchen, und recht aufrichtig mit ihm über die Sache reden. Sie wissen vielleicht nicht dass seine Frau tôdtlich krank gewesen ist, deshalb war lange nichts gründliches mit ihm zu sprechen; sie bessert sich jezt nun
eben. Vielleicht hat Ihnen auch Friedrich, der in solchen Dingen saum-
selig genug ist, nicht geschrieben wie Frôlich sich mit den Honorar fürs Athen. abgefunden hat. Er hat mir eine in Iena zahlbare Assignation auf 50 M. geschickt mit dem Bedeuten dass er das übrige abrechnen wolle, auf das was Fr. für die Lucinde voraus habe, welche ja nicht
-erscheinen zu wollen schiene. Ich finde das um so grüber da er sehr gut
wusste, dass das Stück fremde Beiträge von hier enthielt, welche auf diese Art nicht honorirt werden kônnten. Er ist doch in jeder Beziehung ein schlechtes Subjekt.
Der jüngere Pfaff ist eine sehr gute Acquisition, die wir ja nicht verabsäumen müssen, meine mathematische Laufbahn kann ich ohnedies
erst in ein Paar Jahren erôffnen, und auch dann wollen wir uns schon vertragen. Eschenmaiern hat ja UE auch schon ein sehr gutes
Zeugniss gegeben.
Was Sie fur den Anfang der Jahrbücher versprechen ist sehr schôn’;
aber Schade wäre es, wenn der Wieland nicht rechtbald käme;indess wird
freilich Manches der Ganzheit der Aufsäze aufgeopfert werden müssen, wenn Sie anders der Meinung sind dass keiner, auch nicht eine Uebersicht, abgebrochen werden darf. Bernhardi habeichlhre Aufträge bestellt, und er wird Ihnen wol selbst antworten. Iu Rücksicht der kritischen Journale werde ich nun mein ganzes System ändern und sie lesen müssen, um bisweilen einen Beitrag zur Revision zu liefern. Auch diesen Artikel, eben wie die Selbstanzeigen, erklärte Fichte für entlehnt. Ich habe jezt mehr als jemals Lust etwas über die lezten Begebenheiten der L. Z. zu sagen, und wenn ich Zeit finde und einen Verleger so lasse ich es am liebsten allein drucken. Was hat denn Schelling zu meiner Notiz über die Bestimmung gemeint? Kônnen Sie mir’s aufrichtig sagen, so werden Sie mich sehr verbinden. | . Von meiner Theilnahme an Ihren Verlust will ich Ihnea nichts weiter - Sagen. Ich weiss von Ihrer theuern Auguste doch so viel, als ohne eigne Anschauung môglich war, und, wenn Sie vielleicht zufällig gehôrt haben wie vorzüglich junge Mädchen mich interessiren, so kônnen Sie Sich deuken wie mir dabei zu Muthe gewesen ist. Ihren Auftrag werde ich bald môglichst besorgen; Schadow wohnt jezt auf dem Lande, ich werde aber gewiss nicht darauf warten dass er in die Stadt zieht, sondern ihn nächste Woche besuchen, und Ihnen dann ba!digst referiren. Ich hoffe von Tena aus zu erfahren ob ein nächster Brief Sie noch in Bamberg treffen kann. Mit Ihrem Briefe zugleich erhielt ich einen von Dorothea, ohne eine Zeile von Friedrich, der wahrscheinlich mit seiner bevorstehenden Promotion alle Hände voll zu thun hatte. Mich soll wundern, ob diese nicht Gelegenheit zu irgend einem Ausfall geben wird. Môchten Sie doch auch bald wieder an Ihre Teufelei kommen, deren Gegenstand sich recht qualificirt hôchst ergôzlich zu werden. Ich bin gesprungen als ich den Namen Kotzebue las. Aber wie künstlich erregen Sie immer meine Erwartungen wenn Sie einen nur halb befriedigt haben! Das grosse Gedicht, welcher Art wird das sein? Mit meiner Bekehrung zur Poesie, das wird wol noch lange Zeit haben, wüssten Sie nur was ich Alles in Prosa zu thun habe! |
Ich komme nun auf Ihre Vorschläge. Um die Apodiktik hatte ich Sie schon selbst bitten wollen, und da ich die Clapis Fichtiana einmal gelesen habe, so sehe ich nicht ein, warum sie ein anderer lesen soll — es wird übrigens nur eine kleine Notiz werden. Zur Kalligone ist Bernhardi zwar bereitwillig, jedoch will ich sie auch übernehmen wenn Sie etwa für B. zu viel Anderes in Petto haben oder es entschieden für besser halten, dass Herder auch auf eine andere Art appretirt werde. Den Bardili überlasse ich Schelling sehr gern, so auch den Jakobi an Fichte. Ich für mein Theil warte darauf dass Jakobi noch einmal etwas Grosses schreiben soll. Darauf môchte ich, wenn Sie nichts dagegen haben, Beschlag legen, und ihn dann in Lebengrüsse vornehmen, wenn Sie nemlich zufrieden sind dass es mit eben so viel Ernst als Achtung geschehe die ich in der That für Jakobi hege, ohnerachtet ich sein &pwvov Yeÿdoç und alle seine falschen Tendenzen auf den Grund zu kennen glaube. Fichte hat ohnedies, als ich einmal die Lust äusserte etwas über Jakobis Brief entweder selbst zu sagen, oder noch lieber Ihren Bruder dazu zu veranlassen, es deprecirt unter dem Vorwande dass er ihm selbst erst
antworten wolle. Thut es Schelling aber, so wird er gewiss nichts
dagegen haben. Dass Sie mir den Reinhold würden zuschanzen wollen hätte ich nicht erwartet, da ich wusste dass es Schelling thun wollte.
Die Ursach warum Sie ihn lieber mir zuschieben wollen lässt sich zwar
hôüren; aber bedenken Sie doch, ob wir dieses Princip, wenn wir es einmal annehmen, sollten durchführen kônnen, und ob wir nicht besser thâten uns in der Zuversicht auf unsere Gerechtigkeit dessen zu überheben. Auch sehe ich nicht ein, wie Schelling, in der Revision den Reinhold überhingehen kann. Dasselbe Princip würde übrigens auch auf den Jakobi anwendbar sein, ohne dessen Einfluss eine Revision gar nicht hâtte zu Stande kommen kônnen, denn es ist eine Keckheit und Zuver-
sicht darin deren Reinhold gar nicht fähig wäre, ebenso auch den
Bardili, und was würde Schelling übrig bleiben wenn er die vermeiden
wollte die ihm unmittelbar ins Gehege kommen ? Das sind meine Gegengründe, und nur wenn Sie es für unumgänglich nothwendig halten submittire ich; dennesist ein langweiliges Geschäft, und ich glaube dass
es Schélling leichter werden wird als mir, weil ich noch so viel dazu
lesen müsste, und mir das noch immer schwer wird. Fragen Sie doch
auch Schelling ob er in seiner Revision auf die Archimetrie zu reden kommt, sonst môchte doch eine kurze und bündige Notiz davon nicht unrecht sein. Von dem Zustande der Theologie und Religionsphilosophie in Bezug auf einander môchte ich wol eine tüchtige Uebersicht geben;
Fe. aber ich glaube im dritten Bande, d. h. ohngefähr übers Jahr wird dazu
Zeit genug sein, bis dahin rückt noch Manches in diesem Fach weiter vor, und es kann dann Alles um so vollständiger und klarer gemacht werden. Im Auge habe ich es jezt schon, und Sie kônnen sich darauf vôllig verlässen. Lichtenbergs Schriften kann ich wol vorläufig übernehmen, ob ich sie gleich noch nicht gesehen habe. Vielleicht redete ich auch mit den neuen Uebersezern der Republik des Platon ein Wôrtchen, da ich das Zeug doch ansehn muss, wenn es sich nemlich der Mühe verlohnt. Nun bitte ich Sie aber ja mir zu sagen was Sie etwa für den ersten Band môchten, denn ich werde im nächsten Vierteljahr nur an das Nôthigste denken kônnen; hernach hoffe ich mehr Zeit zu gewinnen. Je eher Sie mir dies sagen kônnen, um desto lieber wird es mir sein. Leben Sie recht wol; empfehlen Sie mich Ihrer Frau Gemahlin, deren Gesundheit, wie ich leider hôre, und auch-wol nach dem traurigen Ereigniss nicht anders zu erwarten war, noch immer nicht ganz hergestellt ist, und grüssen Sie mir auch Schelling. Sagen Sie ihm, dass Fichte’n seine abschlägige Antwort besonders schwer gefallen, und dass ibn nur beruhigen konnte was er ihm von einem früheren Vertrage den er schon mit Cotta gehabl geschrieben. Diese Erwähnung — es sei damit wie es wolle, denn ich weiss nichts näheres davon — ist sehr gut gewesen. Sehr brav ist es, dass Schelling uns so treu geblieben ist; aber
auch gewiss in jeder Rücksicht sehr gut : denn Fichtes Institut, wenn es
auch zu Stande gekommen wäre, hätte doch wol schon seiner Natur nach keine Consistenz gehabt. Sie sehen aus diesem Urtheil wie treu ich
geblieben sein würde wenn mir auch Fichte die Ehre gethan hätte mich
einzuladen.
SCHLEIERMACHER
Berlin d. 20. Sept. 1800.
Wenn Sie es für das Heil der Jahrbücher halten Fichte zum Mitredakteur zu haben, so haben Sie sehr wohl gethan keine Umfrage darüber zu halten, denn ich glaube nicht dass Sie ausser Schellings noch eine recht aufrichtige bejahende Stimme dafür bekommen haben würden. Wieviel ich auch auf Ihre Weisheit rechne, ist Fichte Redakteur für die Wissenschaft so wird er schon für diesen Theil in unsern Plan (der nach seinen Ideen doch auch nur ein Noth-Plan ist) seinen Geist môglichst hereinzuarbeiten sucheñ, und dies gewiss nicht zum Aeussern rechnen; und ist ihm gar das ganze Fach der Transcendental-Philosophie nebst Naturrecht und spek. Moral übertragen, so wird er hier sein ganzes systematisches Wesen regieren lassen wollen. Ich wünschte wol zu wissen in welchen Ausdrücken Schelling diese Uebertragung abgefasst hat, und ob er dabei von der Voraussezung ausgegangen ist als würde ohne Fichte’s Beitritt er selbst dieses Fach in den Jahrbüchern allein bearbeitet haben, eine Voraussezung, die etwas mir vüllig neues enthält. Indess Schelling wäre allein wol nicht fertig geworden, Fichte aber mit seiner Uebersichtsmanier kann es wol bezwingen, und Sie werden dann nicht nôthig haben darüber zu wachen, dass nichts weil es seinen Ansichten widerspricht ausgeschlossen werde. Ob aber Zweck und Geist der Jahrbücher, wie wir uns beides gedacht hatten, dabei gewinnen werden, ist eine andere Frage.
Sie werden mir hoffentlich zutraun, dass dieser Verschiedenheit der Meinungen ohngeachtet ich als Ihr Abgosandter die Sache sehr ernstlich betrieben haben würde wenn es noch nôthig gewesen wäre. Fichte sagte mir aber er habe an Schelling schon geantwortet. Er sei gegen Unger nur als Mitarbeiter gebunden, nicht als Redakteur (denn in forma würde er dies nicht geworden sein), auch nicht als Werber. Er werde also seine Arbeiten an Unger liefern oder sich wenigstens in Stand dazu sezen; künne Unger keine Mitarbeiter schaffen, so sei er frei und werde dann wie es von Anfang an sein Wunsch gewesen, unserm Institut beitreten, « wenn er den Geist desselben gehôrig beobachtet habe ». Soviel ich erfahren konnte, meint er damit, dass der Wiz weder allein Stehn, noch in die Gründe verwebt Lin éondern nur als Schleppentrâger den Demonstrationen, wie er sie zu machen pflegt, nachfolgen soll. Er wird also wol den ersten und vielleicht auch den zweiten Band beobachten. Ich wünschte sehr dass in diesen Bänden Ihr Bruder einige transcendental-philosophische Kritiken liefern wollte, damit Fichte an eine von der seinigen verschiedene Art dieses Fach zu behandeln schon im Voraus gewühnt würde, und damit es, wenn er seine Redaktion antritt, an Beispielen die er ehren muss nicht fehlen môge.
SCHLEIERMACHER
» \ A2 PPT ne JUIN vo dt HS CASTRES
APPENDICE VIll
Berlin d. 14. Octob.
Ueberrascht hat mich allerdings die Nachricht von Schellings Procedur, und das um so mehr da er Fichte’n zuerst schrieb « er sei durch einen besondern Contrakt mit Cotta noch stärker gebunden als wir übrigen ». Ich konnte mir dies damals nicht recht erklären; es sei dem aber wie ihm wolle, so dächte ich er müsste sich um so mehr vor Fichte selbst schämen; auch dieser ist von Unrecht und Dubplicität nicht frei zu sprechen, und mir scheint es als ob an irgend eine künftige Vereinigung für dieses Unternehmen nach einem solchen Verfahren nicht mehr zu denken wäre. Conjecturen über die Natur der Fichte’schen Erôffnung wodurch dieser Rücktritt bewerkstelligt worden ist zu machen lohnt wobhl eigentlich nicht der Mühe. Fichte’s Idee indessen ist sehr klar : er will unser Bündniss sprengen, aber nur nach und nach, vorher den Unger’schen Noth-Plan ebenfalls beseitigen, und dann ein neues Ganzes unter seinen Auspicien bilden. Vielleicht sind schon solche Vorstellungen hinreichend gewesen, um Schelling zu überreden, vielleicht auch — wenn Schelling für diesen Punkt sehr empfänglich ist, was ich nicht . weiss — pekuniäre : denn F. hat mich häufig merken lassen dass Unger ein ungleich stärkeres Honorar geboten habe.... Nur mit dem Niederschreiben werde ich nicht eher anfangen bis Sie mir ein Paar Worte darüber sagen kônnen ob Cotta bleibt, und also der erste Band baldmôglichst herauskommt. Ich bin noch mit allerlei eiligen Dingen beschäftigt, und môchte also meine nächste Zeit nicht gern theilen wenn es nicht notwendig ist. Wollten Sie mir vielleicht auf den Fall, dass Cotta untreu wird, Vollmacht geben eine andere Unterhandlung anzuknüpfen? Es ist hier ein junger Buchhändler Namens Reimer der etwas in bonis hat, ein sehr redlicher Mensch ist, und sich für die gute Seite der Litteratur interessirt. Er ‘ist zwar ein Freund von Fichte, dessen Sonnenklaren Bericht er auch verlegt; aber ich glaube nicht dass dies etwas schaden würde. Wenigstens kann man vorläufig auf seine Verschwiegenheit auch gegen diesen rechnen.
Erlauben Sie mir in dem Falle quaestionis wenigstens eine Anfrage an ihn zu thun; zeigt er sich geneigt, so kônnen Sie Sich dann gleich mit ihm in rapport sezen. Es scheint mir wichtig dass wir einen Verleger recht bald sicher haben und dass wir bald môglichst wirklich erscheinen.
SCHLEIERMACHER