‹ Fichte et son temps (volume 4)Chapitre 30 sur 116 · IL « L'ESSAI » DE DEDE · texte numérisé non relu

IL « L'ESSAI » DE DEDE

KiND « POUR METTRE de l' Université de Halle, celui dont Fichte D-ACCORD FICHTE ET SON avait jadis invoqué l'exemple et l'autorité piBLic«. pour justifier ses conférences du dimanche,

qui s'en prit à la théologie nouvelle dans son Essai pour mettre

1. Neue allgemeiiie deutscke Bibliothek,ol. Bd., 1801, 2. St.. (1. lIiMt. p. 3U2-303.

2. Ibid., p. 393-30G, et Vcrtraiite unparlheiische Bricfe, p. ItJO-lTl.

PERIODE DE POLÉMIQUES. m

d'accord, au poinl de vue de son alhéisme, Fichle et son public (Versuch Herrn Fichte mit seinein PubliUuin in Absicht seines Athoismiis auszui^leichen'). Il déclarait impossible que la Raison pratique nous découvrît rien d'un ordre moral du monde; Fichte n'avait pu passer outre qu'au prix d'une inconséquence et en se plaçant, quoi qu'il en dît. au point de vue de la Raison théorique : l'idée d'un ordre, celle d'un rapport dans cet ordre, d'une cause de cet ordre impliquent des catégories (quantité, relation, cause) qui n'appartiennent pas à la Raison pratique et qu'il lui a bien fallu emprunter à la Raison théorique. La Raison pratique suffit si peu du reste à justifier l'existence de cet ordre qu'il faut, pour l'expliquer, l'intervention de Dieu. Au fond, tous les subterfuges de cette dialectique dissimulent mal l'impossibilité de séparer la Raison pratique de la Raison théorique. C'est également à cette distinction arbitraire qu'il faut rapporter l'argumentation de Fichte sur le Dieu-substance. Fichte déclare que croire à un pareil Dieu, c'est perdre l'entendement; sans doute pour la Raison pratique, isolée de tout rapport avec la Raison théorique, il ne peut exister de substance, mais c'est précisément parce qu'on a ainsi artificiellement perdu ientenxlemenl -.

Il faut insister davantage sur une autre bro-

III. LA BROCHURE chure. celle du prof. J.-A. Eberhard. éo-ale-

D'EBERRARD SUR « LE j^ent de l'Université de Halle, sur le Dieu de

DIEU DE M. LE PROFES- ^r i r t^- i

SEUR FICHTE ET LE ^"- '^ P'^^f- I" iclite et le fciux dieu de ses FAUX DIEU DE SES adversaires (Ueber den Gott des Herrn ADVERSAIRES.. Profcssor Fichte und den Gotzen seiner

Gegner), parce que la valeur philosophique des arguments y est incontestable, parce qu'Éberhard était le représentant autorisé de l'École Wolfienne, parce que Fichte lui-même a montré, en lui faisant aussi l'honneur d'une réponse, le prix qu'il y attachait.

Après avoir remarqué que l'aune à laquelle on mesurait les écrits philosophiques avait entièrement changé; qu'autrefois c'était la profondeur, la lumière, la précision et, quelquefois, une beauté supérieure de composition liée à ces perfections, tandis que maintenant c'était l'originalité, toujours l'originalité, rien que l'originalité; après avoir déploré cet état d'esprit doù était né l'enthousiasme pour la philosophie nouvelle, Eberhard rappelait les bases sur

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