X. L'ORIENTATION NOU- , ,, ,, ^.i.-. jr
VELLE DU ROMANTISME. ^^« Menscheii) - c cst le titre de 1 ouvrage que Fichte venait d'achever à la fin de Tannée •1799 — a une signification plus haute que dêtre une simple réponse aux objections de ses adversaires; elle est une protestation de l'Idéalisme critique contre un mysticisme auquel sans doute l'influence de Jacobi avait ouvert les voies, mais dont la vogue, alors si répandue dans le public, était sans contredit l'œuvre du romantisme.
On peut s'en étonner d'abord, si l'on se souvient qu'à ses origines le romantisme paraît issu de la Théorie de la Science; on le comprendra plus aisément, quand nous aurons montré ce que. moins de trois ans après la fondation de V Athénée, le romantisme était devenu.
Il avait suffi, pour en faire un mysticisme naturaliste, de Timpulsion de deux adeptes; ils s'appelaient, il est vrai, Novalis et Schleiermacher.
Dès le 14 juin 1797. Novalis écrit à Frédéric I. NOVALis ET LE SYM- Schle'j-el :
M Pour Fichte, tu as certainement raison. J'adopte de plus en plus tes vues au sujet de sa Théorie de la Science.... Fichte ne peut sortir de la Théorie de la Science, du moins il ne le peut sans se renier lui-même, ce qui me paraît impossible..,. Fichte est le plus dangereux de tous les penseurs que je connaisse. Il vous tient à jamais dans son cercle enchanté.... Tu es élu pour protéger contre le pouvoir magique de Fichte ceux qui s'eff"orcent d'être des penseurs originaux \ »
I. Novalis, Briefwechsel mit Friedrich und August-W'ilhelm. Charlotte und Caroline Schlegel, Mainz, Verlag von Franz Kirchheim, 1880. éd. J.-.M. Haich. 12, Novalis nn Fr. Schlege) in lena, Wiederstàdt, d. 14. Juuius 17'J7, p. 38.