‹ Fichte et son temps (volume 4)Chapitre 61 sur 116 · LES SATIRES DE JEAN-PAUL ET DE P. NIGOLAI · texte numérisé non relu

LES SATIRES DE JEAN-PAUL ET DE P. NIGOLAI

à elle-même incognito des éloges, et faire présenter, dans la Bibliothèque allemande universelle où Ton n'était pas habitué à voir apprécier les nouveautés uniquement parce qu'elles étaient des nouveautés, la Théorie de la Science comme une grande et importante entreprise dont rachèvement était impérieusement désiré ^.

« Monsieur Fichte s'est toujours plaint que ses adversaires ne comprissent pas la philosophie la plus récente, la sienne. S'il veut dire par là — comme c'était aussi la mode aux débuts de la philosophie kantienne — qu'on ne l'approuve pas, il a pleinement raison. Autrement on comprend parfaitement le sens de ce qu'il veut mettre à la base de toute philosophie et de tout savoir — quoiqu'on n'y puisse voir ni science, ni philosophie; ce qu'on ne comprend pas. c'est comment un homme, par ailleurs raisonnable, peut, dans son désir de faire quelque chose d'extraordinaire, s'embrouiller dans les subtilités et les rêves de l'abstraction, au point de vouloir mettre à la base de tout le savoir humain une hypothèse absolument arbitraire qui ne vaut mieux en rien que celle de l'horreur du vide, qui, nous promettant la solution de toutes les difficultés incluses dans les autres philosophies, ne résout, en fait, rien du tout et nous enveloppe dans un tissu de mots creux ^. »

Or, c'était autour de cet homme, c'était au nom de son système que les Schelling, les Schlegel, et quelques autres élus se disposaient à inaugurer une ère nouvelle prétendant régenter le monde, à eux seuls^.

Atteint dans ses amis, visé dans son honneur, c. LA RÉPLIQUE DE Fichlc, ccttc fois, releva le gant, et il vcugca

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