Ibid., § 6. IV, p. 287 et suiv
monde \ suivant les trois degrés correspondant aux trois formes du passage de la dilTérenciation à rindifîérenciation ^. Enfin Topposition se retrouvait encore entre le monde organique, où les produits productifs eux-mêmes réalisent, à travers leur détermination nécessaire, autant qu'il est possible, l'infinité de l'activité créatrice, et le monde inorganique, où ils sont dépourvus de ce pouvoir, opposition irréductible celle-là, et dont la solution, pour conserver à la nature l'unité foncière nécessaire à son existence même, ne peut se trouver que dans une distinction de degré ou de puissance : la nature inorganique étant un produit du premier degré, la nature organique un produit du second degré ^.
Cependant, en face de cette philosophie de la nature, Schelling se voyait dans robligation d'édifier une philosophie de l'esprit. La nature, en effet, n'a pas seulement une existence qui se suffit à elle-même, une existence en soi et à soi, elle existe comme l'objet de notre connaissance, elle existe pour notre pensée; or, l'explication dynamique et finaliste de la nature a beau attester l'existence d'une action spirituelle, elle ne pourra jamais fournir la raison du fait qu'elle existe pour une conscience étrangère à elle-même.
Cette philosophie de l'esprit, Schelling l'exposera un an plus tard dans le Système de l'Idéalisme transcendantal (System des transcendentalen Idealismus).