Ibid., p
3. Ibid., I. Bd., 1798, p. 0, note, Geschicklc der Trennung der grossen Loge der Freimaurer von Deutschland :u Berlin, von der hucltsten grossen Loge eu London.
4. Ibid., II. Ikl., 1799, Kurzgefasslc Geschichtc..., p. 128. Ibid., p. 132-133.
14 FIGHTE A BERLIN.
saire; elle fut confiée à un personnage dont le nom faisait autorité en matière maçonnique, à Fessier ^
Ignace-Aurèle Fessier était d'origine hongroise (de Czorndorf). Confié par sa mère aux jésuites de Raab, puis, lors de la menace d'expulsion de l'Ordre, à un parent, lecteur des capucins à Otten. le jeune Aurèle, séduit par la vie du cloître, prononça ses vœux en 1773 -. Ordonné prêtre, envoyé à Vienne, persécuté par ses chefs pour avoir dénoncé les scandales de la justice ecclésiastique, il dut à la protection de l'empereur Joseph II d'être nommé, en 1783, professeur de langues orientales et d'exégèse à Lemberg, en Galicie *. C'est là qu'il devint franc-maçon. Il entra, le 1" mai 1783, dans la Loge allemande le Phénix de la Table Ronde (Phonix zur runden Tafel)*; il était d'ailleurs versé depuis trois ans dans les secrets de la Maçonnerie : il avait été, à Vienne, en relations suivies avec des francs-maçons de marque, et la confession lui avait permis de connaître l'essentiel de la doctrine^.
A Lemberg, il dut de l'approfondir à un membre de la Loge Saint-Louis d'Alsace. C'était un ancien étudiant de Strasbourg, intrépide voyageur, qui avait parcouru la France et l'Angleterre, séjourné en Russie et en Suède d'où il avait rapporté de précieux documents sur le rite suédois, sur l'alchimie, la théosophie, la magie ^ documents dont Fessier eut connaissance \
Après un voyage à Vienne, en 1783, où il étudia la constitution et l'état actuel des Loges, Fessier écrivit un Traité des Loges, ce quelles sont, ce qu'il faut qu'elles soient (Die Freymaurerlogen, Avas sie sind, und was sie seyn soUen), traité dont les principes tout rationnels cherchaient à exclure de la Maçonnerie les pratiques contraires à la raison, notamment les serments barbares, alors en usage dans la plupart des Loges ^
Bientôt après, en 1788, une fois mort l'Empereur qui l'avait protégé jusque-là, redoutant les persécutions des jésuites, ses
1. Taschenbuch fiir Freiinaurer, II. Bd., 1799, p. 134, et Fossler, S. Schriften ûber Freymaurerey, wirklich als Mns. fur Brader, Dresden, 1804, II. Bd.. I. Abth., i, Maurerischer Zustand der St. Joh. Loge Royale York zur Freundschaft bey meiner Affiliation den 2'"' Jani 1796, p. G et suiv.
2. Taschenbuch fiir Freimaurer, III. Bd.. 1800, Literatur, o, Jahrbiicher der grossen Loge Royale York zar Freundschaft in Berlin, p. 323-326.