‹ Fichte et son tempsChapitre 100 sur 232 · Fichte’s Leben, I, u, 8, p. 194. Lettre de Hufeland · texte numérisé non relu

Fichte’s Leben, I, u, 8, p. 194. Lettre de Hufeland

garants de Fichte, et les hommes qui avaient su vaincre toutes les résistances et le faire appeler, les Gæœthe et les Voigt, se croyaient probablement assez d'influence pour calmer, s’il y avait lieu, l’intempérance du jeune professeur !.

Le 26 décembre, Voigt avait donc la satisfaction d'annoncer qu'il avait nommé Fichte professeur ordinaire aux appointements de deux cents thalers, en le prévenant que c'était tout ce sur quoi il pouvait compter ? et il adressait à Fichte même l'invitation d’avoir à se rendre à [éna pour Pâques 1794. C'était pour Fichte la position rêvée, en vain cherchée si longtemps; c'était l’entrée dans la seule carrière qui répondit complètement à ses goûts, à sa vocation. Toutefois, avant de s'engager, il s’assura que Rahn ne refuserait pas, malgré son grand âge, d'accompagner ses enfants en Allemagne. Fichte connaissait trop les sentiments de Jeanne pour accueillir l’idée d'une séparation. Fort du consentement de son beau-père, Fichte accepta. Mais 1l demandait un délai de quelques mois, d'une année au plus, le temps d'achever l'édification du système dont les principes lui permettaient, croyait-il, d'élever la philosophie au rang d’une science évidente.

Ce délai, la Cour se vit dans l'obligation de le lui refuser à cause de l’affluence des étudiants. Une si longue vacance de la chaire eût fait déserter l'Université. La Cour offrait d’ailleurs à Fichte tous les loisirs dont il aurait besoin pour achever ses travaux. Fichte se rendit à ces raisons, et, en acceptant définitivement de venir professer à Iéna, il promit de consacrer désormais tout son temps, toutes ses forces, tout son zèle à ses nouvelles fonctions. [l annonçait de plus la publication de deux ouvrages pour servir de texte à son cours; le premier, un simple programme, conforme à la méthode allemande (c’est l’opuscule intitulé dans ses œuvres : Le Concept de la Théorie de la Science), le second, destiné à paraître, cahier par cahier, après chacune de ses leçons, et qui serait d’abord réservé à ses élèves; il aurait pour titre : les Fondements de la Théorie de la Science ?. |

A cette promesse et à cette annonce, Voigt répondit par une lettre

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