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Ibid., p. 22. — 4. Ibid., p

conférences du dimanche, loin d’être contraire aux lois, méritait des encouragements". Il s'était d’ailleurs assuré qu'aucun décret, qu'aucune institution, qu'aucun règlement des Universités allemandes ne s’opposait à son projet. À l'Université catholique de Wurzbourg, c'était sur l’ordre même du prince que les conférences du dimanche avaient été faites. A Halle, le D' Semler avait, le dimanche, discouru sur l’ascétique; à Leipzig, Gellert sur la morale; à léna même, en différentes circonstances et à diverses époques, pareilles conférences avaient été faites par Doderlin, et le D' Batsch en faisait encore présentement à la Société de physique ?. En outre, Fichte s'était enquis auprès des plus vieux professeurs

et des membres du Sénat académique de la légitimité de son entre-

prise, et 1l avait reçu l'assurance qu'elle ne violait aucune loi établie. Enfin, pour bien marquer ses intentions, 1l avait choisi les heures de la matinée où il n’y avait pas de service religieux à l’'Université, de neuf à onze; même, ayant appris plus tard qu'il y avait dans quelques Églises un service de neuf à dix, il supprima la pre-

mière heure “. |

Tant de précautions n'étaient pas inutiles, la seule annonce des sermons laïques de Fichte avait fait déserter le dimanche l'Église pour l’Université; sa parole, dépouillée ici de toute subtilité dialectique, sa parole embrasée pénétrait dans le cœur des jeunes gens. Maître et élèves se quittaient chaque fois plus satisfaits, l’un de voir s'accroître, à chaque sermon, le nombre de ses auditeurs, les autres, de se laisser soulever par la force de son éloquence; et, tandis. qu'aux offices de l’Église la tenue des étudiants était vraiment scandaleuse, l’enseignement purement moral de Fichte était suivi avec un recueillement religieux. Mais le retentissement de ces leçons du dimanche inquiéta les Églises. Le Consistoire d’Iéna, représentant des éter-

1. Fichte’s Leben, IT, Erste. Abth., IV. Actenstücke über Fichte’s Sonntagsvorlesungen, p. 23.

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