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K. LA DEUXIÈME LET- TRE A VOIGT

Fichte ajoutait : ma première démarche, à mon retour à Iéna, sera de rendre visite à Voigt, à Gœthe, à Schiller et de leur dire ce que je te dis et d’autres choses du mème genre. (Jbid., lettre de Fichte à sa femme, 20 avril.)

Et, le jour où Fichte revint à Iléna régler ses affaires, il écrivit, en effet, à Gœthe pour lui exprimer le désir de venir prendre congé de lui. Gœthe, en transmettant la lettre à Voigt, ajoutait : « Je reçois de Fichte la lettre incluse; il est probable qu’il vous en est arrivé une semblable... Je pense lui répondre aujourd’hui qu’il me sera très agréable de le voir à son passage ici. Du reste je considère comme légitime qu’on lui donne le titre de professeur, mais j’ai tenu d’abord à solliciter de vous votre agrément afin que jusqu’au bout on agisse en cette affaire avec unanimité. » (R. Neumann, Gœthe und Fichte, p. 26.) 3

1. Paulus, Skizzen aus meiner Bildungs- und Lebens-Geschichte, p. 174.

2. Ibid. C’est du moins ce que Paulus affirme dans ses Esquisses. Mais, en réalité, Paulus s’est, volontairement ou non, trompé. Il n’était plus alors Prorecteur; Loder était devenu recteur le 1* dimanche du mois de février 1799, et Loder avait contresigné tous les Actes. Il paraît seulement probable que, lié comme il l'était avec Paulus, Loder a dù le consulter au sujet de l'affaire, et c’est sans doute Paulus qui lui a conseillé de différer la notification. Peut-être, quand il écrivit ses Esquisses, quarante ans plus tard, Paulus ne se souvenait-il plus très exactement des faits et se rappelait-il seulement ses intentions. Dr K. Hase, Zenaisches Fichte-Büchlein, p. 47-48, note.

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