Ibid., p
4. Noack, J. G. Fichte nach seinem Leben, Lehren und Wirken. Erstes Buch, 3, p. 67. 9. Fichte's Leben, I, 3, p. 61. Lettre du 6 avril.
ai
mission à vos résolutions, jamais je n'ai encore éprouvé rien de pareil. Jugez ainsi vous-même si c'est de l'absence d’autres relations féminines que vient l'impression produite sur moi par votre commerce, une impression que personne encore ne m'avait faite et qui m'a appris une nouvelle espèce de sentiment. Vous oublier dans l'éloignement? Est-ce qu’on oublie une nouvelle sorte d’existence et celle qui en a été l’occasion? Et, si Je pouvais l'oublier, mériterais-je seulement encore que vous vous préoccupassiez de savoir si je pense à vous? » :
Fichte partit donc : en guise de souvenir et comme témoignage de son affection il laissait à Jeanne quelques vers? qu'il avait composés à grand’peine, à l’occasion de l'anniversaire des trentedeux ans de sa fiancée (15 mars 1790), sur un air qu’elle aimait à chanter en s’accompagnant au clavecin. Il lui avait aussi fait la promesse de revenir à Zurich l'épouser dès qu'il se serait acquis un nom digne d’elle. Il ne voulait pas être simplement un homme utile « comme il y en a beaucoup »; il ne voulait pas davantage du titre, à son gré trop commun, de savant de métier, il prétendait ne pas se borner à penser; il rêvait d’agir*.
1. Fichte’s Leben, I, 3. Lettres à Jeanne Rahn, p. 39-40. 2. Ibid., p. 42, 44-59.