‹ Fichte et son tempsChapitre 222 sur 232 · Hans Schulz, Aus Fichte’s Leben, p · texte numérisé non relu

Hans Schulz, Aus Fichte’s Leben, p

2. Rede, welche der H. Professor Fichte am 25. November 1794 abends um 9 Uhr hielt, als er ein Vivat bekam.

respectables et à mes yeux et à ceux de tous les gens bien intentionnés (Gutgesinnten), parce qu'elle m'apporte une preuve nouvelle que je ne me trompais pas quand j'attendais de Fe en pleine confiance, ce SPA est juste, ce qui est bien, ce qui est séant.

Fichte explique ensuite à ses élèves te la genèse de l'affaire —

mais c’est encore pour prêcher le calme et pour justifier les autorités. I1 déclare que le Consistoire, ayant reçu de l'État la mission de veiller à la célébration du Dimanche et, dans son ignorance du contenu des leçons de Fichte, ayant cru cette célébration violée, remplissait son devoir en agissant conformément à sa conviction et en introduisant . l'instance en question. Quant à l'interdiction des conférences jusqu'à Ja solution de l’affaire, elle était absolument conforme au droit : lorsque les autorités sont saisies d’une plainte concernant une chose incriminée d'illégalité, leur devoir est d'interdire cette chose jusqu’au prononcé du jugement. |

Fichte ajoutait : « Voici mes espérances : des serviteurs d'un Évangile qui prêche la paix, j'attends la modération et dès que l'affaire aura été mise dans la lumière, qui lui appartient, j'attends d’eux protection et défense. De l’État j'attends la consécration publique de mon Institut et peut-être pour nos réunions un lieu pins spacieux sue celui que j'ai-pu vous offrir Jusqu'ici.

« Peut-être ainsi de ces dérangements provisoires résultera-t-il pour nous tous un avantage. Et si cet avantage n'est pas déjà acquis, du moins vous êtes-vous montrés, Messieurs, à tout le public, comme des hommes de haute culture, vous avez manifesté votre goût pour des entretiens qui ne pouvaient se recommander à vous par rien d'autre que par l’amour du bien et qui n'avaient d'autre fin que de le rehausser en vous. J’ai trouvé l’occasion d'accroître encore le respect et la confiance que j'ai toujours professés pour vous.

« Ce serait faire outrage à ce respect et à cette confiance de trouver nécessaire de vous prier de persister dans votre résolution et, soit actuellement, soit dans l'avenir, de rien entreprendre qui puisse nous attirer le blâme et la calomnie, qui puisse rendre suspects les principes que j'expose dans mes leçons publiques. |

« Je sais que vous ne vous respecterez pas moins que je ne vous respecte et c'est en pleine confiance que je vous laisse à vous-mêmes et à l'inspiration de vos cœurs. Adieu !?

Ce Discours apporte un RE intéressant à l’histoire du procès des Conférences du Dimanche. On sait avec quelle obstination et avec quelle perfidie les adversaires de Fichte — soutenus par l'Eudæmonia — l’accusaient, comme autrefois Socrate, de corrompre la jeunesse, de lui inspirer l'esprit de révolte contre l'autorité du gouvernement ou de la religion. Le Discours de Fichte est la meilleure réplique à ces calomnies; il le montre respectueux jusqu’au scrupule des arrêts du prince et de la plainte du Consistoire — même quand il est convaincu de leurinjustice; il le montre préoccupé d'éviter tout scandale et tout trouble de l'ordre, mettant son influence entière à calmer les esprits.

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