D. PRÉCEPTORAT A DANTZIG
1. Fichte, S. W. VIII, Bd. Beweis der unrechtmässigkeit des Büchernachdrucks, p. 224-244.
2. Fichte, Nachlass. Fichte à un ami, 15 janv. 1792, Packet XVIII. « Von da aus kam ich durch mancherlei Ursachen ganz wider meinen Wunsch, weil ich meine innige Abneigung gegen das Hofmeister-Leben schon längst wusste, in das Haus eines Obristen Grafen von Krockow, im West-Preussischen. »
3. Ibid. « Wenn ich Ihnen sage, dass die Wellen der Ostsee nicht weit unter meinem Fenster sich brechen, dass alles rund um uns herum stark katholisch, und polnisch ist, aber doch ist die Gegend eine der Paradisischsten, — wir haben ausser dem Hause englische u. franzôsische Gärten, Kiosko u. Cascaden, chinesische Brücken u. Tempel, in dem Hause ein freundschaîftliches Concert, und ein Theater, fetten Braten, und guten Wein. »
maîtres parfaits, de vrais amis pour Fichte; la femme du comte dont il élevait le fils, était un ange sous la forme humaine et toute la famille était si aimable que Fichte n'aurait pu espérer en: rencontrer une pareille au monde; aussi avait-il vécu là des mois qu'il n'aurait jamais cru possibles dans cette situation !.
Il écrivait à ses parents qu'il désirerait ne jamais quitter une maison où il se plaisait tant, si la vie n'y élait pas trop facile et me: l’'empêchait par là même d'exécuter son plan, qui était de devenir un savant digne de ce nom et, chemin faisant, d’être utile au monde autant qu'il le pourrait. Fichte, faisant violence à ses inclinations, crut donc que son devoir l’obligeait à partir?, maïs on lui prouva -de façon touchante, le jour où il dut quitter son élève, l’affection et l'estime qu'il avait inspirées. On donna le nom de Montée du Philosophe à sa promenade favorite et on conserva intacte, pour la consacrer à son souvenir, la chambre qu'il avait habitée*. Visiblement, pendant son séjour dans cette maison, Fichte subit l'influence de la comtesse; visiblement, 1l avait pour elle des prévenances qui. n'étaient guère dans les habitudes de celui qui inscrivait sur son carnet les fautes de conduite de M° Ott ou qui menaçait d’un procès la comtesse de Plater. Était-ce vraiment ce Fichte-là qui m'hésitait pas à écrire à Kant lui-même pour essayer de satisfaire une « petite curiosité » de la comtesse de Krockow?
Dans une de leurs promenades aux environs de Dantzig, à Oliva, ils avaient remarqué, inscrit sur le socle de la statue de la justice, -dans les jardins de l'évêché, le nom de « Comt ». Fichte avait eu beau assurer à la comtesse qu'on ne pouvait tirer de cette incription aucune conclusion et qu'elle n’était certainement pas de la main du philosophe, celle-ci l'avait supplié d'écrire à Kant pour le lui demander et pour lui transmettre, comme un de ses vœux les plus chers, une invitation : s'il avait déjà été à Oliva ne pouvait-il y retourner pendant les vacances et, de là, venir passer à Krockow
1. Fichte, Nachlass. Fichte à un ami, 15 janv. 1792. Packet VIII. « … Ich lebe in -demselben seit drei Monaten ein Leben, wie ich nicht geglaubt habe, dass es in dieser Lage môglich sei; denn das Haus wird durch einen Engel in Menschengestalt, -durch die Gemahlin des Grafen, regiert, und die ganze Familie ist so liebenswürdig, “wie ich unter dem Monde keine anzutreffen gehofft habe. »
2. Fichte, Nachlass, 121, Packet VI. Fichte à ses parents. 12 juin 1792. « Die Gräfin von Krockow, deren Sohn ich erziehe, ist ein Engel in menschlicher Gestalt, und es gefällt mir in Ihrem Hause sowohl, dass ich nie wünschte es zu verlassen, wenn das Leben in demselben nicht zu gut wäre, und mich an Ausführung meines Plans, mich zu einem würdigen Gelehrten zu bilden, kräftigst verhinderte. Es werde aber mit mir, was da wolle, so werde ich nie aufhôren, ein rechtschafner Mana zu sein, und — auf meinem Wege —, der Welt zu nützen, so viel ich kann. » Voir aussi Fichte’s Leben, I, 1, 5, p. 137 et Weinhold, op. cit., 6, p. 23-24.