Fichte, S. W. VI. Bd. Zurückforderung, p
le ferai pas. Je veux vous présenter la vérité dans sa divine beauté naturelle et non la faire valoir près de vous pour les trésors qu’elle vous apporte en dot. J'ai meilleure opinion de vous que tous ceux qui ont agi autrement. J'ai confiance en vous. Vous entendez volontiers la voix sévère et probe de la vérité; elle vous dit :
« Prince, tu n'as pas le droit d'opprimer notre liberté de penser, et ce que tu nas pas le droit de faire, il ne faut jamais que tu le fasses, quand méme les mondes s’écrouleraient autour de toi et quand méme tu devrais étre enseveli sous leurs décombres avec ton peuple. De ces ruines du monde, de ton sort et du nôtre sous ces ruines, celui-là prendra soin qui nous a donné les droits que tu auras respectés!. »
Fichte terminait ainsi sa péroraison :
«Vos concitoyens vous respecteront à peu près dans la mesure où vous pourriez vous respecter vous-mêmes si vous vous considériez, non pas à travers le prisme trompeur de votre présomption, mais dans le pur miroir de votre conscience... Et rien ne rend l'homme respectable que la soumission à la vérité et à la justice ?.
« Et surtout, Princes, apprenez enfin à connaître vos ennemis véritables, ceux qui seuls se rendent coupables envers vous de lèsemajesté, ceux qui seuls déshonorent vos droits sacrés et votre personne : ce sont ceux qui vous conseillent de laisser vos peuples dans l’aveuglement et dans l'ignorance, de répandre parmi eux de nouvelles erreurs, d'entretenir soigneusement les anciennes, d'empêcher la libre recherche dans tous les domaines. Ils tiennent vos royaumes pour des royaumes de ténèbres qui ne peuvent absolument pas subsister à la lumière. Ils croient que vos droits ne peuvent s'exercer que dans les ombres de la nuit et que vous ne sauriez gouverner que des aveugles et des sourds. Celui qui conseille à un prince d’empécher parmi son peuple le progrès des lumières lui dit en face « Tes prétentions sont de telle nature qu’elles révoltent la saine raison de tous les hommes; il faut que tu l’étouffes; tes principes et tes actes ne supportent pas la lumière. Ne permets pas à tes sujets de s’éclairer si tu ne veux pas qu'ils te maudissent; tes facultés intellectuelles sont faibles, ne permets pas à ton peuple de devenir plus sage si tu ne veux pas qu'il te méprise. Les ténèbres et la nuit, voilà ton élément ; il faut que tu cherches à les répandre autour de toi; le jour te forcerait à fuir *. »
À ceux qui n'entendraient pas cet avertissement, Fiche osait même adresser une menace. :
1. Fichte, S. W. VI. Bd. Zurückforderung, p. 28. — 2. Ibid., p. 33. — 3. Ibid., p. 34.
« Si on arrête la marche de l'esprit humain, disait-il, il n’y a que deux cas possibles : en rester où nous en étions, nous laisser marquer les limites que nous ne franchirons pas, ou bien, ce qui est beaucoup plus vraisemblable, le voici : la force du mouvement de la nature qui aura été comprimée fera explosion et détruira tout ce qui lui barre la route. L'humanité se venge cruellement de ses oppresseurs, les révolutions deviennent nécessaires. On na pas encore fait la juste application d’un terrible spectacle de ce genre que nous offrirent les jours présents. Je crains qu'il ne soit plus temps ou peut-être est-il tout juste temps de faire des brèches dans les digues qu'on a, en dépit du drame qui se déroulait sous nos yeux, toujours opposées jusqu'ici à la marche de l'esprit humain, si on ne veut pas qu'il les fasse éclater violemment et qu'une effroyable inondation dévaste les campagnes environnantes !. »
L. Fichte, S. W. VI. Bd. Zurückforderung, Vorrede, p. 6. Nous avons trouvé dans les papiers inédits déposés à la Bibliothèque de Berlin un manuserit qui porte ce titre : Ueber die Achtung des Staats für die Wahrheit (Du respect de l’État pour la Vérité) et qui est une première esquisse de la Zurückforderung der Denkfreiheit. Toute une partie, la dernière, est textuellement la même, à quelques phrases près. La première en diffère assez notablement. Elle examine les devoirs des « prêtres de la vérité » et, avant tout, les droits et les devoirs de ceux qu’on tient d'ordinaire pour tels, les serviteurs de l’État, les princes.
« Ce serait à la fois rabaisser l’humanité, et sans doute offenser les princes, d'admettre qu'ils sont les détenteurs de la vérité absolue, qu’eux seuls possèdent la sagesse et que le genre humain a été créé pour que quelques douzaines de leurs semblables les dominent, les dirigent, et que « Dieu nous a donné à eux en propriété et en héritage pour faire de nous ce que bon leur semblerait ».
« On admet ici comme prouvé que les peuples ne sont pas là pour les princes, que les princes sont là pour les peuples et qu’ils ont d’autres lois que leurs fantaisies, d’autres limites que leur force physique.
« On ne croit pas les offenser mais leur faire honneur en leur parlant ici de leurs devoirs et non plus de leur grâce, de leur générosité, de leur douceur, comme on le faisait trop souvent. Si le peuple n’est pas un esclave du prince, une partie de son héritage, si, au contraire, le prince est bien le serviteur de la société, tous ses droits reposent sur les droits de celle-ci; elle se borne à les lui transmettre et elle ne peut . lui transmettre que ceux qu’elle possède. Or la société, dont les droits reposent sur le consentement exprès ou tacite de tous ses membres à une limitation, sous certaines conditions, de leurs droits naturels... ne peut leur demander de renoncer à ce qui serait physiquement ou moralement impossible; le contrat du droit ne peut porter non plus que sur ce qui est susceptible d’une contrainte, que sur ce dont l’observation ou l’inobservation peut être constatée. Tout ce qui échappe à cette constatation échappe à la contrainte et au droit. C'est le cas de la vérité (et de l’erreur) de sa propagation. En ce qui concerne la forme de la vérité (la conviction intime), l’État, représentant de la société, n’a pas de droit de contrainte, car la société n’a pas le droit d'exiger, à cet égard, de renonciation, c’est un droit inaliénable. Mais en est-il de même en ce qui concerne sa matière (la propagation de telle ou telle vérité). La question revient à se demander si l’homme peut renoncer à. communiquer la vérité qu’il possède, s’il en a le droit? Hors de toute société, à un point de vue purement idéal, il n’est pas douteux que chacun à le droit de communiquer à autrui sa pensée, comme autrui a le droit d'écouter ou de rejeter ses raisons; l’objection tirée de la possibilité de troubler la paix ou le bonheur d’autrui ne peut être invoquée pour limiter ce droit, car il est loisible à autrui de se prêter ou non à cette communication; mais dès que nous entrons réellement en société, ce droit se trouve limité physiquement et moralement, ou du moins on conçoit la
Fichte ne signa point cet écrit, pour des raisons littéraires, dit-il, non pour des raisons politiques, se déclarant prêt à se nommer sans crainte à qui de droit, si on le lui demandait, et décidé à le faire en son temps sans y être invité. [l estimait avec Rousseau que chaque honnête homme doit avouer ce qu'il écrit. Il faut le croire; il n’était pas de ceux qui fuient les responsabilités, mais 1l tenait à ce que l’Appel portât; et, puisque la notoriété manquait à son nom, il jugea sans doute que sa revendication étant anonyme aurait un plus grand retentissement. Et, en effet, elle fit éclat.
Quand le nom de l’auteur fut connu — il ne tarda pas à l'être — cet écrit valut à Fichte, avec la réputation de jacobin, la haime de tous les défenseurs « du trône et de l'autel ». Leurs persécutions
possibilité d’une pareille limitation. Seulement ici une difficulté se présente. Dans la communication de la vérité il y a celui qui donne et celui qui reçoit. En interdisant la propagation de certaines convictions, l'Etat ne limite pas seulement le droit de celui qui les répand, ce qu’on lui accorde dans le pacte social, il limite le droit à les recevoir? Est-ce légitime ?
Peut-on refuser à autrui le droit d'accepter la vérité? Peut-on renoncer au droit de la demander et de se l’approprier? On peut admettre pour une société le droit de fixer sur certains points de la réflexion tels ou tels résultats qu’il faudrait accepter pour en faire partie; libre à qui le veut de ne pas accepter le pacte et de sortir de la Société; la Société peut exclure qui refuse de s’y soumettre; encore faut-il que ces résultats soient de telle nature et déterminés avec une telle précision qu’une application du droit, c’est-à-dire une contrainte à l’égard de qui les viole soit possible. La chose soulève de nombreuses difficultés ; elle est sujette à de délicats litiges.
Mais alors la Société renonce, sur ces points, à tout progrès de la réflexion et de l'instruction. Or c’est un droit pour l’homme, antérieur à toute société, de pouvoir chercher à s'approcher toujours plus d’une vérité absolue qu’il n’atteindra sans doute jamais. Les membres de la société en question lui sacrifieraient donc leur dignité d'êtres raisonnables et c’est un sacrifice sans compensation. Un pareil contrat est sans valeur et aucune considération ne peut le justifier. L'homme n’a pas le droit de renoncer à toute sa destination. Nul État n’a le droit pour des buts terrestres, si élevés soient-ils, de tromper l’humanité sur sa fin suprême. L’humanité doit exiger la vérité, elle doit la chercher librement, elle doit s’en emparer sans empêchement où elle croit la trouver, c’est son droit, et on n’a pas le droit de la contraindre au bonheur contre son droit, car tout le bonheur que l’État, que la terre peuvent lui donner est infiniment moindre que le plus court des rêves que fait avant son réveil une âme d'homme.
Quelle doit être, en définitive, l’attitude de l’État vis-à-vis de la vérité. La vérité étant d'ordre spirituel tombe hors du monde extérieur où seul l’État exerce ses. droits et où il a ses devoirs. Mais si l’État veut aller au delà de ce à quoi il. est tenu, que peut-il à cet égard? Il n’a pas à décider de la vérité et de l’erreur, il n’a pas à fixer de limites aux recherches, il n’a pas à entraver la liberté des chercheurs, il doit au contraire les soutenir et leur donner toute facilité, il doit les. louer, il doit récompenser et honorer les hommes qui se consacrent à la vérité : il le doit du moins autant qu’il le peut, car leur vraie récompense a un prix infini- * ment supérieur à tous ses trésors et leur véritable honneur infiniment plus d’éclat que les couronnes de ses princes, et plus de durée que les parchemins de ses nobles. L'Etat doit encore protéger les fruits naturels des recherches du savant, en tant qu’elles tombent dans son domaine, par exemple, empêcher la reproduction et la. contrefaçon des livres qui est une véritable atteinte à la propriété. Il doit diriger et encourager ces recherches sans vouloir les réglementer... Ici commence l’Appel aux princes, presque textuellement identique à celui qui est publié dans la Zurückforderung. Fichte, Nachlass., Packet XXILI-VIIT (1) 2 Bg. 4° M.s.c. 8 S.S. eig. (voir Appendice IV).
firent même peut-être le meilleur de sa gloire : celui qui avait failli être l’apologiste des édits sur la religion et la censure allait ainsi devenir, aux yeux du monde savant, un héros et un martyr de la libre pensée.
G. PUBLICATION DE Entre temps, à la foire de Pâques 1792, la LA CRITIQUE DE TOUTE Critique de toute révélation. avait enfin RÉVÉLATION. paru.
Par une inadvertance de l'éditeur qui oublia de joindre au manuscrit une feuille, reçue après coup, une feuille où se trouvait, avec le titre rectifié et la signature de l’auteur, une courte préface, l'ouvrage parut anonyme’. Et cet accident fit à la fois la fortune du livre et la réputation de l’auteur. Les savants de l’endroit crurent, en effet, reconnaître dans la Critique de toute révélation, datée de Künigsberg, publiée chez Hartung, l'éditeur des trois Critiques, les idées et le style de Kant; l'absence même du nom de l’auteur les confirmait dans leur erreur; ils y voyaient, en l’état actuel des affaires de la Prusse, la marque de l'ordinaire circonspection de Kant.
Et on pouvait bientôt lire dans le supplément bibliographique du Journal littéraire universel d’Iéna que dirigeait, avec le professeur de droit Hufeland, le conseiller aulique Schutz, la notice suivante, à l'annonce des livres nouveaux, le samedi soir 30 juin 1792.
« On considère comme un devoir de signaler au public l'existence d'un livre d'une haute importance à tous les égards qui vient de paraître, à la foire de Pâques, sous ce titre : Essai d’une critique de toute révélation (Kôünigsberg, chez Hartung). Quiconque a seulement lu le moindre des écrits auxquels le philosophe de Kôünigsberg doit l'immortelle gratitude de l'humanité reconnaîtra sans hésiter l’éminent auteur de ce livre. » (P. 662-663.)
Trois semaines plus tard, dans le même journal, Hufeland en personne publiait un compte rendu de l'ouvrage qui commençait ainsi :
« Nous considérons comme un de nos plus grands devoirs de nous hâter de rendre compte d’un livre qui est peut-être, plus qu aucun de ceux qui ont été écrits depuis longtemps, conforme aux besoins les plus pressants de nos contemporains et qui par conséquent, au sens propre du mot, mérite le nom de parole qui vient à son heure (den Namen eines Wortes zu seiner Zeit verdient). Aujourd'hui précisément où l’on pousse jusqu'à l'extrême les thèses
1. Fichte, S. W. V. Bd., p. 12, note; Diese Vorrede und das ächte vom Verfasser, mit seinem Namen unterzeichnete Titelblatt wurden durch ein Versehen nicht in der Ostermesse, aber wohl späterhin, mit ausgegeben. Voir aussi Noack, Fichte nach seinem Leben, Lehren und Wirken, Erstes Buch, 6, p. 136.
scientifiques les plus variées relatives à la révélation, où, dans la vie pratique, tous les partis, même les plus opposés, se rendent coupables d’exaltation, de fanatisme, d’un esprit de persécution tour à tour sournois et furieux contre tous ceux qui pensent différemment, et ce à l'affliction profonde de l’ami impartial du genre humain, de l’homme vraiment religieux, — à cette heure il faut considérer comme d'autant plus méritoire qu’un « vir pietate ac meritis gravis » entre au beau milieu de la lice, mette sous les yeux de chaque parti ses torts, ce qu’il y a d’excessif et de peu fondé dans ses affirmations, ce qu’il y a d’incertain et d’insuffisant dans ce qu'il allègue contre l’autre partiet leur découvre excellemment, en termes précis el clairs, le vice des principes sur lesquels ils construisent tout leur édifice. ve
« Et de quelle manière encore cette œuvre méritoire est-elle accomplie? En vérité, l'essentiel, la totalité peut-être de ce que les grands théologiens de tous les temps, de ceux qui méritent vraiment ce nom ont dit sur la révélation, ses rapports et son application en général ou sa relation particulière avec le Christianisme, on le trouve comme tissu dans la trame de cette importante étude. Et quels liens serrés entre les éléments dont la position est dans une étroite dépendance de réciprocité, quelle précision à la fois dans leur détermination mutuelle et dans leur justification propre; l’enchaînement de ce système, par son exactitude, va jusqu'à provoquer l'admiration; 1l ne laisse, dans l'essentiel, presque rien à désirer. En quelle lumière tout à fait nouvelle, où chaque élément pour soi ne pourrait jamais atteindre, le tout réuni n'est-il pas posé? Cet agencement, la subordination que nous avons dite du Tout à des principes, est bien exactement ce qui donne l'évidence parfaite à ces recherches, car celui qui écrit ce compte rendu avoue en toute liberté qu'il a luimême pensé plusieurs des propositions et assertions qui sont mises ici à la base de l’ensemble, plusieurs des formules et des liaisons dont l’auteur se sert, et qu’il en a usé pour établir ses propres opinions (quelques amis pourraient en témoigner), mais ce serait folie de ne vouloir tenir compte que de ces matériaux isolés, là où proprement l'effet supérieur est obtenu par l’idée, profondément saisie, de l'édifice tout entier et par la sagesse de son agencement. »
L'auteur du compte rendu en question donnait de la Critique de toute révélation un court extrait où quiconque était familier, ne fût-ce qu'avec un seul de ses écrits, reconnaîtrait l’immortel auteur et il terminait dans le numéro suivant en exprimant sa reconnaissance
la plus chaleureuse au grand homme dont la main était ici partout visible !. | |
Si l’on songe à l'immense autorité dont jouissait alors à [éna cette espèce d’Institut critique qu'était le Journal littéraire universel, si l'on considère qu'aucune autre feuille ne pouvait lui être comparée depuis le discrédit où était tombée, par la faute de Nicolaï, à raison de sa platitude, la Bibliothèque allemande universelle, inaugurée par Lessing, si l’on sait que le Journal en question exerçait son influence non seulement sur le public pensant, mais sur les autorités qui tenaient en leurs mains le sort des écrivains; que des professeurs lui avaient dû leur réputation et leur place?, on comprendra la joie de Fichte en apprenant, indirectement, car il ne recevait pas le Journal littéraire universel ou du moins ne le recevait-il que fort tardivement?, les éloges dont, sous le nom de Kant, il venait d’être gratifié. Tout honoré pourtant qu’il fût d’une confusion assurément flatteuse pour son amour-propre, 1l était en même temps fort troublé ; il lui paraissait, en effet, que cette confusion venait moins du contenu même de l'ouvrage que de son lieu d'origine et de l'accident qui avait laissé ignorer au public le nom de l’auteur ; il craignait surtout que Kant pût lui attribuer l'intention d’avoir volontairement cherché à créer cette méprise et qu'il s’en offensât. Fichte était donc décidé à se déclarer publiquement l’auteur du livre. Kant ne lui en laissa pas le temps. Il communiqua, en effet, la note suivante aux annonces du Journal litléraire universel qui avait publié le compte rendu en question. « L'auteur de l’Essai d'une Critique de toute révélation est, comme on peut s’en convaincre de ses propres yeux, en ouvrant le catalogue de la foire de Pâques, publié à Kôünigsberg par son éditeur, le sieur Hartung, M. Fichte, originaire de la Haute-Lusace, candidat en théologie, venu, l'an dernier, pour peu de temps à Künigsberg, maintenant précepteur chez le comte de Krockow, dans la Prusse Orientale. J'ajoute que ni par écrit ni de vive voix je n'ai eu la moindre part dans le travail de cet homme expert, quoi qu’en dise la feuille de publicité du Journal littéraire universel n° 82; et je considère comme un devoir d'en laisser tout entier l’honneur à celui auquel il revient‘. »
Dès qu'il eut vent de cette note, presque en même temps que de
1. Allgemeine Literatur-Zeitung, n° 190, Mittwochs, den 18. Julius 1792, p. 145-146 et suiv. n° 191, p. 159-160.