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Fichte’s Leben, I, 1, 5, p

Kästner, n'avait pas hésité à proclamer, dans la Bibliothèque allemande universelle de Fr. Nicolaï, l'absence totale de valeur de l'ouvrage. Il avait écrit de Kônigsberg, le 14 août 1792 :

« Il est véritablement rare que notre public allemand commette parfois de si fortes méprises. Un livre vraiment insignifiant, la Crilique de toute révélation, vient de paraître ici. Il est écrit suivant la terminologie de Kant, adoptée maintenant par ceux qui veulent être des philosophes à la mode. Aussitôt chacun de conclure que cet ouvrage est du célèbre Kant, ce qui fait que pour beaucoup, ce livre paraît non seulement remarquable, mais important. Ou je me trompe fort, ou cet ouvrage n’a obtenu tant d’éloges, dans un ou deux journaux savants, qu'à cause de la prédilection exclusive pour tout ce que Kant a écrit et de la ferme conviction que Kant en était l’auteur. Pourtant Kant n'a pas écrit cet ouvrage; oui, j'ai en moi le tranquille espoir qu'il ne pourrait jamais en écrire de pareil, ni ne le voudrait. »

« L'auteur est un « candidatus theologiæ », du nom de Fichte. Quelle que puisse être la valeur de cette œuvre, d’après les différentes opinions des philosophes théologiens allemands qui, autant que je puis en juger, ne sont pas des théologiens philosophes, il faut pourtant qu'ils consentent à l’apprécier d’après sa facture interne, sans faire venir à point nommé un nom illustre, qui en impose si facilement à nos préjugés!. »

L'auteur du compte rendu du Journal littéraire universel d'Iéna. Hufeland, se sentit directement visé par cette note; il répondit, dans la feuille de publicité du n° 133 du Journal, par la protestation suivante :

« Un article, venant soi-disant de Kônigsberg, émet, dans la première partie du tome 110 de la Bibliothèque allemande universelle, le soupçon que, sans doute, l'Essai d'une Critique de toute révélation n'aurait pas obtenu tant de louanges dans un ou deux journaux savants célèbres, si la ferme conviction que Kant en était effectivement l’auteur et la prédilection exclusive pour tout ce que Kant a écrit n'avait pas aveuglé les auteurs des comptes rendus de cet ouvrage. Je considère comme au-dessous de ma dignité de retourner à l’auteur de cette récension son soupçon méprisable et d’insinuer que lui peut-être ou d’autres juges ont aiguisé leur sentence une fois seulement révélé le nom de l’auteur véritable, quand M. Kant a eu fait sa propre déclaration dans la feuille de publicité du Journal

1. Allgemeine Deutsche Bibl., 1792, 110. Bd. XX. Nachricht. Auszus eines Schreibens aus Kônigsberg vom August 1792, p. 306.

littéraire universel. Seulement, pour quelques esprits faibles dans la masse du public je soutiens expressément encore les affirmations suivantes :

« 1° Ici tous les amis de la philosophie kantienne et, parmi eux, huit au moins des professeurs de notre Académie qui ont été depuis longtemps considérés comme spécialement versés dans cette philosophie, ont trouvé à l’unanimité un tel accord non seulement de style, mais encore de toute la marche de la pensée entre l'ouvrage en quéstion et les autres ouvrages de Kant qu'il était à peine possible de concevoir que l’auteur pût en être un autre que Kant‘. Jugement

1. Intelligenzblatt der À. L. Z. 1792, Mittwochs, den 14. Nov. 1792, II, p. 1095-1096.

Reinhold lui-même s’y était bien trompé; il écrivait à Baggesen le 22 1014/1702; « Cette semaine a été pour moi une des plus heureuses. Tu sais que Kant par la Critique de la Raison pratique a épuré chez moi et m’a rendu pour toujours la religion qui, mêlée sans doute de superstitions grossières ou subtiles, était, depuis ma jeunesse la plus tendre, l'affaire la plus importante de ma vie, et que ce que je prenais autrefois pour la philosophie m'avait fait perdre. Cela, tu le sais par mes Lettres sur la philosophie kantienne et par ma préface à la Théorie du pouvoir de la représentation. Quoique cette religion fût pour moi d’un prix inestimable, quoique je la distinguasse de ce qu’on appelait autrefois la religion naturelle comme aussi de la SUpranaturelle et que je crusse en elle posséder quelque chose de meilleur que ces deux religions-là, 11 m’arrivait pourtant assez souvent de sentir une certaine froideur à son égard, je m’étonnais qu’elle exerçât si peu d'influence sur ma vie quotidienne et, en particulier, sur mon sentiment moral qui parfois m’apparaissait comme suspect, comme une orgueilleuse confiance en la pure Raison. Baggesen, cette énigme est maintenant résolue et (félicite-moi) l’occasion en est détruite.

« Je le sais maintenant, je ne possédais que la moitié de la conviction religieuse que procure notre théologie éthico-philosophique ; je le sais, mon cœur avait raison de ne pas se trouver entièrement satisfait par cette moitié; je sais que la révélation est possible et, en tant qu’elle est possible, je comprends cette possibilité en partant de la nature de la Raison pratique, et je crois à la divinité du Christianisme dans le sens le plus strict du mot. Ce miracle, un livre l’a accompli en moi cette semaine : l’Essai d’une Critique de toute révélation. Un de mes deux auditeurs m'y à rendu attentif alors que j'étais déjà décidé à ne pas le lire, car les écrits de Tieftrunk et autres ouvrages des Kantiens sur la religion et la révélation m’avaient fait horreur. L’idée, le plan et la plus grande partie de la véritable exécution sont sûrement de lui, le grand, l'unique. La prolixité, les répétitions et d’autres négligences m'empêchent de le lui attribuer entièrement; mais elles ne le devraient pas, car, probablement, le grand homme qui n’espère plus vivre longtemps et qui voudrait faire encore bien des choses, s’est beaucoup dépêché. Depuis les Évangiles la religion n’a pas eu appui pareil à celui que lui donne cet ouvrage, et, sans lui, même pour les Evangiles, cela aurait rapidement mal tourné. La lecture de ce livre m'a mis dans un état qui, pour huit ou quinze jours, me rend incapable de réflexion, de sang-froid. De nouvelles vues se pressent en masses compactes devant le regard de mon esprit... Lis et tu croiras et tu seras bien heureux. » Jens Baggessen, Briefwechsel mit K. L. Reinhold und F. H. Jacobi, I. Theil. Briefe, 40, Iena, den 22. Junius 1792, p. 197-199.

Baggesen lut et fut convaincu. Aussi quelle stupéfaction quand, le 2 septembre, à Copenhague, Hornemann entra tout essoufflé lui annoncer « la nouvelle Ia plus singulière, la plus étrange, la moins croyable qui soit de toutes les impossibles, la nouvelle que Kant n’était pas l’auteur de la Critique de toute révélation. » Baggesen, qui avait parié non seulement sa vie, mais son éternité que seul Kant pouvait avoir écrit ce livre, faisait part à Reinhold, en même temps que de cette nouvelle, du trouble où le plongeait le miracle d’un troisième soleil au firmament de la philosophie (Jbid., Briefe, 43. Kopenhagen, den 11. Sept. 1792, p. 225) et

confirmé, je le sais, par presque tous les amis et les adversaires de la philosophie kantienne en Allemagne. Même la nouvelle qu'un autre en était l’auteur n'a d’abord dérouté aucun de nous tous dans ses conjectures parce qu'alors on ne pourrait presque plus rien élayer sur les preuves de la Critique.

«2° Le jugement porté sur le livre a précédé chez moi et chez tous mes amis la conjecture sur l’auteur, et nous avons été déterminés à cette conjecture avant tout à cause de sa valeur interne.

« 3° Aujourd'hui encore notre jugement à tous sur le mérite de ce livre demeure absolument identique, et, en ce qui me concerne personnellement, je redigerais exactement dans les mêmes termes le compte rendu que J'ai écrit dans le Journal littéraire universel après avoir lu par deux fois très attentivement l'ouvrage, sauf le passage relatif à l'auteur que je présumais alors; car, aujourd'hui encore, je ne sais presque aucune proposition de tout cet excellent livre que je ne contresignerais pas. Maintenant, étant donnée la nature de l'esprit humain, je ne vois sans doute aucune impossibilité à ce que, en ce qui touche telle ou telle partie des matières qui y sont traitées, je puisse un jour changer d'opinion; mais je vois et je verrait toujours une impossibilité absolue à ce qu'il ait seulement tant soit peu le sens de la philosophie et de ses recherches les plus importantes, à ce qu'il s'entende le moins du monde en valeur littéraire, celui qui, sans y être déterminé par des vues personnelles ou des passions, peut appeler la Critique de toute révélation un livre vraiment sans aucune importance et tout simplement écrit dans la

terminologie kantienne *. »

dans une lettre postérieure (6 octobre) il félicitait Reinhold d’avoir pressenti que, dans cet ouvrage, tout sans doute et peut-être l’exécution entière n’était pas de Kant; quant à lui, à parler franchement, il croyait encore que Kant en était l’auteur, comme le soleil est la source de la clarté humaine (Ibid., Briefe, 44, p. 228). Il n’était pas le seul. Le père de Schleiermacher en disait autant. Le 3 décembre il écrivait à son fils pour lui demander ce qu’il pensait de la Critique de toute révélation et il ajoutait : « On a cru que M. Kant en était l’auteur; il s’est défendu de l'être et a nommé, comme auteur de cet ouvrage, je ne sais pas qui. Pourtant la Critique de toute révélation me paraît bien être sortie de sa plume tant elle ressemble à tout ce qu'il a écrit. » Dilthey, Aus Schleiermcher’s Leben. In Briefen, I, p. 109.

1. C’est une déclaration tout à fait analogue que publia le même Journal littéraire universel, obligé de reconnaître son erreur primitive, lors de l’apparition de la seconde édition.

« C’est un fait notoire que, dans sa première édition, cet ouvrage parut anonyme..…, le public sait que cet anonymat, en présence d’une similitude tout à fait frappante du système, des idées, de la langue, de l’exposé, tels qu’ils se trouvaient dans cet essai, avec les écrits d’un homme illustre, fit prendre à un grand nombre de savants, dont la familiarité avec ces écrits était universellement reconnue, le susdit homme illustre pour l’auteur même de l’ouvrage; on s’expliquait certains caractères inaccoutumés remarqués dans cette œuvre, l’ordre méthodique, la rigueur de l’exposé, l’absence de digressions et de commentaires, par la rapidité avec laquelle, à cause

Rd, +

Cependant la déclaration d'Hufeland n'avait ni convaincu ni désarmé la Bibliothèque allemande universelle qui publia dans le tome IT de l’année 1793 de nouvelles attaques contre la Critique de toute révélation. L'auteur de l’article visait en particulier les & 5, 6, 12 concernant la possibilité d’une révélation; il reprochait à la déduction du concept de la révélation dans sa forme d’être faite de propositions non démontrées ou à moitié vraies. ou même de pures subtilités !; 1l protestait contre l’affirmation que, chez des êtres finis, la nature peut détruire la moralité, car, si la moralité pouvait jamais disparaître de leurs cœurs, les hommes cesseraient d’être des hommes?; il objectait à la déduction suivant laquelle, d’après Fichte, Dieu, en certaines circonstances, peut et doit s’être révélé, que les prémisses du raisonnement impliquaient la thèse sur laquelle, depuis l’origine, le dogmatisme fonde sa connaissance des choses transcendantales, thèse qui ne soutient pas l'examen de la Raison; contre l'admission du miracle sous certaines conditions, il répondait que Fichte attribuait une valeur objective dans le monde à une idée toute subjective; que, si Dieu a vraiment la direction morale du monde, jamais il ne laissera l'humanité tomber à ce degré d’amoralité où il lui faut, pour redevenir morale, un miracle qui, pour quelquesuns, pourrait bien arriver trop tard, quand ils sont irrémédiablement perdus *; que d’ailleurs si Dieu intervient directement, spécialement, pour moraliser les méchants, c'est une doctrine bien anthropomorphique de croire Dieu capable de s'occuper de la moralisation de quelques hommes en particulier*; et puis, comment ces hommes mauvais, pécheurs endurcis, écouteraiént-ils la parole de Dieu, eux qui n'ont aucune idée d’une fin morale, eux qui par conséquent ne peuvent comprendre non plus le commandement de Dieu; d’ailleurs il n'est pas davantage exact de dire que, seul, l’ordre immédiat de Dieu d’obéir à la loi morale puisse rendre les hommes capables de moralité; il y a des actions moralement bonnes réalisées par le plaisir désintéressé que nous prenons à accomplir la loi morale; et même le plaisir du beau désintéressé, lui aussi, peut être pour moi une source de vertus; Dieu peut se servir de ces deux

de tel événement récent, Le projet d'écrire cet ouvrage était né, rapidité qui avait rendu nécessaire une exécution précipitée. Le véritable auteur fut bientôt mieux connu, mais cette révélation n’a rien enlevé à cet ouvrage de son importance et de son originalité aux yeux de tout juge impartial et PEN et cette nouvelle édition, augmentée d’additions très importantes, mérite encore plus d'attention. » À. L. Z., n° 3, Freitags, den 3. Januar 1794, p. 17.

1 Atigemeine feateose Bibl., 1793, IL. Bd. Weltweisheit, p. 23.

2. Allg. Deutsche Bibl., 1793, ILBd., loc. cit., p. 25. — 3. Ibid., p. 27. — 4. Ibid., p. 28-30. — 5. Jbid., p. 33.

plaisirs pour élever les hommes à la vie morale et ce sont là des moyens très efficaces. Pour pouvoir se convaincre des principes de la révélation tels que Fichte les détermine, il faut déjà posséder un sentiment moral très développé; mais alors ceux qui peuvent s’en convaincre n’en n'ont pas besoin pour devenir capables de moralité?. On dit que la révélation est nécessaire dans certains cas pour les hommes qui manquent quelquefois à la loi morale, mais qui cependant sont susceptibles de moralité; mais pourquoi est-elle nécessaire ? Est-ce qu'un homme ne peut pas lui-même s'élever aux devoirs qu'il accepterait comme venant de Dieu #? et puis, si Dieu doit faire intervenir la révélation pour moraliser les hommes qui ont perdu le sens moral, pourquoi ne s'est-il pas révélé aux habitants de la Terre de Feu par exemple? Il l'aurait dû puisque sa volonté est la moralité même et qu'il n’a pas pu ne pas vouloir répandre la moralité dans le monde entier. Et que dire des hommes qui se sont fait une idée immorale de la volonté de Dieu? Ils n’ont pu acquérir cette idée que par la révélation; mais alors? il faut donc admettre qu'on peut acquérir l’idée de la volonté divine par les voies naturelles‘. En résumé le désir qu'il y ait une volonté morale divine ne suffit pas à prouver qu'elle existe, même si la croyance à son existence nous facilite l’accomplissement de notre devoir, pas plus que le désir qu'un homme a d'être moral ne suffit à faire qu'il le soit en effet. Ce n'est pas le désir qui fait la moralité, c'est la réalisation. Et c'est par l'accusation de rêveries et de superstitions f que l’auteur termine son compte rendu; il ajoute que dans l'ouvrage la terminologie seule est kantienne, et il se demande si Fichte n’a pas voulu s'amuser pour voir si le public s'apercevrait que l'ouvrage n’est pas de Kant. Beaucoup de personnes qui connaissent Fichte le disent capable d’une pareille plaisanterie. Quoi qu'il en soit et sans rien garantir à ce sujet, il y a un abîme entre les principes de Kant et ceux de l’auteur. Rapprochant les textes de Fichte de ceux de Kant pour en bien marquer l'opposition, l’auteur du compte rendu déclare qu'il est impossible que l'ouvrage soit de Kant, à moins que, dans l'espace de deux ans (1790-1792), le philosophe de Kôünigsberg ait changé de manière de penser”; l’idée que l'ouvrage n'était pas de Kant n'a d’ailleurs nullement motivé le jugement de l’auteur du compte rendu; celui-ci l'avait déjà jugé de la sorte à une époque où on le croyait encore de Kant, et il avait alors été obligé d'admettre

1. Allg. Deutsche Bibl., 1793, Il. Bd. Weltweisheit, p. 34-35. — 2. Ibid., p. 35-36. — 3. Ibid., p. 36-37. — 4. Ibid., p. 38-39. — 5. Ibid., p. 39-40. — 6. Ibid., p. 42. — 7. Ibid, p. 43. — 8. Ibid., p. 44-48. — 9. Ibid., p. 47.

que Kant voulait montrer par là que sa doctrine ne détruisait pas à fond la doctrine ordinaire de la révélation; et l’on se réjouit que cette conjecture soit une erreur!.

Ces attaques suscitèrent à Fichte des défenseurs. « Un brave jeune homme », comme l'appelle Reinhold dans une lettre à Baggesen du 29 octobre 1792?, le professeur adjoint Niethammer, écrivit un traité pour défendre l'Essai d’une Critique de toute révélation *. Quant à Fichte lui-même, 1l resta étranger à la polémique. Un moment cependant il eut la velléité de répondre à l'accusation dont le correspondant de Ia Bibliothèque allemande universelle avait gratifié sa Critique sous la forme d’une « lettre à un ami ».

« Est-ce que vous ne remarquez pas, écrivait Fichte dans cette lettre, le zèle pour Kant, cette prudence politique à son égard, qui, au fond, est destinée à couvrir proprement l’auteur sous son manteau? Cet homme qui se réclame de Kant, ne sait-1l donc pas comment Kant, comment Schulz jugent le livre, ce que Kant pense personnellement de moi? Ou veut-il simplement nuire à Hufeland pour lequel il professe une haine personnelle et m'écraser moi, pauvre vermisseau, qui me trouvais sur le chemin? Que je rencontre seulement sur ma route ce libertin (dieser Libertin) qui doit d’être tolérable à une tête excellente, mais mal cultivée, d’être fort à un style furieusement soigné. Ma tête vaut la sienne; j'ai une consistance qu'il n’a pas; et quant au style, je n’en ai pas à proprement parler, car je les ai tous; qui veut voir se renouveler les polémiques à la Lessing, 1l n’a qu'à venir s’y frotter, jusqu’à ce que ma philosophie en soit fatiguée...; j'ai vraiment des choses plus sérieuses à faire que de me battre avec un chien de cabaret à gros sous, cependant à l’occasion — il y a des heures où je ne peux pas travailler à des choses sérieuses — 1l n'est pas mauvais d'en secouer un de façon à faire passer l'envie aux autres. … La conclusion de tout ceci : évitez que jamais je me rencontre à Kôünigsberg avec cet individu. Ce compte rendu et celui du Journal scientifique de Gotha (Gothaische gelehrte Zeitung) res-

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